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| | Arthur et le rayon de Lune: Tome 1 | |
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SkyDreamer Grand Arbre

Age : 17 Inscrit le : 30 Déc 2006 Messages : 236 Localisation : Dans les étoiles!
| Sujet: Re: Arthur et le rayon de Lune: Tome 1 Mer 31 Jan - 23:46 | |
| Chapitre 10 :
Après un délicieux repas, digne d’un festin d’ours, le grand-père part discuter avec ses amis africains pour savoir de quelle manière Sélénia va pouvoir retourner dans son monde, maintenant que la dixième lune est passée. Cette dernière s’est laissée convaincre par Arthur d’aller en ville pour lui montrer une partie des lieux qu’il traverse chaque jour, tout d’abord il décide de commencer par les champs environnants.
C’est une «courte» visite de 4 heures, durant lesquelles, Sélénia ne cesse de poser des questions à son compagnon, ce monde lui parait tellement énorme et magnifique, qu’elle n’en revient pas. Après avoir traverser un dernier champ, ils décident de prendre la direction de la ville bien que l’heure du thé soit déjà passé et le soleil commence déjà à descendre, son coucher laissera place à la froideur glaciale de la nuit d’été. Ils se dépêchent donc d’aller dans le petit village possédant pour seule garantie de sécurité deux policiers et une vieille voiture marchant à peine et selon son bon vouloir.
Les deux amoureux ont un sourire léger aux lèvres, quoi de mieux de se promener sous un soleil les réchauffant tendrement, mais la présence d’Arthur avec le bras sur les épaules de Sélénia ne passe pas inaperçue, le premier à le remarquer est l’officier Martin, tout étonné de le voir avec une amie «Généralement, il reste là haut à jouer seul dans les champs avec son chien…». Et comme tout le monde les saluent, car Arthur est très connu pour son histoire durant l’invasion de Maltazard dans le monde des humains et pour les services rendus par son Grand-père avant et après son retour, le petit village est vite au courant que notre jeune ami à trouvé l’élue de son cœur, malheureusement, parfois certaines choses feraient mieux de rester secrètes.
Ce genre de ragot, tombe parfois dans des oreilles jalouses, ce type d’oreille pouvant appartenir à une personne ayant un petit faible pour le sujet de la discussion, surtout si cette personne s’appelle Mara… Autant dire qu’elle se sent trahie, jalouse et abusée, elle se jure de tout faire pour gâcher cet amour. Heureusement, les tourtereaux décident de rentrer à la maison familiale, donc il ne leur arrivera rien de bien grave aujourd’hui.
Après une demi-heure de marche, ils arrivent enfin à destination, la première réaction de la grand-mère en les voyants est de les envoyer prendre une douche pour laver le surplus de terre qui s’est déposé sur leurs corps. Ce qu’ils font sans trop se plaindre, après une douche bien chaude, ils vont prendre un dîner bien mérité après la longue journée qu’ils avaient eut. La grand-mère se dirige vers le placard du bocal à cornichons, comme à son habitude, et pousse un petit cri de surprise, elle retourne aussitôt voir son mari pour lui dire la mauvaise nouvelle. Ce dernier prend une mine sombre et la suit dans la cuisine pour vérifier de lui-même, sous le regard curieux des deux adolescents. Finalement au bout de quelques minutes, Archibald revient un peu pale et déclare avec un sourire trop forcé pour être sincère: -Il semblerait que notre cher prisonnier s’est fait la belle… -M le maudit s’est enfuit ?! C’est une catastrophe pour moi et mon peuple… -Comment a-t-il pu sortir du bocal, s’exclame Arthur, c’est impossible ! -Impossible mais vrai…
La fin du dîner est un peu sombre suite à l’annonce de cette nouvelle, mais le grand père finit par avouer que Sélénia repartira demain dans son monde. Ce qui rassure et déçoit Arthur et Sélénia, ce dernier ayant espéré passer le plus de temps possible avec son amie, cette dernière se rassurant en se disant que dès demain elle pourra aller veiller sur son peuple et sa famille.
Minuit approchant rapidement, ils décident d’aller tous se coucher. La chambre d’Arthur est propre au moins ce soir, sa mamie ayant souhaité que sa belle fille dorme dans les meilleures conditions possibles, un léger quart de lune éclaire faiblement le lieu de sa lueur blanche. Après s’être changé rapidement, Sélénia pose un long baisé sur la joue d’Arthur tout en le tenant fortement dans ses bras, il en rougirait presque… -Bonne nuit, Arthur... -Bonne nuit… Princesse…
Sa phrase fait sourire Sélénia, car elle lui rappelle la première fois où ils ont dormis ensemble. Tandis qu’Arthur se glisse dans son lit, elle s’allonge sur son matelas. -Arthur ? -Oui Sélénia ? -Tu es sur d’avoir assez chaud ? Glisse t’elle malicieusement, avec un petit sourire en coin, ses yeux bleus pétillants. Arthur hésite un peu, voyant bien qu’elle lui propose de dormir dans le même lit qu’elle. -Non, c’est bon, merci, dit-il, regrettant déjà ses paroles. -Tu es vraiment sur d’avoir assez chaud ? Insiste t’elle. -Oui je t’assure… -Donc tu ne verras pas d’inconvénients à me donner ta couverture ?
Arthur sourit et lui lance en pleine figure. -Merci. -De rien, bonne nuit. -Bonne nuit toi aussi… _________________
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|  | | SkyDreamer Grand Arbre

Age : 17 Inscrit le : 30 Déc 2006 Messages : 236 Localisation : Dans les étoiles!
| Sujet: Re: Arthur et le rayon de Lune: Tome 1 Dim 4 Fév - 22:41 | |
| Chapitre 11 :
Pendant ce temps, Betamêche vient juste d’arriver à destination, tous les éléments semblent être avec lui, le Famelite ayant réussi à atterrir avec deux moteurs et des vents de travers sur la piste sans aucun dommage. Après un petit vol de correspondance par Betamoul, il se retrouve en haut de la cité, surplombant le village dont les lumières s’éteignent peu à peu, quelques mouf-mouf verts balisent le chemin jusqu’au palais.
Tandis que le peuple s’assoupit, le jeune prince court aussi vite qu’il le peut, les rares personnes encore debout n’ont à peine le temps de lui dire bonjour qu’il a déja disparut, bien vite il traverse la réserve à mül-mül, descend par l’ascenseur et arrive devant l’allée centrale rendant au palais. Il pénètre dans le palais sans crier gare, ce qui cause la stupéfaction des gardes, son père subissant des insomnies assez régulièrement dues à l’age, Bêta n’aura pas le réveiller, heureusement car réveiller un roi est très mal vu dans le monde minimoy !
Il rentre dans la salle à manger, où son père aime s’attarder, les murs sont recouverts de bouts de chêne cirés, le roi est assis en bout de table. -Père ! Arthur et Sélénia ont été envoyés dans le monde des humains ! Et Tazer s’apprête sans doute à marcher sur nos terres ! -Je suis au courant, ou plutôt j’ai deviné lorsque trois de nos avant-postes nous ont signalés la présence d’un humain ressemblant à Arthur accompagné d’une jeune femme… -Qu’allons nous faire ? -Rien… Je le crains… Nous ne pouvons pas agir, nous sommes trop peu nombreux et trop peu expérimentés…
Betamêche reste dépité devant peu d’espoir, espérant qu’une chose ou une personne intervienne pour sauver ses amis… Justement, à l’autre bout du village, une ombre se déplace rapidement comme portée par l’air, le silence devient encore plus lourd sous son passage, la lumière semble être aspirée par la silhouette portant une cape avec un capuchon cachant entièrement sa tête, les rares et bref éclats de lumière laissent apparaître un visage déchiré, un teint grisâtre et deux yeux noirs décharnés comme ceux d’une personne ayant subie toute les tortures existantes dans ce monde.
La personne, que l’on peut qualifier de chose lorsque l’on voit l’état avancé de décomposition de sa peau, arrive devant le palais, un garde à moitié endormi se place aussitôt devant lui et lui demande ses intentions, l’inconnu laisse tomber son capuchon, le soldat se liquéfie et s’évanouit face à la peur qu’il a ressenti lorsqu’il a vu ce que le bout de tissu cachait. L’inconnu semble familier à cette réaction, il fait un grand pas pour enjamber le corps massif du garde et rentre dans le hall du bâtiment, il s’arrête et pousse un long soupir comme si cela faisait des années qu’il n’était pas venu dans cet endroit puis il se décide a reprendre sa marche. Il monte lentement les escaliers, savourant chaque pas, arrivé en haut il se dirige vers la seule salle éclairée : La salle à manger…
Betamêche regarde son père, lorsqu’il entend la porte s’ouvrir violemment, il se retourne dans la seconde et regarde avec horreur le minimoy, si on peut encore appeler cela minimoy. -M le Maudit ?! S’écrie le père. Maltazard enfin reconnu, semble être flatté par l’honneur que l’on lui fait tandis que le roi le regarde d’un air digne et courageux. -Voyons ! Pas de formalités entre nous, appelez moi Maltazard. -Et puis quoi encore espèce d’ordure… lance fièrement Betamêche.
L’«ordure», qui le regarde de la tête aux pieds, semble être contrarié puis déclare avec haine : -Je vois qu’avec l’age tu es devenu aussi inconscient que ta sœur, sais tu seulement ce que cela coûter à ceux qui m’insultaient autrefois ? Peut importe… Je suis venu car j’ai eu vent de vos petits problèmes avec Tazer, quel dommage que ta fille soit passée dans le monde des humains, n’est ce pas petit roi ?
Le roi pourrait être au bord de l’asphyxie lorsque l’on voit la couleur qu’a prit son visage sous l’insulte. Mais M ne lui laisse pas le temps de répondre et continue son petit discours. -Donc, je vous propose un marché, je m’occupe de Tazer avec mon armée personnelle et en échange vous oubliez tout ce que j’ai pu faire auparavant et vous me laissez tranquille, ce qui me semble équitable, votre vie contre mon rétablissement dans la société. Marché conclu ?
Si les regards meurtriers pouvaient blesser, Maltazard serait mort une centaine de fois, tué par Bêta. -Autant pactiser avec le diable ! -Peut être, mais au cas où vous ne l’auriez pas remarquer le diable n’a pas répondu présent à votre appel d’offre. Je suis donc votre unique solution face à vos ennemis. Je vous laisse seul quelques instants pour réfléchir à mon marché.
Il sort avec un sourire de la salle, le fils et le père se regardent fixement pendant quelques secondes, attendant que l’autre prononce le premier mot. Finalement c’est Betamêche qui commence. -C’est hors de question ! Le roi baisse les yeux, sachant bien ce que son esprit lui conseille de faire mais il préfère écouter la raison. -Malheureusement, nous n’avons pas le choix.
Maltazard écoutant aux portes, rentre aussitôt dans la salle sentant que la proie est prête à être mangée. C’est un sourire radieux qui lance aux deux personnes assises. -Nous sommes d’accord ? Parfait ! Dans deux jours vous n’entendrez plus parler de ce «Tazer». -Agissez dans la discrétion et surtout n’allez pas voir votre fils. -Je n’en n’avais pas l’intention de toute façon…
Le petit groupe se retire, deux personnes vont se coucher en ayant l’impression d’avoir vendu leur âme. La troisième est satisfaite car son plan se déroule comme prévu… _________________

Dernière édition par le Lun 5 Fév - 19:15, édité 3 fois |
|  | | SkyDreamer Grand Arbre

Age : 17 Inscrit le : 30 Déc 2006 Messages : 236 Localisation : Dans les étoiles!
| Sujet: Re: Arthur et le rayon de Lune: Tome 1 Lun 5 Fév - 19:14 | |
| Tiens Voldmort ^^ longtemps qu'on t'avais pas vu. Oue je corrige sa de suite. J'ai repondu a ta question en mp  _________________
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|  | | SkyDreamer Grand Arbre

Age : 17 Inscrit le : 30 Déc 2006 Messages : 236 Localisation : Dans les étoiles!
| Sujet: Re: Arthur et le rayon de Lune: Tome 1 Lun 5 Fév - 23:39 | |
| Chapitre 12 :
C’est un beau matin, mais notre petite princesse n’est pas encore debout pour regarder le lever de soleil, elle dort profondément sur le matelas tandis qu’Arthur rêvasse tranquillement les mains derrière la nuque, la tête sur l’oreiller, pensant déjà à la longue journée durant laquelle il va pouvoir serrer Sélénia dans ses bras. Même si ils perdent du temps, Arthur préfère laisser son amie dormir un peu plus longtemps après tout il n’est que 9h30.
Vers 10h00, n’y tenant plus, il la pousse un peu ce qui a pour effet de se prendre une baffe en pleine face, pur réflexe de princesse, du moins c’est ce que prétend Sélénia lorsqu’elle est complètement réveillée. Arthur se promène donc avec une belle marque rouge sur la joue gauche durant tout le petit déjeuner, ce qui provoque le regard curieux d’Alfred et de son grand-père et l’hilarité cachée de la grand-mère.
La courte matinée de 2 heures passe bien vite et vient l’heure du repas, les discussions vont bon train, on passe des nouvelles de familles aux faits-divers, tout d’un coup le téléphone sonne et la grand-mère va répondre. Au bout de quelques minutes, elle revient l’air un peu perturbé. -C’était Armand, ils viennent nous rendre une visite improvisée, ils arrivent dans une heure et demie environ. -Eh bien… Il me semble que tu vas devoir présenter Sélénia à tes parents, mon petit Arthur… Il semble être un peu effrayé par ce qu’il l’attend. -Pas de problème… Elle repart quand même ce soir non ? -Oui et heureusement nous n’avons besoin que de l’obscurité de la nuit et pas du rayon de Lune. Ce soir, nous prétexterons que nous allons faire un peu d’astronomie entre amis, tes parents ne se douteront de rien, je suppose qu’ils seront fatigués de leur voyage et qu’ils iront se coucher de bonne heure. Pendant ce temps là, Sélénia passera de l’autre coté et puis ce sera fini…
Arthur semble un peu plus abattu à chaque phase du plan que son grand-père annonce, il se demande comment il aurait pu espérer rester tranquille avec son amie, peut importe maintenant il faut faire avec, se dit il avec sagesse. Le reste du déjeuner s’allonge un peu et finalement à la fin du repas, un léger bruit se fait entendre, à l’horizon se forme une forme brouillée par la réflexion du soleil sur le sol, au bout de quelques minutes, la forme se précise, et on peut affirmer sans aucun doute qu’il s’agit d’une voiture grise. Arthur sent la tension monter un peu plus face à l’apparition soudaine et redoutée par tous, le bruit devient de plus en plus fort.
Finalement, la voiture s’arrête devant le pas de la porte, deux individus en sorte, une femme d’une trentaine d’année et un homme aussi âgé que cette dernière, «La famille au grand complet…» se dit ironiquement Archibald. La mine réjouie, ils se jettent sur leur fils et les grands-parents, Sélénia est assise sur la marche, attendant que l’on lui prête un peu d’attention, même si elle ne le souhaite pas trop, elle préfère largement regarder les oiseaux planer dans l’air chaud du début d’après midi. Néanmoins elle a un doux sourire, elle semble être heureuse d’être ici en ce moment même…
Armand est en grande discussion avec son fils et le grand père pendant que la mère et la fille discutent comme à leurs habitudes de cuisine. -Alors comment vas-tu fiston ? Ton séjour chez ton ami en ville c’est bien passé ? -Le mieux du monde. Vous n’êtes pas trop fatigué après ce voyage ? -Oh que oui, nous irons nous coucher de bonne heure si cela ne gène pas ton grand-père ? -Pas du tout, faites comme chez vous. Déclare t-il avec un grand sourire.
Le père semble avoir remarqué la présence de la jeune fille, qui les regarde avec un petit sourire, assise sur la planche qui sert de marche. Il se tourne vers elle, Arthur sentant que le moment est venu, prenant son courage à deux mains, il se lance avec un peu d’appréhension. -Papa, je te présente Sélénia. C’est une amie de longue date. -Très heureux de te rencontrer jeune fille, mon nom est Armand Bigantol. -Le plaisir est partagé, je m’appelle Sélénia de Matradoy, fille de Maximilien de Matradoy, commence t-elle fièrement sous le regard horrifié d’Arthur qui lui fait de grands signes derrière le dos de son père pour lui dire d’arrêter, je suis mariée avec votre fils depuis deux ans, je le connais depuis exactement 2 ans et 1 semaine environ.
Le père sourit devant le jeu que les deux adolescents jouent, «Ils ont autant d’imagination que moi à leur age» se dit il avec humour. Il remercie sa «belle-fille» puis rentre dans la maison avec sa femme, les deux amis forment une arrière garde qui traîne un peu, Arthur se chamaille avec Sélénia. -Pourquoi as-tu dis ça ? Tu es devenue folle ? -Arthur ! Il faudra bien qu’un jour ils admettent la vérité, tu ne vas pas disparaître du jour au lendemain de leurs vies pour me rejoindre ? Il semble un peu perdu face à ses paroles, il n’avait jamais pensé qu’un jour, il lui faudrait effectivement quitter les membres de sa famille pour vivre avec l’amour de sa vie.
Pendant ce temps là, les parents s’amusent des deux enfants qui discutent dehors. - Son amie ferait une bonne actrice, lorsqu’elle m’a annoncé qu’elle était mariée avec notre Arthur, je l’ai cru un moment avant de me souvenir de son age, elle avait l’air si sincère, commence le père. Elle doit avoir des origines françaises avec un nom pareil. La femme répond aussitôt avec un sourire en coin. -Sûrement, en tout cas si elle n’est pas mariée elle semble avoir du béguin pour notre petit. -M’étonne pas, il est aussi charmeur que son père, répond fièrement Armand.
La mère lève les yeux au ciel et fait signe à son charmeur de mari de la suivre, mais grâce à sa gaucherie habituelle elle se prend un coin de la porte, ce qui provoque l’hilarité du mari qui recule et trébuche sur une caisse remplie de vieux journaux. Un vacarme assourdissant retenti dans les cinq cents mètres de rayon autour de la maison.
Sélénia en profite pour prendre Arthur par la main et l’amener dans les champs, ils restent allongés dans l’herbe chaude pour le reste de la journée, deux ou trois oiseaux viennent même leur passer un bonjour furtif. Le soleil décide de se coucher, malgré tout ils préfèrent rester ensemble pour profiter de leurs présences mutuelles et ainsi sauter le dîner. Le soleil est parti dormir, presque à contrecoeur, laissant les deux amoureux enlacés dans un monde où finalement le bonheur se résume à bien peu de choses…
Tout comme la pluie laisse place au beau temps, le jour laisse place à la nuit… La nuit et son cortège d’étoiles, pas un seul millimètre carré ne possède pas d’étoile, Sélénia semble être fascinée par le spectacle, elle en a les larmes aux yeux tellement cela lui semble surréaliste, il faut dire qu’elle n’a jamais eu la chance de voir un ciel étoilé aussi parfait, son village se situant sous terre et l’extérieur étant recouvert par des hautes herbes. Arthur lui propose d’aller observer le ciel avec la lunette avant qu’il soit minuit, ce que répond son amie par l’affirmative.
Après avoir installé la lunette, Arthur lui explique comment cela fonctionne, au bout de quelques minutes elle semble avoir parfaitement compris le mécanisme. Arthur est assis dans l’herbe fraîche, regardant avec amour son amie qui à un sourire d’enfant comme si c’était son anniversaire aujourd’hui même, il hésite un peu avant de lui poser une question. -Sélénia… -Oui Arthur ? -Je me suis souvent demandé si… Il marque une pose, un silence règne dans la prairie. -Oui, vas y, je t’écoute. -Je me suis souvent demandé si il était plus important d’avoir une place dans le monde humain ou une place dans l’univers ? Tu en penses quoi ?... Sélénia semble réfléchir quelques minutes avant de répondre. -Eh bien… C’est à peu près la même chose, après tout, faire partir des humains qui font eux même parti de l’univers, cela revient au même. Néanmoins appartenir à l’univers qui nous entoure signifie que tu comprends la nature dans tous ses aspects. -Oui tu as sûrement raison… -D’après un dicton de nos ancêtres, il existe un endroit pour chaque personne, il lui suffit pour savoir quel est cet endroit de se sentir heureux à ce qu’il voit, entend ou ressent. Tu n’as qu’à essayer avec la lunette ? -Oui pourquoi pas ?
Au bout d’une demie heure, durant laquelle Sélénia a pris la place d’Arthur dans l’herbe, ce dernier déclare calmement : -Je crois avoir trouvé. -Qu’est ce que c’est ? -Regarde par toi-même.
Sélénia lui pose des questions par rapport au lieu qu’il a choisi, quand Archibald arrive et leur dit qu’il est temps d’y aller, Arthur suit son grand-père à contre cœur jusqu’au nain de jardin, les guerriers africains sont déjà rassemblés, il ne manque plus que la personne à faire passer. Les adieux sont brefs, Sélénia dépose un baisé sur les joues d’Arthur, qui rougit presque instantanément, elle remercie les africains et le grand-père. Puis elle boit la mixture qui va lui permettre de repasser dans son monde…
Bien vite il ne reste plus aucune trace d’elle, Arthur rentre tristement chez lui, son grand-père lui passant le bras sur l’épaule, mais le cœur n’y est pas non plus, c’est une soirée bien sombre pour notre petit ami…
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|  | | SkyDreamer Grand Arbre

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| Sujet: Re: Arthur et le rayon de Lune: Tome 1 Dim 11 Fév - 0:21 | |
| Chapitre 13 :
Dans cette caverne, sombre et marécageuse, peu propice aux rencontres amicales, la tranquillité millénaire est remplacée par un long cri, une ombre tombe rapidement du haut pour arriver, comme le veux les lois les plus élémentaires de la physique, en bas. La silhouette croit que sa dernière minute vient d’arriver, contrairement à ce que disent la plupart des gens, elle ne revoit plus toute sa vie en une fraction de seconde mais se demande comment elle a put être aussi idiote pour mourir comme cela après tout ce qu’elle a vécue.
La chute produit un grand bruit dont l’écho se répercute un peu partout sur les parois mouillées, ce bruit est plutôt visqueux… Et on peut apercevoir Sélénia qui se relève péniblement, crache toute la boue qui essaye de l’étouffer, elle pousse un cri dégoûté lorsqu’elle voit l’amoncellement de vase que porte son corps et ses vêtements. Néanmoins elle est obligée de dire que cela à du bon, quelques mètres plus loin et le répugnant liquide n’était plus la pour amortir sa chute, elle décide de se mettre en marche pour rejoindre un sentier connu tout en essayant de slalomer entre stalactites et stalagmites qui se dressent devant elle.
Quelques minutes plus tard, elle arrive sur un sentier en terre et un panneau lui indique la direction à prendre, un petit ruisseau longe le chemin qu’elle doit prendre pour rentrer au village, elle en profite pour se débarbouiller un peu, elle heureuse de voir qu’elle a retrouvée ses cheveux roux rebelles, ses yeux verts et ses mains à quatre doigts. La petite princesse repart fièrement en direction de son village, cela a du bon d’être en terrain connu, surtout qu’elle n’est plus qu’à 100 millimètres de son point d’arrivée, elle y sera d’ici une demie heure si elle progresse tout le long du chemin avec une telle détermination.
Finalement, la grosse porte en bois se trouve au loin, tout au fond du tunnel où elle est engagée, elle accélère un peu le pas sous l’impression du désastre qu’elle redoute. Elle tape de toutes ses forces pour que l’on lui ouvre, le silence lui répond… Elle recommence sa manœuvre avec sa voix en soutient avec ses mains, cette fois-ci un bruit se fait entendre de l’autre coté de la porte, puis le silence revient… L’angoisse grandissant de plus en plus rapidement, elle se décide de passer par un autre passage, connu d’elle seule, ce qui lui permettra de pénétrer sur la place du village, c’est au pas de course qu’elle repart…
Elle arrive devant une entrée à peine visible dans l’ombre, une grosse couche de poussière s’y est installée, elle rampe et en profite pour râler pour tout ce la saleté qui s’accumule sur ses vêtements, bien qu’elle soit déjà plus sale qu’un Gamoul après sa petite visite suivant son passage dans son monde. Mais c’est par principe, une princesse doit toujours se montrer mécontent si elle se salie, il ne vaut mieux pas chercher à comprendre comme le disait Betamêche à Arthur. Cette pensée déchire son cœur, même si ils se chamaillaient entre eux, il existait quand même un lien important entre eux deux…
Elle ressort, couverte de poussière, à son grand désespoir d’ailleurs de l’autre coté du passage, elle se redresse sur sa «grande» taille, tout est relatif, grande pour la moyenne des minimoys mais petite par rapport à celle des humains, le village est silencieux, il y a quelques traces de luttes, des épées enfoncées dans le sol, un peu de sang, Sélénia commence vraiment à se poser des questions, de violents combats ont eu lieu ici, mais aucun corps…
Seul l’épée, enfermée dans la pierre, est éclairée, les mouf-mouf de balisages ayant disparus, sûrement enlevés pour éviter que le village soit repéré, mais par qui ou quoi se demande Sélénia… Elle se dirige vers le palais, tout en passant a coté de l’épée magique qui n’attend qu’une bonne âme pour la libérer. Le hall du l’édifice creusé dans une branche de chêne est rempli de minimoys venus se réfugier, ces derniers sont plutôt étonnés de la voir en ce lieu.
Sélénia cherche désespérément son frère ou son père, après de nombreux efforts pour traverser la foule, elle retrouve Betamêche, qui n’en maquant pas une lui saute dans les bras. -Betamêche ! S’étouffe la grande sœur. -Cela me fait mal au cœur de le dire, mais tu m’as manqué ! -Normal, je suis unique… -L'unique petite peste ? Sélénia lui jette un regard noir puis continue comme si elle n’avait rien entendu. -Que s’est il passé ici ? -Rien du tout !... Essaye de cacher naïvement Betamêche. -Alors pourquoi y a-t-il des traces de luttes dehors et que notre peuple est rassemblé ici ? -Oh ça ?! … C’est rien… On avait préparé une petite fête en ton honneur quand ça a dégénéré donc on a décidé de continuer ici… -Et il n’y aurait pas un betamoul qui aurait débarqué durant la fête pendant que tu y es ?!! -Si justement ! Euh… Betamêche se sent un peu idiot et surtout piégé. Bon d’accord, notre père a fait une alliance avec M le maudit pour qu’il nous défende contre Tazer qui a réussi à rentrer avec ses troupes dans le village mais heureusement M a réussi à le repousser pendant que je rassemblais tout le monde ici. -Quoi ?! Tu plaisantes ?! Une alliance avec Maltazard ??! Oups… Sous le coup de l’embarras, elle se met a rougir, tout le monde se retourne pour voir qui a eu l’idiotie de prononcer le nom interdit, «Je n’aurais pas du traîner autant avec Arthur, il a déteint sur moi…». Ça va pas ?! Qu’est ce qu’on doit lui donner en contrepartie ? Les premières terres ? Ma main ? La tête de Darkos ? -Euh non… Juste le rétablir dans la société… -M est un monstre, il n’a rien connu à part la guerre et il est devenu une vraie bête durant sa quête vers l’eau. Il a un autre plan c’est sur, je vais devoir prévenir Arthur, lui seul pourra l’empêcher de nuire. -Pourquoi tu ne le fais pas toi-même ? Tu as pourtant accès à l’épée ? -Oui mais Arthur possède des dons que je n’ai pas. -Comme ? -Au moins celui de se taire, Bêta ! Répond t’elle pour couper court à la question.
Sélénia ressort du palais et se dirige vers une aire d’envol de betamoul pour confier à l’un d’eux le précieux message destiné à Arthur… _________________
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| Sujet: Re: Arthur et le rayon de Lune: Tome 1 Mar 20 Fév - 15:44 | |
| Chapitre 14 :
Arthur est tellement attristé par le départ de son amie, qu’il n’arrive toujours pas à s’enfoncer dans un sommeil assez profond pour s’endormir, il décide alors d’ouvrir sa fenêtre pour laisser entrer les bruits de la faune nocturne, le sifflement frais et léger du vent dans les feuilles des arbres, une autre personne que le petit garçon se serait vite assoupie, mais ce dernier pleure intérieurement, plus le temps passée avec Sélénia était grand plus la séparation était douloureuse à supporter. «Pense t-elle aussi a moi ?», question qu’il se répète inlassablement, comme si sa survie en dépendait, si seulement il savait qu’elle pense en ce moment à lui ainsi que tout le peuple minimoys et la petite coccinelle qui essaye de trouver son chemin dans ce ciel d’encre, c’est la dernière fois qu’elle fait un vol de nuit, après tout elle ne vole que le jour se dit-elle, frustrée.
La lune étant clémente ce soir-là, elle laisse entrevoir un léger rayon lumineux permettant à la coccinelle de trouver son chemin, elle entre directement dans la chambre faiblement éclairée par une bougie sur une table de nuit, puis tel qu’un P-51 Mustang de la seconde guerre mondiale elle fait un piqué à faire rougir un pilote et largue son encombrante cargaison sur sa cible : un groupe de cheveux blond en bataille. Le propriétaire de ces cheveux, attrape instantanément le projectile, une feuille d’érable, possédant un magnifique reflet avec la lueur de la bougie. Le Betamoul de l’aéropostale minimoys repart avec la satisfaction du devoir accompli, pointant droit sur le nain de jardin qui se trouve au loin.
Arthur sort discrètement de sa chambre pour aller chercher une loupe pour lire le message inscrit sur cette feuille, avec plus de 12 ans d’expérience, il connaît toutes les pales qui constitue le parquet et plus particulièrement celles qui grincent, aussi discret qu’un chat, il continue vers le bureau de son grand-père. La première difficulté se dresse devant lui, en effet comment va-t-il réussir à entrer dans le bureau sans la clé que garde jalousement sa grand-mère, mais il a appris depuis sa première escapade dans l’autre monde, des amis lui ont appris à crocheter les serrures, la règle n°1 est de toujours avoir deux fil de fer sur soi, ce qu’il fait en bon élève bien sur. Il farfouille un peu dans les poches amples, un peu de mal à saisir l’un des bouts de fer, mais il arrive après quelques efforts supplémentaires à prendre l’outil à l’aspect plutôt simple de vue.
Un bout de fer en bas dans la serrure pour bloquer les loquets, il ne reste plus qu’à déverrouiller un par un ceux du haut, ce qu’il fait très habilement et très silencieusement, au bout d’un moment, il est obligé de constater qu’il ne rencontre aucune résistance, ce qui signifie que la porte est ouverte. Il n’est pas loin de se taper lui-même, un temps précieux a été perdu, tout ça à cause de sa bêtise, finalement, après s’être assez réprimandé il pousse doucement la poignée de la porte qui s’ouvre délicatement, le plafonnier est allumé ce qui signifie qu’une personne est présente dans la chambre, Arthur glisse ses yeux dans le lieu pour apercevoir son grand-père assoupi sur son bureau.
Arthur pousse un long soupir de soulagement et se dirige vers la loupe posée près de son grand-père, il la prend entre ses doigts et il se plonge dans la lecture de la feuille, après l’avoir lu, il est tellement abasourdi qu’il recommence sa lecture pour être sur qu’il a bien lu. Malheureusement pour lui tout ce qu’il vient de lire est pure vérité, M le maudit est bel et bien revenu et il va sûrement revenir conquérir les premières terres…
Il prend vite sa décision, plus motivée par la peur de la perte de l’être aimé que par la raison, Arthur prend son courage a deux mains, écrit une lettre rapide à son grand-père pour lui expliquer où il est et pourquoi tout en lui laissant comme preuve la feuille d’érable, il en profite pour prendre le mélange qui lui permettra de changer de taille, les guerriers africains doivent être déjà au lieu du passage car ils possèdent une sorte de sixième sens qui leur permet de savoir quand Arthur veut passer dans l’autre monde.
Il prend donc la direction de l’escalier, faisant bien attention à ne pas réveiller un membre de la famille, quand tout d’un coup il étouffe un cri d’horreur en heurtant quelqu’un ou quelque chose, il se baisse et il voit Alfred s’enfuir en courant. Arthur continue sans faire attention et presse un peu plus le pas pour arriver le plus tôt possible pour aider ses amis, quelques secondes plus tard qui lui semble une éternité, il arrive enfin dans le jardin, il se met aussitôt à courir vers le nain de jardin où se trouvent déjà les guerriers Bogo-matassalaï qui attendent tranquillement si tout était naturel.
Mais une autre personne s’est invitée au spectacle, la mère d’Arthur regarde la scène depuis sa fenêtre, tout d’abord elle croit qu’elle a encore abusé de la camomille avant d’aller se coucher, elle décide alors d’aller dans la salle de bain, elle se passe de l’eau froide sur le visage puis retourne voir dehors, elle se dit que finalement c’était bel et bien une hallucination puisque le petit groupe a disparu, l’endroit est désert au tour du nain jardin. Elle est loin d’imaginer que son fils est toujours sous ses yeux mais il est trop petit pour qu’elle puisse le voir…
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| Sujet: Re: Arthur et le rayon de Lune: Tome 1 Mer 6 Juin - 22:35 | |
| Voilà le saint grall si on peut apeller ça comme ça, je veux des commentaires long de 7 pages!
Une ombre déchirée et furtive, dessinée par une lanterne à l’éclat rougeâtre, glissa rapidement sur le mur face au jeune homme aux cheveux blonds ébouriffés. Ce dernier poussa un cri d’horreur étouffé et ne vit pas l’origine de cette ombre à l’aspect bestial lorsqu’il se retourna aussi vite que le permettait son corps meurtri par les épreuves de ses derniers jours d’existence. -Sélénia… ? Seule la Lune affirma sa présence par ses rayons de plus en plus lumineux, l’individu ou la chose à l’origine de l’ombre préféra visiblement laisser le silence régner dans ce lieu à quelques encablures du village minimoys. L’herbe pourtant courte à cet endroit, ne permettait pas à quelqu’un de se dissimuler dans un rayon de moins de 5 mm, le jeune homme reprit sa route en accélérant le pas sous l’effet de l’anxiété. « Quoique que ça puisse être ce n’est certainement pas amical. », il fit quelques pas en direction de la porte au loin quand il se figea sur place, glacé jusqu’au sang, par le cri inhumain qui résonna jusqu’au fin fond de ses entrailles. -Betamêche ? Mon dieu, dis moi que c’est toi… murmura t-il épouvanté, les yeux essayant de distinguer dans cette obscurité de cauchemar une quelconque once de réconfort. Euh… Il y a quelqu’un ? Un long râle froid dans son cou vint répondre à sa question, l’adolescent sentit son cœur battre plus rapidement qu’à son habitude. Il resta sur place de longues minutes, horrifié par ce souffle fantomatique semblable à celui d’un mourrant, l’esprit poussa le corps à avancer alors que le cerveau essayait a tout prix de le convaincre de fuir. Le garçon fit un premier pas mécaniquement vers l’avant, toujours centré sur son objectif, mais une main recouverte de bandages jaunis par le temps, servant à cacher sans aucun doute l’absence de peau sur la main. Un sentiment d’horreur mélangé à l’envie de vomir à la vue des os poussa le jeune homme à pousser de toutes ses forces sur le corps de la chose à semi humaine. En vain, en effet la créature avait disparue, ne laissant aucune trace de sa présence de quelques secondes. L’adolescent commença à courir en direction des portes du village et s’arrêta lorsqu’il entendit un murmure au loin, à peine plus audible que le vent : -Arthur… -Comment connaissez vous mon nom ? -Arthur… Arthur… Un pressentiment poussa le jeune adolescent prénommé Arthur à reculer doucement et prudemment vers les portes. Arthur s’arrêta net en voyant au loin les deux points jaunes servant de yeux à la créature, plus terrifiants que les flammes de l’enfer et remarqua que ses vêtements étaient imbibés d’un liquide rougeâtre… Du sang. La créature semblait planer quelques centimètres au dessus du sol. -Arthur… Arthur ! Je vais te tuer ! La future victime prit ses jambes à son cou et essaya d’atteindre la porte qui lui semblait s’éloigner au fur et à mesure que la créature maléfique se rapprochait de lui, un cri de douleur résonna dans la petite prairie éclairée par un rayon de lune, Arthur venait de trébucher sur une pierre acérée et une traînée de sang se déversait derrière le jeune homme qui continuait à avancer en rampant désespérément pour sauver sa vie, sa jambe cassée et coupée tout le long laissant échapper son fluide vital. La créature approchait en planant au dessus du sol et commençait à être dangereusement prêt, Arthur commençait à avoir la vue brouillée par le manque d’arrivée de sang à son cerveau lorsqu’elle arriva à sa hauteur et commença à se pencher sur son visage déformé par l’horreur. La dernière chose dont Arthur se souvint avant de s’évanouir fut la mâchoire de la créature recouverte de peau pourrie se penchant sur son visage afin de lui arracher la gorge.
-Eh…Vous allez bien ? Une jeune adolescente aux cheveux blonds resplendissants au soleil encore bas dans le ciel se tenait au dessus de la tête d’Arthur. -Je suis au paradis ? Oui… Forcement j’ai un ange en face de moi… Je ferais bien de ne pas lui faire attention et elle disparaîtra… -Euh… Arthur ferma les yeux et ne les ouvrit que quelques instants plus tard, en vain. -Allez disparaît laisse moi reposer en paix ! Déclara irrité Arthur à la vue de l’ange qui ne voulait pas s’en aller. - Je ne voudrais pas paraître désagréable mais vous n’êtes pas encore mort, enfin je crois… -Oue oue c’est ça… Parait que Roosevelt n’est pas mort aussi, non ? Aie ! Pourquoi tu m’as foutu une baffe ? Une grosse marque rouge sur la joue droite ensanglantée du jeune homme témoignait de l’agression de la jeune fille quelques secondes auparavant. -Au moins comme ça tu es sur que tu es vivant ! Ça fait cinq jours que je t’ai récupéré près des cascades des portes de l’enfer, en plutôt mauvais état d’ailleurs. Lança t-elle en regardant ses blessures. J’ai essayé de te rafistoler la jambe, tu devrais pouvoir marcher correctement d’ici quelques semaines, par contre je crois que tu devras porter pour le reste de tes jours une cicatrice sur ta joue. Oh… Ne t’inquiète je te trouve plutôt craquant avec… Ajouta t-elle en rougissant un peu. Arthur ne trouvant rien à répondre à la déclaration de son ange gardien, préféra changer de sujet pour éviter de s’aventurer dans des sentiers bien hasardeux. -Euh… Oue…Bah je crois que je te dois un petit merci non ? Tu as un nom ? -Oui j’en ai un mais pour le savoir c’est une autre affaire, approche toi de moi et on verra peut-être si tu en es digne. Répondit-elle malicieusement avec un petit sourire aux lèvres. -Pardon ?! Bon écoutes au risque de te blesser, je suis déjà marié… -Ah… -Eh… -Bah tu peux encore divorcer non ? Lança t-elle avec un élan d’espoir. -Ecoute j’ai besoin de rentrer chez moi tu peux m’aider ? Répondit-il en oubliant volontairement de répondre à la question sensible. -D’accord je te suis, j’aurais tout le temps durant le voyage de te convaincre de changer de compagne. -Oh je ne pense pas je veux juste aller au village Minimoys. -Tu sais… Tu as beaucoup dérivé en descendant le fleuve, tu es à 9 jours de marche du village… « Je ne tiendrais neuf jours avec des avances pareilles… Quel horreur, pourquoi je ne suis pas tranquillement allongé au fond de mon lit chez moi ?! » _________________
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| Sujet: Re: Arthur et le rayon de Lune: Tome 1 Lun 6 Aoû - 23:12 | |
| Tout simplement parce que je n'étais pas sur de tenir mes délais, mais voilà c'est pret:
Chapitre 16:
Et ainsi aller la vie de notre jeune héros, coincé avec une splendide jeune fille qui ne demandait qu’à faire tomber le cœur de son nouveau ami, plutôt forcé à cette amitié. Deux jours étaient déjà passés et ils semblaient avoir durés des années, Arthur avait de plus en plus de mal à tenir éloigné son amie dont il ne connaissait toujours pas le nom. Plus il essayait de se montrer distant plus elle se montrait collante, il décida de mettre les choses au point entre eux, la dépression nerveuse n’étant plus si lointaine que l’on pouvait le croire. -Bon écoute, je ne sais pourquoi tu cherches à tout prix devenir ma… Comment appelle-t-on cela ? Ah oui, ma maitresse. Je ne veux pas le savoir surtout mais je voudrais vraiment que tu arrêtes de me harceler en continu. -Moi ?! Je te harcèle ? Tu as été très clair quand on s’est rencontré : Tu es marié. -Pas assez apparemment, tu crois que je ne t’ai pas aperçu en train d’essayer de m’observer quand je suis allé prendre une douche ?! -Euh… -Et quand tu as essayé de m’embrasser durant mon sommeil ? -Ah non ! C’est juste que j’avais un peu froid. -Hum… répondit Arthur d’un air ironique, quoi qu’il en soit, je ne tiendrais pas 2 jours de plus comme ça, soit tu me laisses tranquille soit tu t’en vas ! -Je reste sinon tu ne saurais plus où aller. -D’accord, mais je te conseille de tenir ta parole. -Je tiendrais ma parole… A une seule condition ! -Quoi encore ?!! -Dis moi quelle est la chose qui se cache dans les buissons et qui nous suit depuis deux jours. La tension monta d’un cran dans la petite clairière, passant de la colère à l’appréhension, Arthur prit son courage à deux mains et alla fouiller les buissons environnants, pour essayer de trouver la personne ou la créature qui avait essayé de le tuer onze jours plus tôt. En vain, bien entendu. -Tu l’as vue ? Elle ressemblait à quoi ? Tu ne m’inventes pas un truc pour flirter avec moi là ?! -Non, mais j’aurais pu, c’est une très bonne idée, j’essayerai si jamais la chose nous a pas bouffés avant. Tandis que la jeune fille continuait à mettre au point son prochain «plan Flirt», Arthur lança un regard désespéré au ciel, s’adressant à un quelconque esprit supérieur, le suppliant de faire quelque chose pour faire taire cette plaie de la nature, n’importe quoi, tant qu’il se passait quelque chose dans les prochaines minutes. Son souhait fut vite exaucé, une tête rousse sortie tout droit de la petite rivière bordant la clairière, s’approcha en rampant discrètement dans les hautes herbes entourant le chemin taillé. Arrivé à une distance convenable pour pouvoir sauter sur sa pauvre victime et lui arracher le cou. La créature prit son élan et sauta sans hésitations en poussant cri inhumain… de joie : -Arthur !!! Le pauvre jeune homme en question ne trouva pas le temps de faire autre chose que de pousser un cri de peur qui se transforma bien vite en cri de douleur. -Betamêche… Tu viens de me casser deux cotes et mon bras gauche… -Oh désolé. Répliqua t-il d’un air désolé. -Je plaisantais Bêta, j’ai connu pire. C’était de lui dont tu parlais ? En s’adressant à la jeune fille aux cheveux blonds. -Ah non, lui, je ne risque pas de l’oublier, c’est une véritable horreur ! Même la créature aux yeux rouges que j’ai aperçue m’était plus sympathique. -Comment t’oses dire ça de moi, sale peste ?!! Depuis que je te connais ma vie est un véritable enfer. -Ah je vois que vous vous connaissez… -Va te faire voir ! répliqua sans attendre la jeune fille à Bêta. -Euh… « Bon dieu, qu’est ce que je fais là ?... J’avais demandé de l’aide pas des complications » Pensa fiévreusement Arthur tandis que les deux partis continuaient à s’insulter sans raison connue de la part de notre jeune ami. -Bon dites… S’il vous plait… EHO !!! -Quoi ?!! Répondirent d’une même voix les deux individus. -Je peux savoir d’où vous vous connaissez ?! -Dis lui toi ! Déclara la jeune femme. -Arthur, je te présente Kim, c’est pour ainsi ma…Comment dire ? Oui c’est hélas ma Sœur… -Euh, pardon ?!... « Raaaah, c’est ce que vous appelez une aide ?! Ne touchez plus aux affaires terrestres ! » Pensa nerveusement le jeune garçon. C’est la sœur de Sélénia ?! -Oui et alors ?! Et puis comment tu connais ma sœur toi, le gamin de campagne venant de nulle part ?! -Bah… Sélénia et moi nous nous connaissons depuis bien longtemps. Et par un bon hasard, purement hasardeux je t’assure… On s’est mariés. Voilà… Rien de plus ni d’extraordinaire… Une légère teinte rouge s’installa sur les joues d’Arthur, se sentant un peu ridicule de ses paroles. L’effet qu’il ressentait redoubla quand elle commença à partir dans un fou rire interminable. -Qu’est ce qu’elle a ? Demanda t-il à Betamêche. -Oh… Rien, si elle n’a pas changé, elle te dirait qu’elle rigole en voyant que sa sœur aie pu tomber aussi bas en te choisissant comme mari. -Tout a fait ! Approuva Kim entre deux rires. -Mais en fait, rajouta Bêta avec un grand sourire, elle fait semblant, elle est morte de jalousie. Kim s’arrêta nette, lança un regard noir à Betamêche et ajouta une remarque cinglante qui ne sera pas rapporter ici pour éviter de choquer la sensibilité des plus jeunes (L’auteur s’en excuse). -Bon dites si on y allait ? J’ai un royaume à sauver moi et une princesse qui doit être folle de rage de mon retard ! Bêta tu me raconteras les derniers événements pendant la fin de notre voyage d’accord ? Et ainsi repartirent nos trois héros, pour l’aventure. Tandis que deux yeux rouges regardaient le trio de loin, caché derrière des buissons, attendant son heure pour mieux frapper… _________________
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| Sujet: Re: Arthur et le rayon de Lune: Tome 1 Mer 8 Aoû - 14:20 | |
| Le dernier chapitre pour les vacances.Je veux des longs commentaires!
Chapitre 17 :
La nuit allait bientôt se coucher sur la 1ème Terre, la vie animale se préparait tranquillement pour la nuit quand une chanson résonna dans toute la campagne, chantée par une voix horrible qui fit parcourir des frissons aux animaux au 100 cm alentour. Soudain un bruit sec semblable à une claque retentit comme une réponse à la voix horrible, cette dernière déclara hargneusement dans un cri de douleur : -Hé ! Qu’est ce que te prend, Kim ?!! T’es malade ?! -Je t’ai déjà dit que tu chantais comme une passoire Bêta ! -Va te faire foutre ! -Olah du calme vous deux. S’écria Arthur pour éviter encore une des nombreuses disputes qui avait eu lieu lors des 7 derniers jours. Tiens, Bêta si tu me disais à nouveau comment va la situation dans le royaume ? -Si tu veux. Alors Sélénia va bien, les troupes ennemies se sont installées en contrebas du grand arbre aux Abeilles où se sont réfugiés les habitants et les troupes royales du village, les rations seront bientôt à court et la seule solution pour nos concitoyens serait d’essayer de forcer une brèche dans la formation ennemie, espoir vain car nous sommes 1 contre 6. Sinon pour pouvoir pénétrer dans la forteresse amie nous avons recours à nos alliées les Abeilles, qui sont basées à 300 cm des premières lignes ennemies. Voilà un bref résumé de ce que je t’ai déjà dit auparavant, si on s’arrêtait pour la nuit ? -Non, nous ne sommes plus qu’à une heure de marche de la position des abeilles, il sera plus simple de ne pas se faire repérer par un vol de nuit. Tu dormiras là-bas ! Ajouta-t-il devant l’air refrogné de son ami. Dis moi Kim, je ne t’ai pas encore posé la question : Comment se fait-il que je n’ai jamais entendu parler de ton existence auparavant ? -Tout simplement parce qu’elle a préféré abandonner sa famille, qu’elle ne jugeait pas à son haut niveau intellectuel, que je trouve plutôt qu’il frôle le sol personnellement. Un nouveau bruit sec retentit dans la prairie et Bêtameche se retrouva avec une grande trace rouge sur la joue gauche et les larmes aux yeux. -Recommence une seule fois à manquer de respect à ta grande sœur et j’y met le poing, d’accord ? N’écoute pas mon petit frère, Arthy. -Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler comme ça ! Surtout pas devant Sélénia, elle risquerait de me tuer. Continue. -Oue donc il est arrivé un temps ou je n’ai plus sentie ma place auprès de ma famille et je me suis décidée à partir quelques jours pour réfléchir à mon avenir, mais ces jours se sont transformés en semaines et les semaines en années. Mon père décida, selon les bruits qui me sont parvenus, à me bannir de la famille. Comme je n’avais plus aucune raisons de revenir chez moi j’ai préféré rester vivre en ermite très loin du royaume de la 1ère Terre. Cela doit bien faire 4000 ans que je ne suis pas venue par ici, je précise par ailleurs que je ne compte pas rester bien longtemps dès que tu es arrivé à destination avec mon « cher » frère je repars aussitôt ! -Et la bataille, tu ne viendrais pas te battre pour ton village ? -Mon « ancien » village, ne l’oublie pas ! Je n’ai plus aucun compte à leur rendre ! -Hum… D’accord. Environ trois-quarts d’heure plus tard ils arrivèrent en vue d’un sentier balisé de mouf-mouf, plus loin se trouvaient quelques abeilles et des cheveux roux appartenant à une gracieuse princesse, qui ne se présente plus, se détachaient assez bien sur les poils striés noirs et jaunes des abeilles. Le premier geste de Sélénia fut de se diriger vers le trio d’un pas décidé, arrivé à la hauteur d’Arthur elle l’embrassa rapidement avant de lever bien haut son bras pour lui mettre la baffe la plus magistrale qu’il n’ait jamais reçu dans sa courte vie. Le choc fut si fort que quelques secondes plus tard l’écho persistait encore, Sélénia était rouge de colère. -Le baiser c’était pour te remercier d’être venu et la claque pour avoir eu le culot d’être aussi en retard !!! Cria-t-elle tandis que les abeilles et Kim s’étaient retournés ou s’intéressaient soudainement à un brin d’herbe d’aspect ennuyant et anodin, le seul à sourire était Bêtameche, heureux que pour une fois ce ne soit pas lui qui ait reçu la baffe. Bonheur de quelques instants, car à peine Sélénia eut finie avec Arthur elle se tourna vers son petit frère et lui mit une baffe bien plus forte que celle de son mari. -Celle là c’est pour avoir mis autant de temps à ramener Arthur ici ! Et les deux garçons espérèrent que Kim aurait droit au même traitement lorsque Sélénia se tourna vers elle mais au grand étonnement d’eux elle se jeta dans ses bras et s’écria joyeusement : -Tu m’as manquée grande sœur ! Tu restes longtemps parmi nous ? -Non malheureusement je repars tout de suite. Tandis que les deux sœurs faisaient leurs retrouvailles, Arthur alla chuchoter avec Bêta : -C’est moi ou Sélénia nous aime moins que sa grande sœur ? -Sélénia et Kim sont soudés comme les doigts de la main, je crois d’ailleurs que c’est Kim qui a appris à Sélénia comment mettre des claques aussi puissantes, même si elle n’a jamais voulue l’admettre. Après cette petite discute privée, les deux garçons reportèrent leurs attentions aux deux sœurs. -Il m’est très sympathique ton mari. Tu as fait un bon choix en te mariant avec lui. -Il est craquant, n’est ce pas ? C’est pour ça que je l’ai choisi en autre. Les deux garçons se lancèrent un regard invocateur du style « Ah les filles… ». -C’est vrai qu’Arthy est plutôt mignon. -Arthy ?! Arthur tu peux m’expliquer ça ?!! -C’est pas moi, c’est elle ! Elle n’a pas arrêtée de me harceler ! -C’est vrai Kim ? Demanda furieusement Sélénia. -Il m’avait dit qu’il était marié, mais je ne pensais pas que c’était avec toi donc j’en ai profité. Tu sais bien que si j’avais su je n’aurais jamais fait ça. Déclara t-elle sur un ton donnant peu d’intérêt à la chose. -Remarque c’est mignon Arthy, tu ne trouves pas Arthur ? -Si ça te plait… Bon si on y allait ? -Bon je vous laisse alors, tu vas me manquer petite sœur et toi Arthur si jamais tu as un frère ou un cousin qui te ressemble n’hésite pas à me le présenter. Lança-t-elle avec un clin d’œil. Quelques minutes après, lorsque Kim était repartie et que nos trois amis se retrouvaient sur un dos d’abeille, Bêtameche s’écria furieusement : -Je rêve ?! Elle ne m’a même pas dit au revoir ! Et à nouveau le bruit caractéristique des baffes des sœurs Matradoy résonna dans l’air. -Tais toi ! S’écria Sélénia. _________________
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| Sujet: Re: Arthur et le rayon de Lune: Tome 1 Lun 12 Nov - 1:13 | |
| Chapitre 18 :
Un quart de lune se levait paresseusement sur la clairière, parfait pour permettre un vol de nuit à quelques micromètres des brins d’herbe: une lueur à la fois blafarde donnant au sol une teinte grisâtre et à la fois trop peu lumineuse pour se faire repérer. Tandis que nos trois héros prenaient un peu de repos après les longues épreuves qu’ils avaient subis, dans un coin de la ruche spécialement aménagé pour les réfugiés de guerre en provenance du village Minimoys, les abeilles, chargées du transport des rares troupes, ayants eu le temps de suivre un minimum d’entraînement militaire, et de la logistique en destination des petits îlots de résistance encore actifs dans le royaume de la première terre, préparaient leurs plans de vols afin d’éviter toute rencontre désagréable durant leur périple. Entre minuit et une heure du matin, approximativement, la princesse Sélénia discuta fébrilement avec des guerriers tout juste revenus, par miracle, d’un des avants postes les plus reculés de la résistance, tombé quelques heures auparavant. -Dites moi quelles sont vos pertes ? -Je ne sais pas trop… Nous étions une trentaine, dont deux blessés, quand ils nous sont tombés dessus, on n’a rien pu faire, c’est allé trop rapidement… Le guerrier continua douloureusement son discours, sous le regard abattu de la princesse et des rares survivants. On a du abandonner les blessés, une dizaine d’entre nous sont portés disparus, blessés ou bien morts… Nous avons décidé avec le reste des hommes de nous séparer afin d’être moins repérable, si ils ne sont pas revenus d’ici une heure, je crains le pire pour eux… La nouvelle jeta à nouveau un froid, devenu presque coutumier au fil des jours, en effet chaque heure apportant ses lots de mauvaises nouvelles, parfois de bonnes mais souvent démenties dans les minutes qui suivaient. -Bien… lança la princesse dans un soupir. Allez vous reposer, j’ai bien peur que vous devrez repartir au front bien assez tôt. Tandis que les soldats exténués cherchaient un endroit quelconque pour dormir, un des conseillers aborda Sélénia sans prévenir. -Princesse. Des rumeurs circulent comme quoi le village subirait une attaque sous peu, les ennemis essayeraient de faire une brèche par la porte ouest, j’ai demandé l’évacuation des derniers civils il y a quelques heures, tout devrait être en place si jamais cette attaque se concrétisait. -Bien… Très bien, faites aussi évacuer le roi, sa capture mettrait un point final à la résistance dans les premières terres. -Oui, espérons seulement qu’il ne soit pas trop tard…
Un peu plus tard dans la nuit, Arthur rejoignit Sélénia, cette dernière observait tristement le spectacle des blessés entassés les uns sur les autres, des enfants gémissants seuls dans le noir et le froid, des femmes pleurants la mort de leurs maris annoncés par les derniers soldats revenus du front. Le lieu quelques semaines plus tôt était propre et lumineux et était devenu en quelques jours un abîme de désespoir, de saleté et était pourtant un lieu d’accueil jugé parfait par les rescapés ayant tout perdu, parfois même un proche. Arthur passa un bras autour de la hanche de sa femme et lui posa un baiser sur ses cheveux, ils restèrent silencieux pendant plusieurs minutes, profitant ensemble de ce rare moment d’intimité jusqu’à ce que Sélénia se mette à parler. -Tu sais, Arthur, toutes les personnes ici désespéraient de te savoir disparu, ils te considèrent un peu comme leur leader, un chef sans failles, si jamais tu venais à repartir dans ton monde, ils ne se remettraient jamais, tu es leur dernier espoir dans cette période sombre... En fait… Je suis la première à avoir besoin de toi, sans toi je ne suis rien, j’ai failli mourir de chagrin quand tu as disparu, tu le sais ? -Oui je sais, ne t’en fais pas, je ne te quitte plus des yeux dans les prochains jours. J’espère que tout ça finira un jour… On vivra tranquillement sous un brin d’herbe, près de la rivière… Avec nos enfants, on les regardera jouer avec des mul-mul, leur parrain sera Bêta et leur marraine sera peut-être Kim, un beau partenariat tu ne penses pas ? Plaisanta t-il légèrement, pour essayer de remonter le moral à sa bien aimée. -Justement, Arthur, à propos du sujet des enfants… Je dois te dire quelque chose… -Quoi ?! Tu es enceinte, c’est ça ?! Mon dieu, il ne manquait plus que ça… Je suis bien trop jeune pour ça… Sélénia éclata de rire et regarda avec amour cet homme si naïf. -Mais non. Je me disais que l’on pourrait peut-être adopter un des orphelins que cette guerre a fait. Mais avoir nos propres enfants, je ne suis pas contre, j’espère juste qu’ils ne ressembleront pas à mon frère ou à ma sœur. En guise de réponse Arthur se contenta de l’embrasser avec affection, puis ils restèrent à nouveau silencieux, jusqu’à ce que quelqu’un vienne leur signaler qu’il était l’heure de partir.
Les abeilles avaient du créer une piste en cire juste devant la ruche afin de répondre au trafic croissant entre la ruche et les premières terres et jusque là les séides ne s’étaient pas trop aventurés dans le coin, les abeilles possédant la supériorité aérienne, mais il ne faisait aucun doute que si jamais le village venait à tomber, la ruche était la prochaine cible. Les abeilles revoyaient les derniers détails « V1 à 10 nœuds, Rotation à 17, surtout si vous avez un doute avec votre charge utile n’hésitez pas freiner avant la V1 sinon vous partez dans le décor. », puis soudain la piste s’éclaira, des lampions balisant clairement les limites et comme par automatisme, les abeilles s’alignèrent en bout de terrain. -On a encore deux minutes pour décoller, après c’est le black-out total alors on se dépêche ! -Euh… On passe par où pour se rendre au village ? Demanda timidement Betamêche au pilote responsable de sa sécurité. -Tout d’abord on prend un cap 138 pour arriver au saule, de là on plonge en radada, cap 173 direction les chutes du diable puis on remonte la rivière jusqu’à la gare et de là on rejoint le village. -Ca fait beaucoup d’eau pour un minimoy… -Pour une abeille aussi, mais on a plus a craindre de la défense anti-aérienne séide, le nombre de mes amis morts par l’eau est ridicule par rapport à celui atteint par une aiguille en plein vol. -Hum… Allons-y. Lança t-il d’un ton peu convaincu. Arthur tu montes avec moi ? -Non désolé, les passagers volent séparément. Simple question de sécurité. Il nous reste une minute, dépêchez vous de dire au revoir. -Ecoute Sélénia, si il devait m’arriver quelque chose durant ce vol, je veux que tu saches que… -Je t’aime. Ne t’en fais pas on se reverra et on éduquera nos enfants près de la rivière, je te le promet. -On se dépêche, 30 secondes… Arthur embrassa une dernière fois sa femme puis monta sur le dos de son abeille. -Dites moi, c’est la première fois que vous volez sur abeille ? -Euh… Oui. Je ne pense pas que ça doit être pas si différent que l’avion, même si je ne l’ai jamais pris. -Je ne sais pas ce que c’est un «avion» mais si on ressent des émotions fortes alors oui, ce n’est pas si différent que l’avion. Arthur n’eu pas le temps de s’inquiéter de son sort que l’abeille commençait à s’élancer sur la piste et bientôt il s’éleva lentement au dessus du sol, pendant que la piste s’éteignait progressivement derrière eux. Comme prévu ils prirent le cap 138 vers le saule au loin, qui paraissait déjà énorme grossit avec une rapidité étonnante et bientôt son pilote lui cria de bien se tenir, il arrêta de battre des ailes et se mit en piqué à 90 degrés avec tout les autres membres de la formation, Arthur cru entendre le cri de plaisir de Sélénia malgré le bruit du vent et le cri d’horreur de Betamêche et d’autres passagers. Arrivé à quelques centimètres du sol, l’abeille redressa brusquement et Arthur se vit plaqué contre son dos, un sentiment de soulagement l’empara mais bien vite il disparut lorsque les chutes du diable apparurent au loin et en moins de deux minutes ils se retrouvèrent au dessus de l’eau, si près qu’ils auraient pu la toucher.
C’est alors que le cauchemar commença pour nos amis, une batterie anti-aérienne tenta de leur barrer le chemin, des traits jaunes et oranges striant le ciel tels les flammes de l’enfer visant la Lune, les abeilles tentèrent de se séparer mais en vain, celles qui étaient le plus chargé furent touchées, les plus chanceuses purent faire demi-tour mais les autres subissaient leur malheureux sort: La noyade dans la rivière. Arthur poussa un cri d’épouvante lorsqu’il vit un trait lumineux traverser toute l’aile de son abeille, qui se mit à fondre dangereusement vers l’eau, néanmoins elle réussit à se stabiliser très près des bords de la rivière. -Saute! Je ne vais plus tenir très longtemps. Arthur n’écouta que son instinct de survie et sauta sur le bord de la rivière, se cassant au passage deux cotes et peut être un bras lorsqu’il entendit un craquement ignoble provenant de sa droite. Il se releva douloureusement et regarda avec effroi son abeille fondre sur la batterie séide et l’explosion qui en suivit fut gigantesque et magnifique a la fois, dommage qu’une mort fut nécessaire pour un tel spectacle pensa t-il tristement. Il reprit ses esprits pendant un moment et puis conformément aux instructions, il se rendit au point d’extraction situé sur les chutes du diable, ce qui lui prit seulement quelques minutes a pied, mais il se sentait épié dans ce silence épais, de plus la Lune s’était caché derrière une couche nuageuse importante, ce qui rendit anxieux un peu plus Arthur, surtout l’impression de voir les deux yeux rouges de la créature qui avait essayé de le tuer. Finalement il s’essaya calmement sur l’un des rochets surplombant les chutes et s’endormit jusqu’à l’aube proche… Réveillé par un battement d’aile, il aperçut Sélénia sur le dos d’une abeille partie à sa recherche, il se leva et fit signe que tout allait bien, il n’était pas blessé, l’abeille s’avança avec précaution de son promontoire ou se tenait Arthur lorsqu’un cri diabolique s’éleva des hautes herbes. Sélénia regarda la scène depuis son abeille lorsqu’elle vit surgir une créature à l’aspect démoniaque, aux yeux rouges, fonçant vers Arthur et les chutes du diable. -Descendez le chercher, tout de suite ! -Je vais essayer, je ne sais pas si je le pourrai. Mais c’était trop tard, Arthur se retrouva au corps à corps avec la créature, chaque coup menaçant un peu plus de les faire tomber tout les deux dans le cours d’eau. L’abeille et sa passagère étant deux spectateurs impuissants, l’abeille n’arrivant visiblement pas à s’approcher de la chute quand soudain un cri de douleur s’éleva dans le ciel, Sélénia reconnut la voix d’Arthur, et alors la créature sembla battre retraire, ce qui fit pousser un soupir de soulagement à Sélénia, mais arrivée à une bonne distance pour prendre de l’élan, elle courut à toute vitesse et sauta dans les chutes… avec Arthur. Deux corps s’éloignèrent, un cri s’éleva, puis il s’éteignit couvert par le vacarme des chutes. -Arthur !!! Non, ce n’est pas possible! Descendez le chercher tout de suite! -Je ne peux pas ! C’est trop dangereux, on risquerait d’y rester ! -Faites le, c’est un ordre ! -Désolé, princesse… Allons chercher du secours. -Noooon !!! Ce n’est pas possible ! Pas mon Arthur ! Pas le mien ! Je lui avais promis !!! -Rentrons, ça vaut mieux… Tandis qu'ils s'éloignaient du lieu du drame, Sélénia regarda une dernière fois où Arthur était tombé avec un regard abasourdi, puis elle fondit en larme, il fut impossible de l’arrêter pour le reste de la journée.
Deuxième jour après disparition d’Arthur : Les recherches sont arrêtées, le mari de la princesse Sélénia de Matradoy est officiellement déclaré disparu, les responsables du sauvetage ne cachent pas que les chances de retrouver le corps du prétendant au trône sont nulles, demain une cérémonie funéraire sera rendue au dessus des chutes. L’état d’esprit de la princesse est significatif du moral de la population des sept terres, un désespoir s’est abattu sur l’ensemble des civils et plus important sur les soldats, qui ne souhaitent plus se battre. Le frère de la princesse a empêché deux tentatives de suicide de la part de sa sœur suite à l’annonce de la mort de son conjoint, le royaume des premières terres semble en prise d’une terrible crise, sans précédent. L’ennemi n’a pas hésité à profiter des évènements pour lancer une attaque contre le village, les séides possèdent un quart du territoire et s’approchent du refuge du roi. La Fleur Sélénienne, journal indépendant.
Quatrième jour après disparition d’Arthur : L’annonce de la mort du mari de la princesse Sélénia de Matradoy a causé une baisse de moral important dans les troupes combattantes, ceux-ci ont laissés tombés le village dans les ignobles mains de M le Maudit et de son partenaire Tazer. Quant au Roi, il a été capturé et mis en détention dans la huitième terre, sous la juridiction de son malfaisant frère. La princesse Sélénia plonge quant à elle dans une dépression tandis que son frère s’est fait pour obligation d’annoncer la mauvaise nouvelle aux grands parents du prétendant au trône. L’avenir semble sombre pour tous les partisans de la liberté.
La Fleur Sélénienne, journal indépendant.
Neuvième jour après disparition d’Arthur : Ceci est sans doute notre dernière publication dans la légalité et dans le respect de la liberté de presse, les séides sont aux portes de la ruche, où nous avons du déménager nos locaux après la chute du village. On annonce que ce qui reste de la famille royale, à savoir Sélénia et Betamêche de Matradoy, seraient partis à la demande des abeilles dans un refuge pour éviter une victoire totale de la coalition ennemie, reste à savoir si Sélénia de Matradoy arrivera à se remettre de sa dépression et a devenir le symbole d’un combat contre la tyrannie. On signale aussi un curieux combattant se cachant et rodant dans les sept terres qui semble faire une répression à toutes les injustices que subissent nos concitoyens. Pour finir cette dernière édition, nous souhaitons déclarer bonne chance à tous nos concitoyens, sachez qu’un ami de la liberté ne sera jamais seul et qu’un jour le joug de l’ennemi finira par trébucher et à ce moment nous serons là et nous saurons en profiter !
La Fleur Sélénienne, journal "résistant".
Dixième jour après disparition d’Arthur : Premier jour de règne de l’empereur Maltazard sur l’empire des sept terres.
Onzième jour après disparition d’Arthur : Création officieuse de la résistance, septième victime du franc-tireur, certains pensent qu’ils pourraient s’agir de la princesse Sélénia.
L'espoir est comme le ciel des nuits noires: il n'est pas coin si sombre où l'oeil qui s'obstine ne finisse par découvrir une étoile. Fin. Arrêt du Tome 1 : Arthur et le rayon de Lune. Skydreamer, 12/11/07.
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