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| | | Arthur et le Mystère des Arcanes | |
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Words Wizzard Roi de la forêt

Nombre de messages: 356 Age: 16 Localisation: Dans l'Imaginaire... Date d'inscription: 12/01/2007
 | Sujet: Re: Arthur et le Mystère des Arcanes Ven 31 Aoû - 19:41 | |
| Voici enfin la suite...ça fait bien longtemps que je n'ai pas posté...Allez c'est parti! Chapitre 20 : DominationLes deux filles suivirent donc l'ombre flottante, remarquant au passage l'absence de Ghârs dans les obscurs couloirs qu'ils traversaient, et en concluaient donc que Bohor s'estimait assez puissant pour les neutraliser toutes deux.Elles ne prirent cependant pas le risque de tenter de s'échapper, d'autant que cette histoire commençait à les intriguer profondément. Ils débouchèrent bientôt dans une salle circulaire, creusée à même la terre, qui était éclairée par des torches tenues à intervalles régulières par des Ghârs.Sélénia devina de suite (notamment aux quatre impressionants marteaux de guerre pendus à leurs ceintures ) qu'il ne s'agissait pas de simples soldats.Ces Ghârs-là étaient probablement bien mieux entrainés et bien plus forts que les autres . Au centre de la pièce , il y avait une table de pierre rectangulaire, de la même couleur obsidienne que la porte donnant sur ce monde souterrain, et probablement de la même matière.Sur cette table était allongé Arthur,inconscient .Et derrière se tenait Yénoz , l'horrible reptile , qui tenait à la main un couteau gravé de signes inconnus des deux filles. (Jukebox : Path ou Domination d'Apocalyptica sont biens si vous voulez de l'ambiance pendant pareil moment) Sans un mot ni un regard pour les deux filles, Bohor le Murumurant s'empara du couteau et pratiqua une entaille de haut en bas sur la poitrine d'Arthur (qu'il avait pris soin de dénuder avant, bien entendu), de la base du cou au bas de la cage thoracique , sous les yeux horrifiés de Nelshia et Sélénia. Celles-ci, après s'être brièvement concertées, tirèrent leurs épées de sous les morceaux de tissus utilisés pour les camoufler, et se jetèrent sur Bohor.Elles furent stoppées en route par Yénoz, qui leur fit signe de se calmer et de ne pas paniquer .Elles se jetèrent malgré tout sur lui. D'un geste d'une rapidité inhumaine, il bloqua le bras de Sélénia , le tordit de telle manière qu'elle fûsse obligée de lâcher son épée , puis le lui tordit dans le dos, faisant tomber Sélénia à genoux.Nelshia fonça sur Yénoz et lui asséna un coup sauvage, que celui-ci esquiva d'un simple mouvement sur le côté.Il sortit alors sa propre épée et pointa prestement la pointe de ladite lame vers la nuque de Nelshia qui, emportée par l'élan, n'avait pu se repositionner correctement.La jeune fille de la 5eme terre , sentant le contact du métal sur sa peau, lâcha son arme et se mit à genoux à côté de Sélénia, comme le lui demanda gentiment Yénoz. Bohor, imperturbable, avait continué son opération . Comme on ouvre un livre en son milieu, il avait ouvert la poitrine d'Arthur toujours inconscient, révélant ses os, ses poumons , son coeur et bien sûr ses vaisseaux sanguins.Sélénia retint une nausée à ce spectacle,mais se força à regarder la suite. Bohor s'affairait maintenant à séparer les deux parties de la cage thoracique, utilisant pour cela son couteau-scalpel.Une fois que cela fut fait (non sans mal, ceci étant une opération délicate et difficile), il contempla , semblait-il, le coeur battant avec une certaine jubilation.Ne laissant pas d'émotion percer sur son obscur visage, il se remit néanmoins à la tâche. Cette-fois çi, on semblait être arrivé au moment le plus important du rituel.Avec des gestes religieux, Bohor effleura le coeur de la pointe du couteau, y creusant de légers sillons formant un symbole .Pendant qu'il pratiquait le loisir de la gravure sur coeur, Bohor se mit à chanter.Les paroles étaient incompréhensibles, et la voix extrêmement grave, mais Sélénia et Nelshia sentirent tout de suite qu'il s'agissait d'un enchantement. Cependant, cela leur semblait être agréable, doux,sage, comme si elles trouvaient un sens à ces paroles qui leur apparurent les plus sensées du monde.La chanson faisait résonner dans leurs têtes une voix grave, calme et posée, qui leur parlait doucement, qui leur demandait : "pourquoi me hais-tu ?Qu'ai-je fait pour mériter ta colère?Je ne veux pas faire de mal à Arthur.Je fais cela pour son bien...Pour son bien...Pour son bien...Pour son bien..." et ces paroles, qu'elles comprirent comme celles de Bohor, résonnaient sans fin dans leurs pensées, obnubilant tout autre point de vue ou hypothèse concernant ce qu' il faisait à Arthur.Evidemmment.Bohor a raison.Il fait cela pour le bien d'Arthur, pour le sauver.Quelle idiote j'ai été de penser le contraire, pensaient-elles alors toutes deux,et chacune considérait alors l'autre comme une imbécile qui faisait des maladresses et des faux raisonements à bout de bras.Et dans leurs têtes naquit une haine envers l'autre.C'est elle qui m'a volé Arthur, après tout.C'est à cause d'elle que nous sommes ici, se disaient-elles. Pendant que le charme agissait, elles n'avaient pas remarqué que les gardes Ghârs et Yénoz s'étaient joint au chant, fermant les yeux et chantant toujours plus fort, toujours plus fort.LE coeur d'Arthur s'était mis à battre fort, imprimant le rythme de la mélodie. Et Sélénia et Nelshia se surprirent à se joindre elles-mêmes au chant, et un flot de paroles inconnues émana de leurs bouches , se joignant au chant maléfique, qui s'accéléra au rythme du coeur d'Arthur. Soudain, tous s'arrêtèrent, et Bohor releva son couteau du coeur d'Arthur, qui s'arrêta de battre pendant un moment, avant de reprendre son rythme normal. Bohor referma d'un geste la poitrine d'Arthur, et d'un geste de la main, les chairs se ressoudèrent.Tous se reculèrent respectueusement, y compris Sélénia et Nelshia, dont le charme avait été rompu, les laissant comme au sortir d'un rêve étrange. Le corps d'Arthur s'éleva d'environ un mètre dans l'air au-dessus de la table de pierre, et sembla comme agité par un vent violent venu de... la table? Puis il retomba doucement sur la table, toujours cette expression de sérénité sur son visage inconscient.Puis, d'un coup, il écarquilla brutalement les yeux, fixant le plafond au-dessus de lui. Alors il commença à changer, tel un nuage apporte une ombre sur soi, ses vêtements bruns aux motifs minimoys se changèrent en vêtements noirs décorés de motifs à l'aspect magique et démoniaque.Ses cheveux passèrent du blanc au noir, et l'orange de ses yeux passa au rouge sang. Sur ses avant-bras, comme une plante grimpante à la croissance accélérée, de noires arabesques se dessinèrent jusqu'à ses coudes. Alors il se leva de la table, et se tourna vers Bohor.Il s'inclina devant lui , et dit : -Maître. |
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 | Sujet: Re: Arthur et le Mystère des Arcanes Jeu 15 Nov - 22:06 | |
| Et voilààà, après une longue période de glandage, je me remets au boulot et donc à ma fic  en espérant que ça vous plaise ... Chapitre 21 : Passage en coup de vent La Forteresse de Bohor , comme on l'a dit plus haut , était sous terre, et trouée de plusieurs petites entrées gardées par des Ghârs qui avaient la charge de contrôler les passages de voyageurs, lesquels voyageurs venaient en général plus pour marchander puis se tailler à toutes jambes que pour demander à une patrouille de Ghârs de leur faire la visite de l'endroit. Ce jour-là , Krenthur était de garde avec ses sept camarades -ou frères, comme ils s'appelaient entre eux- , et les journées étaient pour le moins longues et ennuyeuses, la conversation avec les rares marchands se résumant à : " vous transportez quoi là dedans ouvrez moi ce sac vous n'avez rien à déclarer c'est bon passez". Mais ledit jour, c'était encore plus ennuyeux car le Maître (comme tous appelaient ici celui qui avait réussi en quelques jours à amener presque toute l'armée Ghâr et qui la faisait marcher à la baguette dans un climat de terreur) faisait un discours de guerre et rassemblait les armées quelques jours avant la Grande Invasion, pendant que lui et quelques autres malchanceux devaient monter la garde juste ce jour-là. Arriva alors un trio de vieillards encapuchonnés et vêtus de larges tenues. Les trois croûtons n'avait ni la stature droite ni la démarche assurée, et ne pipèrent mot lorsque quatre des gardes s'avancèrent pour tâter leurs poches ( et ainsi leur épargner charitablement de mettre la main au portemonnaie pour payer le droit de passage ), ce qui d'un côté n'est pas étonnant lorsque vous avez quatre combattants en armures et en armes en face de vous , dont les quatre bras et la légende de la force inspirent la crainte... -Vous venez ici pour quoi?demande d'un ton rude le chef du poste de garde, laissant à ses hommes le soin de fouiller les arrivants. Le premier des vieillards, celui à la plus courte barbe , répondit par " grmmlgrmglrmaffairesgrmelmmlmmerde" -Vous n'avez rien à déclarer ? revint à la charge le supérieur de Krenthur. Pas de réponse. -Oh, vous m'avez entendu? aboya le Ghâr en portant la main à son sabre. Il n'eut pas le temps de le tirer.Le vieillard à la courte barbe avait tiré son capuchon en arrière, et un arc de sa tunique , (ce qui ahurit les Ghârs qui l'avaient fouillé) encocha une flèche , banda son arc et tira dans la tête de sa cible le chef, tout ça en moins de 4secondes 37 dixièmes. Archibald (car c'était bien lui ) encocha une nouvelle flèche pendant que ses deux acolytes révélaient leur identité, c'est-à-dire les conseillers de la reine , c'est-à-dire les deux passeurs, celui de rayon et celui de bulles.Les deux cousins tirèrent leurs armes, respectivement une pelle et une hache , et s'élancèrent à l'assaut, fendant , embrochant, broyant, tranchant, j'en passe et des meilleures, le tout arrosé d'une pluie de flèches venue d'Archibald. Après s'être assurés que leurs infortunées victimes soient bien mortes, le plus barbu des trois pépés ( à savoir le passeur de rayon) émit un léger sifflement et une vingtaine de ce savoureux mélange d'elfe et de hobbit que son les minimoys sortirent de leurs cachettes toutes proches de l'endroit de l'escarmouche, dans leurs belles armures et leurs beaux casques sur la tête, la lame à la main et l'air mal assuré, et s'approchèrent des trois petits vieux qui observaient déja la gigantesque caverne depuis ce qui fut un poste de garde. Parmi les soldats, un seul etait sans casque. Son visage respirait la noblesse , le courage et la détermination et était encadré par des cheveux bruns légèrement ondulés .Son visage,sans être d'une beauté extraordinaire , possédait néanmoins un certain charme et reflétait une personnalité bien affirmée. Une petite vingtaine d'années, pas encore sorti de l'adolescence, mais respirant déja la maturité, le dénommé Grimanthir semblait donner du coeur à ses soldats, qui pénétrèrent ,angoissés, dans l'antre de la Terreur. Sans un bruit , la petite escorte entra dans les cavernes de Bohor, et avança précautionneusement afin de ne pas se faire remarquer , ce qui n'est pas forcément facile lorsqu'on porte des armures étincelantes... Grimanthir , aux côtés d'Archibald, menait la petite troupe dans l'obscurité, pendant que les passeurs allaient devant en éclaireurs.Les rares patrouilles de Ghârs qui passaient , ils les évitaient facilement , car les acariens allaient tous au discours de guerre du Murmurant. A l'intérieur du Hall du Culte , Nelshia et Sélénia assistaient horrifiés et abasourdies à la possession de leur Arthur . Bohor s'adressa , une fis l'opération terminée ,à ce dernier : -Arthur , jure allégeance à Bohor le Murmurant ici et maintenant, jure-le sur ce que tu as de plus cher, je te l'ordonne. Arthur ferma les paupières et baissa la tête .Il répondit : -Je fais serment de servir Bohor le Murmurant sur le pouvoir qui m'a été confié, et jamais ne briserai ma promesse. Alors Bohor éclata d'un rire diabolique et sifflant, car il tenait l'arme absolue pour vaincre ses ennemis. Sélénia , pendant que Yénoz ne regardait pas, tira son épée et se jeta sur Bohor avec un cri de rage .Mais un garde du corps Ghâr s'interposa et se mit en garde face à elle.Sélénia ne fit ni une , ni deux , et chargea son adversaire d'un coup sauvage de haut en bas. Auquel le Ghâr répondit par une parade de deux de ses sabres, puis se replaça en garde.Sélénia enchaina les attaques féroces et les coups sauvages, mais ces insectes-là étaient d'une autre trempe que les troupes communes.Et très vite, Sélénia se retrouva maîtrisée par les autres gardes sans coup férir.Et Bohor siffla à l'assemblée de le suivre. Bientôt les jeunes filles se retrouvèren tderrière Bohor, sur un balcon, et la clameur qui s'élevait en contrebas les décoiffa.Elles s'avancèrent alors et contemplèrent le péril où se trouvaient les Sept Terres. L'armée de Bohor était là toute entière.Il y avait un nombre inouï de Ghârs, bien sûr, et tous clamaient "Bohor , Bohor" en cadence, mais également de grands insectes munis d'une sorte de longue corne se divisant en deux parties au bout, montés par des arbalétriers acariens.Là se trouvaient aussi des pachymollets sur lesquels étaient greffés des piques de guerre, et là encore montés par des Ghârs. La taille de l'armée était à vous couper le souffle, et pourtant Bohor la fit taire d'un seul geste de la main. Il s'éleva de quelques centimètres dans les airs , et commenca à scander d'une voix terrible qui n'était plus du tout murmurante, et dont le timbre inhumain marqua à jamais ceux qui l'entendirent. (Jukebox : Pray ! , by Apocalyptica)-Soldats ! cria-t-il . Aujourd'hui est venu le jour ! Nous allons marcher à travers les sept terres et les mettre à feu et à sang ! Il y aura des flots de sang souillé , comme je vous l'ai promis , et vous aurez en nourriture des cadavres ennemis à profusion! En avant ! Les Sept Terres vont saigner..." "Mais avant, je vous offre un petit spectacle à l'arène : deux jeunes filles minimoys , et non des moindres, puisqu'il s'agit de la princesse Sélénia et d'une princesse Amazone du nom de Nelshia !" L'hystérie atteignit son comble , pendant que Sélénia et Nelshia se regardèrent sous le coup des révélations qu'elles venaient d'entendre : comment savait-il, pour la princesse Amazone , se demanda Sélénia, et surtout, comment-est possible?? Bohor se tourna vers elles, et leur dit : -Oh, vous ne le saviez pas, princesse Sélénia? Vous n'avez jamais vu d'Amazone auparavant , n'est-ce pas?Elles sont pourtant bien simples à reconnaitre, surtout la fille de la reine...Gardes , dit-il aux acariens l'entourant, emmenez-les à l'arène... |
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 | Sujet: Re: Arthur et le Mystère des Arcanes Mar 20 Nov - 18:45 | |
| Valà ma punition suite Chapitre 22 : Fuite -Tu ne nous avais pas dit tes origines, dit Sélénia à Nelshia , accrochée, comme elle ,à un poteau posé sur un insecte convoyeur ,escorté par une foule de Ghârs moqueurs. -Je cherche à les oublier, répondit Nelshia , le regard dans le vague. Un différend m'opposait à ma mère, alors je suis partie. -Max le savait-il? demanda Sélénia. -Max est au courant de bien plus de choses qu'il n'en a l'air...répondit-elle avec une ombre de sourire aux lèvres. -De quoi, par exemple?Hormis tes origines, bien sûr... -Ecoute, nous allons devoir nous donner en spectacle devant une foule hargneuse, et très probablement , mourir.Tu crois que c'est le moment?répondit Nelshia, angoissée. La réplique acide de Sélénia fut couverte pas les huées et les hurlements de la foule. Il est vrai qu'ayant voyagé dans l'obscurité, les deux filles n'avaient pas idée de l'endroit où on les amenait. L'arène était bâtie à la romaine , à la différence près que les romains n'envoyaient pas sur leurs "distractions" humaines des monstres de cette envergure. Il y avait en effet au centre de l'arène un monstre d'une taille gigantesque , même pour les minimoys qui sont pourtant habitués à voir des créatures bien plus grosses qu'eux. La bestiole était aux yeux de Sélénia et Nelshia un horrible croisement entre une araignée , car elle avait huit pattes, et un serpent , car la queue de l'arachnide se dressait en l'air tel un dangereux reptile, prêt à fondre sur sa proie. Arthur aurait bien sûr reconnu là un scorpion, et un sacrément gros puisqu'il faisait la moitié ou presque de l'arène, mais Arthur parlait actuellement affaires ailleurs avec Bohor et Yénoz... Un Ghâr arriva au chariot, et coupa les liens des jeunes filles. Puis il leur remit leurs épées ,( qu'on leur avait confisquées pendant l'aller jusqu'à l'arène, car Bohor et Yénoz n'étant pas là, on craignait qu'elles ne s'échappâssent)et il s'en fut , fermant la grille d'entrée derrière lui. Les filles se saisirent de leurs lames , inspirèrent un bon coup, et se lancèrent bravement contre le scorpion dans un combat où leur survie était plus qu'improbable. Cependant , Grimanthir et ses hommes étaient dans le stade.Le camouflage n'était pas un réel problème , l'arène étant envahie par des spectateurs de tout poil.Le vrai problème était plutôt d'arracher les deux filles aux griffes ,ou plutot aux pinces de ce scorpion gigantesque.Les passeurs et Archie étaient partis dans les tribunes plus élevées , afin de créer une diversion permettant d'effrayer les soldats Ghârs mêlés à la foule , et de sauver Sélénia et son inconnue acolyte. Sélénia et Nelshia fonçaient vers le scorpion dans un mélange de cris : les leurs , de guerre, ceux du scorpion, d'amusement, et ceux de la foule , de joie. Au milieu de ce vacarme apparut soudain une explosion d'étincelles, tel un feu d'artifice au nouvel an. Mais ces étincelles retombèrent sur la foule en brûlant tous ceux qu'elles touchaient .le scorpion, lui , eut droit à toute une douche, et il en fut désemparé, et à ce titre , se désintéressa des ravissantes minimoys, et fonça dans le mur de l'arène (ce qui est bien quand on se crame, c'est que quand on se cogne la tête contre un mur, on ne sent plus la brûlure ).Lequel mur de céder dans une explosion sonore assourdissante. Il ne fallut beaucoup de temps , ni à Grimanthir et ses hommes, bien qu'ils dussent jouer de leurs lames dans la foule pour se tailler un chemin, ni aux troupes Ghârs et à leur chef qui se trouvait être le général Kreshnark, pour s'organiser. Grimanthir sauta seul dans le cercle de l'arène, malgré les convulsions dévastatrices du scorpion agonisant pour hurler à Nelshia et Sélénia de le suivre, au fond de l'arène, à l'ntrée des monstres, que Archibald avait bien entendu débarrassée de tout acarien indésirable (en gros de tout le monde ), et par laquelle ils s'enfuirent, rejoints par les guerriers minimoys et les passeurs (bien évidemment les auteurs de ce joyeux feu d'artifice ) au-dehors . -Eh bien, qu'avons-nous là? s'écria une voix nasillarde et rageuse. Les minimoys se retournèrent , et se retrouvèrent nez-à-nez avec le général Kreshnak en personne (ils le reconnurent à son armure, qui faisait défaut chez les hommes de la troupe), menant une cinquantaine de Ghârs derrière lui. -Posez vos armes de suite, si vous ne désirez pas finir en charpie, fit-il, soutenu dans son idée par le rire mauvais et moqueur de sa troupe . -Ecarte-toi de notre chemin, engeance! s'écria Grimanthir, s'avançant, l'épée au poing, nullement effrayé par les acariens, ou vous subirez la colère de la Princesse des Premières Terres et de sa Garde ! Le rire de Kreshnak s'estompa, remplacé bientôt par un rictus mauvais.Il sortit de sa ceinture (qui était un vrai arsenal ) deux énormes haches, qu'il maniait de ses quatre bras avec une rapidité effarante.Puis il ordonna à sa troupe : -Chargez ! Mais laissez-moi ce petit effronté... Dans un hurlement sauvage, le raz-de-marée rouge s'abbatit sur la ligne turquoise des armures minimoys. La Garde du Palais , bien que rompue au combat , n'était pas en nombre suffisant pour vaincre, d'autant que l'arrivée perpétuelle de renforts coté Ghârs rendait la tâche pratiquement déséspérée.Il fallut plusieurs charges des épées de Sélénia et Nelshia et de la hache et la pelle des Passeurs pour redonner du courage aux troupes. De son côté, Grimanthir luttait vaillamment contre son redoutable adversaire, sachant que la défaite de ce dernier mettrait le reste des Ghârs en fuite . Tout petit déja, Grimanthir pratiquait l'escrime, en bon fils à papa (lequel papa était commandant de la Garde du Palais ) qu'il était, mais cela ne servait de rien contre la force brutale et la rapidité ahurissante avec lesquelles Kreshnak maniait ses armes. Seules les esquives et les bottes les plus secrètes de l'actuel chef de la Garde suffisaient à ne pas se prendre une hache en pleine figure de la part du général de la gigantesque troupe de mercenaires Ghârs enrôlée par Bohor. Pendant l'assaut, Kreshnak sentait bien qu'il lui suffirait d'une erreur de son ennemi pour lui détacher la tête du cou .Et Kreshnak ne cessait pas de narguer Grimanthir , afin de le déconcentrer et de provoquer cette erreur. Mais le minimoy, bien que fatigué , tenait bon.Mais il était fatigué, trop fatigué, et désirait en finir. Soudain, Grimanthir contre-attaqua.Soudainement . Il assena à son ennemi une volée de coup si sauvage et rapide que Kreshnak recula de plusieurs pas, déconcerté par ce changement de tactique brutal. Il se reprit néanmoins vite, et se remit en position de défense.Grimanthir, n'y tenant plus, tenta d'en finir avec son adversaire , se fendant d'un puissant coup en avant.Mais le Ghâr était prêt : il esquiva le coup et trancha l'air de haut en bas devant lui.L'avant-bras droit de Grimanthir tomba au sol, tranché aussi nettement que de la saucisse de Strasbourg chez le boucher. Grimanthir tomba à genoux sous l'effet de la douleur, et Kreshnak se prépara à l'achever quand Nelshia arriva au secours du Commandant de le Garde et fit reculer Kreshnak prestement , en lui tranchant deux de ses quatre bras ,en l'occurence les deux bras gauches.Kreshnak cria de douleur et s'enfuit, laissant à ses troupes le soin d'éliminer les minimoys. Mais lesdites troupes , déconcertées de la fuite de leur chef, furent repoussés par les minimoys de la garde.Alors le passeur de rayon s'adressa à son cousin en ces mots : -Fais sortir les troupes par la porte, je m'occupe du reste. |
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 | Sujet: Re: Arthur et le Mystère des Arcanes Mer 28 Nov - 21:45 | |
| Suite un peu burlesque , je vous laisse découvrir Chapitre 23 : Voyage sous les Sept Terres -Repliez-vous! Repliez-vous! eut encore la force de crier Grimanthir, dont le bras était une véritable fontaine à sang. Le chef des Gardes Royaux devenait blanc comme linge, et deux de ses hommes durent le soutenir pendant qu'un troisième lui faisait un bandage de fortune au demi-bras qui lui restait. -Princesse Sélénia, mademoiselle, venez ici ! Le passeur de rayon avait sorti sa pelle de son ceinturon et avait brisé la nuque des quelques Ghârs qui avaient eu l'inconvénient de le prendre pour un vieux croulant. -Venez, venez ! Nous devons partir! -Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, nous sommes en pleine forteresse ennemi et nous aurons bientot toute l'armée Ghâr aux fesses! La sortie ne se trouve pas dans le sol que je sache ! lui cria Sélénia, enervée. Le passeur lui lança un curieux regard, planta sa pelle dans le sol et appuya sur un bouton dissimulé dans celle-ci. Une voix féminine électronique dit : -Bienvenue . Veuillez sélectionner le nombre de passagers pour ce voyage. Sur ce , un petit panneau apparut au-dessus du manche, et le passeur pianota dessus. S'afficha alors un itinéraire dont l'arrivée se situait en plein village minimoy. -Très bon choix, dit la voix, tandis que le manche de la pelle s'allongeait horizontalement d'une barre métallisée de chaque côté du manche principal. -Posez vos mains dessus, mesdames , et surtout ne paniquez pas. Ca va vous faire bizarre, pour sûr, mais ne vous en faites pas. Les jeunes filles s'exécutèrent .A leur grande surprise, le manche sembla devenir un bref instant liquide , puis se selodifia de nouveau.Problème : leurs mains étaient à présent fixées (pour tout dire, à moitié fondues) dans le métal qui était resté froid. Ebahies et effrayées, elles se tournèrent vers le passeur, qui leur adressa un mouvement de tête qui voulait signifier "ne vous en faites pas, c'est normal". -Accrochez-vous, mesdames, 5...4...3...commença de compter le passeur. Sélénia n'eut pas le temps de lui dire qu'elles auront du mal à mieux se fixer vu que leurs mains étaient clouées dans le métal. -2... Nelshia se demanda ce qui allait arriver et une confuse angoisse monta en elle. -1... Sélénia commença à comprendre... -O! Le passeur appuya sur un bouton et deux pelles sortirent du manche horizontal pour aller se ficher en terre aux pieds des filles.Puis les pelles commencèrent à creuser frénétiquement le sol, de plus en plus vite et fort, et la pelle centrale émit un grondement sinistre. Puis de petites pointes de forage sortirent du manche et attaquèrent violemment le sol.Un trou se forma alors très rapidement , et la pelle de voyage s'enfonça sous terre en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les hurlement d'horreur des passagers couverts par le capharnaum des outils creuseurs. -Et on va loin comme ça ? hurla Nelshia au passeur. -Au village minimoy ! lui répondit ce dernier, hurlant lui aussi pour se faire entendre malgré le boucan. -Et ce sera long? renchérit Sélénia . -Quelques minutes, si nous ne sommes pas déchiquetés vifs par les rochers devant le village, répondit le passeur comme s'il leur donnait l'heure. Sélénia et Nelshia se regardèrent, à la fois éberluées par ce prodige et horrifiées car elles allaient se faire couper vives par de vulgaires caillasses. Sélénia fit son requiem, et Nelshia se mit à prier... De son côté, l'autre passeur était parvenu à faire sortir les minimoys grâce au raffut provoqué par l'outil pour le moins incongru de son cousin.Pas de morts, quelques blessés légers et un blessé grave, le chef des soldats en l'occurence. Archibald se chargeait de le soigner et de le maintenir conscient, mais il est vrai que le lieu ne permettait pas vraiment une transmission sanguine. Archibald, une fois la blessure de Grimanthir sommairement pansée , tira un sifflet de sa poche, dont il siffla à s'en casser les poumons.Un son aigu sortit de l'objet , qui perdura quelques instants avant de s'atténuer dans le soleil couchant. C'est alors qu'un puissant battement d'ailes se fit entendre.Alors, tous les minimoys purent voir, dans le ciel, une forme monstrueusement grande en forme d'abeille s'avancer vers eux. A elle seule , elle aurait pu transporter deux cents minimoys sans problème. Ou en tuer dix fois plus sans plus de difficulté. Les soldats tirèrent leurs lames sans espoir, déglutissant avec difficulté à l'approche du combat inégal qui s'annonçait... Seul Archibald ne semblait pas inquiet.Il souriait , au contraire, son arc n'était pas sorti de son carquois et lui-même faisait de grands signes au frelon -car c'en était un- qui arrivait. Les soldats, interloqués, se tournèrent vers le passeur, qui, très calme, s'occupait de maintenir Grimanthir éveillé.Le pauvre jeune homme était en effet d'une paleur mortelle, mais pas un trait de son visage n'exprimait la souffrance, et ce stoïcisme rassura quelque peu les guerriers. -Je ne pensais jamais dire cela un jour, mais je suis fichtrement heureux de vous voir, Ernest ! dit Archibald une fois que le frelon et le minimoy ventripotent juché dessus furent à portée de voix. -C'est tout naturel, M.Suchot, répondit Davido un peu hypocritement, pour ce que vous me payez, c'est même un plaisir ! -D'autant que sans le monde des minimoys vous auriez croupi dans votre prison à Brècques, n'est-ce pas? répondit Archibald malicieusement. Davido pinça les lèvre d'agacement, et rétorqua : -Peut-être.Faites grimper vos amis, nous n'avons pas de temps à perdre! sur ce, il lança une échelle de corde au sol afin que les minimoys puissent monter sur l'énorme insecte. Une fois tout le monde chargé, Davido appuya sur une manette placée entre la tête et le thorax de l'insecte , partie sensible de l'animal, qui décolla. Le frelon prit de l'altitude, et un soldat minimoy s'écria : -Regardez, en bas, les Ghârs ! Les minimoys tournèrent la tête et se rirent de leurs ennemis, qu'ils avaient berné contre toute attente.Chacun embrassait son voisin, heureux de s'etre sorti de cette improbable aventure.Mais le passeur s'adressa à eux en disant : -Ne vous réjouissez pas trop vite.La guerre n'a pas encore commencé. Et Davido, contrôlant le frelon au moyen de fines tiges plantées dans la partie sensible de l'animal, dirigea ce dernier vers les Premières Terres , emportant derrière lui les troupes dont l'ardeur avait été douchée par cette dernière réplique du passeur . C'est un peu court, mais j'éditerai demain  |
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 | Sujet: Re: Arthur et le Mystère des Arcanes Jeu 27 Mar - 15:11 | |
| Je m'y remets après un sacré temps de glande , dernier (très court )chapitre avant le passage en Dark Fantasy Chapitre 24 : Saimondo de Matradoy -Pèèèèère, c'est l'heuure ! Cria joyeusement Bétamèche en entrant dans la chambre de son père. Il déchanta en voyant la teinte très pâle de son papounet . Il courut vers lui et lui dit : -Papa, papa, qu'est-ce qu'il y a? Ne meurs pas, ne me laisse pas ! Le roi ouvrit un oeil fatigué , et répondit à grand-peine : -Mon fils, le temps est venu . Je rejoins ...les anciens rois des minimoys ... Guide mon peuple . -Mais, mais , mais la guerre alors?? Comment est-ce que je vais faire pour mener la guerre ?? Je ne suis pas un stratège ni un guerrier ! -Envoie ...Des émissaires chez.... Les fourmis et les ...abeilles....et délivre M ... Lui seul peut s'opposer à Bohor ... -Qui ça ? Délivrer M ? Les fourmis ?? Les abeilles??? -La réponse à tes questions viendra ...Bientôt, tu sauras...Fais ce que je te dis, mon fils... Dis à mon peuple que je l'aime... -PAPA !!! Le roi rendit son dernier soupir . Bétamèche cria de désespoir . Il savait qu'il n'était pas capable de mener les minimoys . Des courtisans arrivèrent précipitamment dans la chambre et observèrent le spectacle de Bétamèche qui pleurait sur le cadavre de Sifrat de Matradoy, quinzième du nom . Miro, qui était parmi eux, dit : -Bétamèche, je suis désolé . De fait, il l'était vraiment, et essuya une larme .Puis il s'approcha du prince et dit : -Puisque Sélénia n'est plus là , c'est à toi qu'incombe la tâche de mener les Minimoys , à présent . Les courtisans s'inclinèrent , et d'une seule voix, dirent : -Majesté . Clac. Quelque chose sauta dans la tête de Bétamèche . Il suivrait les dernières volontés de son père. Il régnerait et protégerait les Minimoys, comme son père avant lui, comme le père de son père avant lui. Et il vengerait la mort de son père en détruisant le mal qui veut détruire son village et son bonheur... Mino guida le nouveau roi au balcon . La foule attendait, anxieuse . Mino désigna Bétamèche et cria : -Peuple, voici ton nouveau roi ! Applaudissements, cris de joie, jusqu'à ce qu'un sourd grondement remue la terre : les filles et le passeur étaient de retour... |
|  | | Words Wizzard Roi de la forêt

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 | Sujet: Re: Arthur et le Mystère des Arcanes Jeu 3 Avr - 14:18 | |
| Voilà, premier chapitre en dark fantasy, donnez-moi vos avis  je vous préviens, ça change complètement ... Chapitre 25 : Main de Souffrance Arthur ouvrit les yeux ,et il sut tout de suite que quelque chose avait changé . Il s'observa . Habillé sombrement, couvert de signes qui lui étaient auparavant inconnus, mais qu'il pouvait maintenant lire comme s'il s'agissait de sa langue maternelle : " Que vive la Main de la Souffrance à travers lui, qu'il soit le fléau des siens , que par lui coule la Mort ,tel d'une plaie suinte le sang ." Arthur aurait frissoné de lire de telles inscriptions, mais il n'était plus l'Arthur d'avant . Il le sut . Main de Souffrance serait son nom à présent . Il sourit . Son nouveau nom lui plaisait . Il ne tolérerait aucun obstacle à sa nouvelle tâche . Alors seulement il observa l'endroit où il se situait . Dans la pièce de la transfiguration . Un peu de son sang coulait encore sur la pierre, dernier témoin de son passé . Bohor se tenait dans un coin obscur . Toujours encapuchonné , flottant dans les airs, il s'avança vers lui . Il lui tourna autour, l'examinant sous toutes les coutures . Puis il se plaça face à lui, et le fixa longuement . Puis sans crier gare il frappa Arthur d'une épée caché à son côté . Trop lentement . Arthur l'évita sans difficulté, se ployant tel un arbre dans le vent . Il se redressa, puis dut à nouveau esquiver un coup de Bohor , qui continua à faire pleuvoir sur lui des coups effarants qu'Arthur évitait sans peine . Lorsque le petit jeu commença à lasser Arthur, au bout de cinq minutes ,il s'esquiva à un coup d'estoc porté par Bohor , frappa violemment le bras armé - il sentit un contact étrange - , ce qui eut pour effet la chute de l'épée . Il la ramassa alors et la pointa vers Bohor , disant de sa nouvelle voix, basse et mélodieuse mais inquiétante : -C'est fini ." Ce à quoi l'autre répondit : -Voissssi ta lame ." Arthur observa l'arme . Très incurvée, elle évoquait plus un cimeterre qu'une épée , et son acier bleuté était gravé de signes évoquant des hiéroglyphes , ce qui n'était pas sans rappeler son habit . Il passa un doigt sur le fil de la lame , et du sang d'un rouge sombre coula . Il sourit . Sa nouvelle arme lui plaisait . Yénoz arriva dans la pièce , toujours avec son air suffisant ô combien détesté par Arthur . Bohor s'adressa au reptile, lui disant : -Voisssssi notre nouvelle recrue, Yénoz . Enssseigne-lui les rudiments de la magie. Yénoz opina du chef , se courba d'une révérence s'approcha d'Arthur . Bohor sortit , laissant une trainée d'ombre derrière lui . Yénoz dit à Arthur : -Bon . Misérable Minimoy, je vais t'enseigner ce que je sais de notre magie . Je sais que ton cerveau primitif ne les comprendra pas mais c'est la volonté du Maître, je dois donc m'y plier .Sache cependant que ce n'est pas de bon coeur . Il lui enseigna tout ce qu'il savait . Il lui enseigna que la magie se base, sur les êtres pensants, sur l'usage du Ren, le nom véritable et unique de chacun , qui est lié à son histoire, à ce qu'il est , etc . Il lui enseigna que le Ren doit être combiné au Djet, le corps , pour pouvoir avoir une influence physique, et au Ka ou au Ba, si on veut lui donner un pouvoir mental ou psychologique . Il lui apprit également à influer sur le Shout, l'ombre, si on voulait utiliser la dimension des âmes . Il lui apprit encore que les paroles ont un rôle déterminant et que la voix devait être juste , et que la formule devait être déclamée, telle de la poésie . A la fin, il se leva et lui dit : -Tu sais tout ce que je sais à présent . Fais-en bon usage au service du Maître ." Yénoz sortit de la salle, suivi par Arthur . Bohor les attendait sur le balcon, dehors . La gigantesque armée de Bohor était là, emplissant le Hall à perte de vue . Une furieuse clameur en montait . Yénoz s'approcha de la foule , et étendit les bras . Les Ghârs firent silence . -Aujourd'hui, nous avons un nouveau chef !" Hurlements de contentements dans le Hall . On veut voir ce nouvel arrivant qui est monté chef si vite . Arthur arriva, derrière Yénoz . Mais il ne se décala pas pour faire face à la foule . Il prit sa nouvelle arme , et , par derrière ,trancha le cou de Yénoz. Sous les cris de surprise des troufions, le reptile tomba à genoux, ahuri, et il voit Arthur , avec un sourire méchant, et Bohor, inexpressif, qui assistent sans bouger à son agonie . Lorsqu'enfin Yénoz rendit son dernier souffle, Bohor cria de sa voix inhumaine : -Peuple des Ghârs, voici ton nouveau Tyran des Arcanes ! " Hurlements sans précédent .Arthur fit face à la foule, un petit sourire de satisfaction aux lèvres . Il prit le cadavre de son ancien rival , et le lança dans les amassements grouillants des Ghârs avec jubilation. Arthur était mort . Main de Souffrance était né . |
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 | Sujet: Re: Arthur et le Mystère des Arcanes Mer 9 Avr - 15:31 | |
| Suite suite suite, toujours en Dark Fantasy Chapitre 26 : Ravage Main de Souffrance sortit la petite fiole pleine du sang de son feu rival Yénoz . Il la regarda, la secoua un peu comme on secoue doucement un verre de vin pour en apprécier la saveur, puis la donna aux fourbisseurs Ghârs . Ces Ghârs obèses et indolents étaient tolérés car ils fabriquaient des armes et des armures redoutables . De sa voix terrible qui retentit longtemps dans les couloirs humides du sous-sol où les Ghârs travaillaient , Main de Souffrance dit : -Je veux une armure , de la meilleure facture qui soit , pour ce soir , ainsi qu'une lance , la pointe enduite de ce sang , pour ce soir également . Réussissez et je ferai de vous des êtres forts et influents . Echouez et je vous couvre de miel et vous abandonne près des Mahlbaks . (N.d.l.A : les Mahlbaks sont le nom que donnent les Ghârs au mille-patte qu'ils dressent pour la guerre ) Le chef des forgerons, à la face engoncée dans de trop grosses bajoues, s'inclina bien bas devant l'ex-Arthur , et approuva l'ordre d'un grognement . Puis se retournant vers ses hommes, il brandit un fouet qu'il fit claquer violemment , braillant : -Debout, vers ! Vous voulez finir en charpie ou quoi?! Main de Souffrance s'éclipsa, un sourire satisfait au coin des lèvres . Lèvesable , brave fermier minimoy ,était en train de cultiver son champ , à l'extérieur de la petite bourgade minimoy de la sixième terre . Dehors, à quelques pas de lui , jouaient ses trois enfants , sous son regard bienveillant et celui de sa femme , qui regardait par la fenêtre de la maison-champignon, tout en cuisinant un cuissot de pachymollet au bérichampagne . Soudain, le regard d'un bambin s'accrocha à une sombre silhouette , à l'horizon . Le père, suivant le regard de son enfant, posa lui aussi les yeux dessus .Il fronça les sourcils et demanda à ses enfants de rentrer. Cela ne lui disait rien qui vaille ... -Eh, l'étranger, faites-z'y attention d'point marcher sur mes champs ! Main de Souffrance le fixa de ses yeux rouges, et murmura quelques paroles . Aussitôt le paysan se changea en torche humaine,et courut en hurlant de douleur , puis d'agonie , puis ne cria plus . Les enfants et la femme, pétrifiés, ne réagirent pas tout de suite . Main de Souffrance lança un sort sur la maison , qui explosa littéralement, écrasant les enfants et la femme sous le poids . La ferme ne se situait pas loin de la ville , aussi l'explosion ne passa pas inapercue, pas plus que la sinistre silhouette ... Main de Souffrance lança un hurlement , effrayant mélange de sadisme, de rage, de satisfaction et de défi . Puis il lança une multitude de sorts sur la ville, rasant , détruisant ,explosant, brûlant tout sur son passage . Une troupe armée arriva vers lui . Il ne fit rien pour la détruire par la magie ,car la peur luisait dans leurs yeux . Ils étaient environ une vingtaine, et celui qui semblait être leur chef lui somma, d'une voix tremblante , de se rendre . Main de Souffrance éclata de rire et tira sa lame . Il chargea les gardes . Il les tua tous . Sans exception . Il admira son travail ,satisfait . La ville était rasée , brulée, en flammes , jonchée de cadavres . Mais entre faire le mort et etre mort il y a une différence, minime mais tout de même là, aussi Arthur emmena-t-il une vingtaine de prisonniers avec lui . C'est alors qu'il remarqua un bâtiment intact . La mairie . Il y pénétra . Dedans , quelques dignitaires ,et le maire, qui protégeait une espèce de coffre de son corps bouffi . Main de Souffrance l'écarta sans ménagement, et ouvrit le coffre . Une dague . Une petite dague de métal bleuté, à double tranchant , à la poignée dorée scellée de pierres précieuses . Arthur aima l'arme . Il la prit , la brandit , et cria aux conseillers en égorgeant le maire : -Vous êtes brisés ! Il pénétra en coup de vent dans la forge embrumée par les vapeurs malsaines des fours des Ghârs , après avoir déposé les prisonniers dans une geôle . Il cria au chef et à ses sbires, hors d'haleine d'avoir fait travaillé leur corps difforme de la sorte : -Mon armure, rats ! Aussitôt on lui amena une armure argentée et fine , mais pourtant d'une solidité redoutable . La pièce couvrant la poitrine avait été ornée d'une représentation d'araignée , tandis que les spalières ( = épaulettes ) étaient hérissés de piques , à l'instar des longs gants qui, lorsque Main de Souffrance serrait le poing, faisaient sortir au-dessus du dos de la main une pointe acérée . Main de Souffrance enfila l'armure, admiratif, et sortit son épée et son nouveau poignard pour tester sa mobilité . Epoustouflé par l'alliage de la souplesse et de la résistance, il résolut de récompenser de suite les forgerons : -Suivez-moi . Le petit groupe mené par Arthur arriva devant la grande geôle où étaient enfermés la vingtaine de prisonniers, dépouillés de toute arme et armure, grelottant car on ne leur avait laissé que le strict nécessaire question vêtement - un pantalon et une chemise légère . Arthur pénétra dans la geôle , la referma, laissant les Ghârs un peu étonnés à l'extérieur, et s'adressa aux minimoys : -Je vous laisse une chance . A la lutte aux poings-et meme seulement aux poings de ma part- , vous tous devrez m'affronter . Si vous gagnez, les survivants auront la vie sauve . Sinon vous servirez de repas à ces gentils Ghârs qui ont eu l'amabilité de faire l'armure avec laquelle je vais combattre, tandis que vous combattrez ainsi . Le monde n'est-il pas injuste ? Sourire sardonique de sa part , ruée des Minimoys rageux et encore tout bouleversés de la mort des leurs sur lui . Serrant ses nouveaux poings, il en fit sortir les lames, et frappa fort et juste . Les minimoys commencèrent par tomber, le crâne ou la poitrine troué . Mais la situation s'inversa, et les minimoys finirent par submerger Main de Souffrance sous le nombre . Celui-ci se courba lentement sous les poussées de ses antagonistes, jusqu'à ce qu'un minimoy osa lui porter un coup de poing . Là, il se releva brusquement, et frappa de plus belle, trouant des crânes, éventrant, transperçant . Lorsqu'il n'en resta plus qu'un , il retint son bras, disant aux Ghârs qui se ruaient déja sur leur festin : -Attendez! Mangez celui-là vivant ." Il avait reconnu l'auteur du coup de poing . Les Ghârs ne se le firent pas dire, et malgré les cris de désespoir, de douleur et de supplication du Minimoy, lui dévorèrent les chairs encore palpitantes, lui arrachèrent doigts, mains, bras , jambes ,etc... Sous l'oeil sadique d'Arthur qui observait là scène . Il se détourna cependant, comme pour narguer le Minimoy une dernière fois, lorsque deux Ghârs se disputèrent pour savoir lequel mangerait l'entrejambe ...(Finalement le vainqueur mangea aussi un bras de son antagoniste). Main de Souffrance se souvint alors de la lance qu'il avait demandé . Il partit dans les forges désertes et la saisit . Il sentit un contact étrange , comme si la lance était recouverte d'écailles de serpents . Puis il sentit une palpitation dans sa main . La lance vivait . Arthur souffla : -Yénoz ... Puis il sourit . |
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