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| | Arthur et la Nouvelle Menace | |
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Ariov Pousse de bambou

Age : 24 Inscrit le : 22 Déc 2007 Messages : 41 Localisation : Dans une tour, tiens, pour changer de la grotte...
| Sujet: Arthur et la Nouvelle Menace Ven 28 Déc - 15:50 | |
| (Apparemment, elle a l'air de plaire, je vais donc la poster ici aussi)
Chapitre 1
La nuit est déjà tombée depuis quelques heures déjà. La chouette s’était déjà mise en chasse afin de trouver un délicieux rongeur à se mettre sous la dent, ou plutôt sous le bec. Toujours est-il que le mulot n’a pas l’air, mais pas du tout d’accord et éviterai volontiers de figurer sur la liste de course de la chouette. Elle, par contre, semble persuadé du contraire et, fendant l’air, s’abat sur le mulot, mais pour rien : celui-ci a déjà eu le temps de se mettre à l’abris dans son terrier. Ce n’est pas la première fois que ça lui arrive mais cette fois-ci il a bien cru que sa première heure était arrivée. La chouette s’envole de nouveau, boudeuse. Il est vrai que par une nuit pareil, la lune cachée, c’est beaucoup plus dur pour elle de trouver à manger. C’est cela la vie à l’état naturel : manger ou être mangé, il n’y a pas beaucoup d’autres alternatives. Mais notre mulot, quand à lui, semble bien déterminé à échapper à la règle. Revenu à lui et remis de toutes ces émotions fortes, il ressort de sa cachette et se dirige vers cette maison, seule, isolée ou un petit garçon passait ses vacances. Le mulot se retrouve enfin dans le garage mais, réflexion faite, il doit y avoir de délicieuses choses à grignoter à l’intérieur. Il a souvent écouté les conseils de certains cousins rongeurs qui lui parlaient de montagnes de nourritures en tout genre mais également de terribles pièges, les uns plus redoutables que les autres et de terribles gardiens à poils qui ne pensent qu’à abuser de leur petite taille pour s’amuser avec eux avant d’en finir d’un coup de dents. Les maisons sont dangereuses mais pour le mulot, le jeu en vaut la chandelle et il est près à courir tout les risques pour ramasser un peu de quoi manger et rester à l’abris des attaques de rapaces. Mais il faut faire attention, rester prudent et ne pas éveiller l’attention des monstres gardiens de maisons. Il se glissa par un soupirail dans la petite cave de la maison. Bien vite, en remuant à peine son museau, une odeur délicate chatouille son odorat. Ses moustaches en frétilles d’avance. Nous nous savons qu’il s’agit de l’odeur d’un gruyère laissé négligemment par terre : quelques miettes, mais bien assez pour rassasier un mulot qui n’avait rien mangé depuis un jour et surtout… il n’a jamais rien senti d’aussi bon ! Il monte alors l’escalier de la cave menant dans la maison et se glisse rapidement dans la cuisine : là, par terre, se trouvent les miettes tellement convoitées, dégageant cette si subtile odeur des Alpes Suisses. Mais notre mulot ne fait de toute manière pas le difficile et s’avance rapidement vers ces quelques miettes. Mais il n’a pas vu cette ombre menaçante qui l’a suivit silencieusement depuis son passage par le soupirail. Le mulot mangeait à satiété mais se rend bientôt compte que quelque chose ne tourne pas rond du tout ou, pour mieux dire, tournait autour de lui. Au départ, quelle importance, il continu à s’empiffrer mais au bout d’un moment, cette présence hostile devient trop pesante pour être naturelle. La curiosité est un vilain défaut car elle le pousse à se retourner pour finalement resté paralysé, définitivement. Quelle était cette horrible chose, cette vision horrible qui s’était présenté, une monstruosité chargé de pouvoirs qui ne l’a tué que pour le plaisir, bien que ce monstre soit bien plus petit que lui. Il la suit du regard, le plus longtemps qu’il le peut. Elle semble se diriger vers un rangement de la cuisine et la voilà qui grimpe sur la paroi de ce rangement aussi aisément que si elle marchait sur le sol. Mais tout devint flou. Le rongeur ne vit pas l’ombre marcher encore plus haut, s’arrêter un instant. Il ne l’a pas non plus vu se faufiler dans un trou que l’on aurait dit spécialement prévu pour son passage, dans un placard de cette cuisine. Un placard très spécial. Ce que ne savait pas le mulot, c’est que ce placard est aussi spécial que la maison ou il est venu, car il se trouve dans la maison des grands-parents d’Arthur et que celui-ci est justement en train de passer ses vacances chez eux, dans cette maison. Mais le placard est aussi spécial en lui-même car il abrite un prisonnier de choix : M. le maudit et c’est dans ce même placard que l’ombre s’est glissée… C’était également une grande menace pour Arthur et les minimoys qui venait de pénétrer dans la prison de Malthazar.
Cela faisait maintenant trois ans, trois longues années qui ont paru interminable au locataire du placard. Dans le fond de sa prion de verre, Malthazar se ressasse pour la énième fois tout ce qui s’était passé depuis plus de cinq ans : la destruction de son royaume alors qu’il pensait enfin être devenu le maître incontesté des Sept Royaumes, son passage dans le monde des humains tourna lui aussi au fiasco le plus complet et puis de toute manière il s’était rendu compte que les humains avaient des moyens de résister qui dépassaient de très loin tout ce qu’il avait pu imaginer. Il revoit encore, malgré sa petite taille retrouvé, l’arrivé de tout ces soldats montés dans des sortes de coléoptères géants, tout juste avant qu’on ne le mette dans cette prison de verre dont la paroi était définitivement trop épaisse pour lui. Tout cela passe encore, digérer une défaite n’était pas aussi dur qu’il l’eut imaginé mais que chaque semaine, à un moment précis de la journée, se prendre toute une pâtisserie sur la figure… il n’en peut plus, c’est trop d’humiliation, mais à quoi bon : il n’y échappait jamais malgré tout ses efforts : l’éviter, l’ignorer, contester, user de tout les pouvoirs qu’il avait en sa possession. Rien, aucun moyen pour lui d’échapper à cette humiliation hebdomadaire. Tout cela en comptant évidemment sur le fait qui le poison qui le déforme et le mutile continu son œuvre, inexorablement et il tombait petit à petit en décrépitude. Mais il ne veut pas se laisser abattre, il ne veut pas renoncer. Malthazar sent sa fin approcher mais il ne veut pas renoncer, pas avant de faire payer aux Minimoys, pas avant de s’être, oh oui, surtout vengé d’Archibald, d’Arthur et de toute cette damnée famille, pas avant d’avoir infligé à son fils le pire des châtiments pour avoir contribué à ce point à sa défaite. La vengeance est un plat qui se mange froid mais là, pour M. le maudit, il se glace de jour en jour… et il n’aime pas les glaces. En fait, il a définitivement horreur de tout ce qui se rapportait de près ou de loin à la pâtisserie, définitivement, depuis sa défaite et le début de ces humiliations. Mais comment se venger ? Comment sortir de cette maudite prison de verre, de ce bocal dont les parois, de quelques millimètres à peine, sont bien trop épaisses pour lui. S’il réussissait à sortir, le reste, sa revanche, ça serait du gâteau, mais justement sortir, ce n’est pas de la tarte… non, autre chose, mais rien à voir avec de la pâtisserie, assez ! Mais il a tout essayé pour sortir et rien n’y fait, aucun résultat sinon de comprendre qu’il n’y a aucune issue et qu’il finira sa misérable existence ici, seul, sans même quelqu’un pour le servir si ce n’est Marguerite, la grand-mère d’Arthur qui lui envoie des bout de gâteaux en pleine tronche chaque semaine, invariablement. « Je deviens fou. » se dit-il pour lui-même. « Il faut que je sorte… mais à quoi bon. Je ne suis plus Malthazar le Maléfique, je ne suis plus que Malthazar le misérable. Même pas : je ne suis plus rien. » Il se lamentait sur son sort de sa voix déformée par le poison qui ne cesse de le ronger et il ne pense plus qu’à une chose : ses souvenirs. Il se souvient de son épisode de passager clandestin lors de l’exode hors d’Afrique car personne ne voulait de lui, il était déjà métamorphosé à ce moment-là. Puis de ses heures de gloire alors qu’il contrôlait la majorité des royaumes, son heure de gloire mais il en venait toujours à repenser à la nouvelle qui lui avait fait perdre tout espoir de guérison, le mariage de Sélénia. Rien que d’y penser, il bouillonne de rage mais cette colère est sans issue et il sombre de nouveau dans la mélancolie. - « A quoi bon. » se lamente-t-il. - Aurais-tu perdu tout espoir dans ce cas ? Lui répond une voix dans l’obscurité du placard. - Qui a parlé !! Répond Malthazar d’une voix forte. - Je vois que malgré tout tu n’as pas perdu de ta superbe et ce malgré ton… aspect. - Où êtes-vous ? Et que me voulez-vous ?, répond M. le maudit tout en scrutant l’obscurité dans l’espoir d’apercevoir son interlocuteur, est-ce que vous aussi vous êtes venu pour vous moquer de moi ? - Loin de moi cette idée !, lui répond la voix sifflant mais qui néanmoins faisait sentir l’effet d’une offre qui allait suivre et que compris Malthazar. Dire que je voulais simplement venir à ton aide Malthazar, tu me déçois. - C’est plutôt moi qui devrait être déçu, à me parler sur ce ton. Mon nom ne fait-il donc même plus trembler pour qu’il soit dit si facilement ?! - Allons, penses-tu que j’allais t’oublier ? Moi en tout cas je constate que tu l’as fait à mon égare. - Mais oublier qui ! Montrez-vous à la fin !, hurle Malthazar à bout de nerf. - Oublier un très vieux compagnon d’arme qui t’avais aidé durant la quête de l’eau, quelle déception, je m’attendais à mieux., siffle la voix. - Un… compagnon ? mais ils sont tous morts ! s’étonne l’ex-tyran. - Pas tous !, lui répond la voix qui s’est faite aussi tranchante que des ciseaux coupants du papier., tu m’avais abandonné à mon sort et j’ai du errer des jours durant avant de pouvoir trouver un moyen de revenir… mais j’avais changé. - Vous… Tu… m’envoies désolé., lui répond Malthazar qui sent le désir de vengeance déborder de ces dernières paroles venu littéralement d’outre-tombe.
Jamais Malthazar n’a connu cela, une telle peur, immense, qui lui tailladait ce qui lui restait d’entrailles. Non, jamais il n’eut peur à ce point-là. Mais à qui appartient donc cette voix persiflant qui lui dit néanmoins quelque chose, mais avec énormément de recul.
- « Je t’aurai suivi partout, même en enfer, mais il a fallu que tu m’abandonne à mon triste sort… Mais rassure-toi, je ne t’en veux plus et j’en serai même… reconnaissant., lui souffle cette voix qui devient d’un coup plus aimable. - Euh, tant… tant mieux… mais que me voulez-vous ? »
A cet instant, un bruit se fait entendre, pire que celui d’une craie sur un tableau noire ou qu’un millier d’ongles grattants une assiette. Ce bruit est tellement strident qu’il force Malthazar à se prostrer, à se mettre la tête entre le genoux et à appuyer de ses mains le plus possible sur ses genoux. Puis le bruit disparaît et est immédiatement suivit d’un autre, plus sourd, comme celui d’un objet de plusieurs tonnes qui se renverse. Ce bruit par contre, M. le maudit l’entendit distinctement. C’est un des bruits qu’il avait longtemps espérés durant des mois et des mois : le bruit de la liberté. Il le sait, désormais une porte avait été faite dans la paroi du bocal. Mais maintenant qu’elle avait été faite, il ne souhaite plus aussi ardemment de sortir hors de sa prison. Il lui semble en fait que ça soit désormais un endroit de sécurité par rapport à l’extérieur. A quelle sorte de monstre devait-il faire face une fois la porte franchie ?
- « Hé bien, qu’attends-tu pour sortir ?, lui demande la voix. - Est-ce que je peux au moins vous faire confiance ?, lui lance Malthazar. - Tu peux me faire confiance autant qu’à toi-même. - Cela ne me rassure guère ! - As-tu vraiment le choix ? - Vous ne m’avez toujours pas dit ce que vous voulez ! - C’est très simple : Malgré le fait que tu m’ais trahi et abandonné, je ne t’en veux pas et je te demande simplement… - Quoi donc ? Parlez ?, demanda M. - … Une certaine aide, je te dirais même que tu m’es plus qu’indispensable pour mon projet. - Moi ? Indispensable ?, lance malthazar qui riait jaune. Avez-vous seulement remarqué mon état ? Je ne suis plus rien ! - Crois-moi si tu le veux, mais cela n’est pas un problème pour moi. J’ai peut-être un moyen pour cela.
Malthazard reste un temps muet après ces paroles de la voix mystérieuse, plongé dans une intense réflexion. Après tout, pourquoi pas ? Il va tenter l’aventure. Qui ne tente rien n’a rien. Il lui semble logique, après tout, d’user de tout les moyens à sa disposition et était même près à faire un pacte avec le Diable afin de concrétiser sa revanche, bien que le rôle du diable lui sied à merveille. Il se lève alors et se dirige d’un pas sûr vers l’endroit ou une ouverture avait été pratiqué dans le bocal et entame avec une joie non dissimulée ses premiers pas hors de sa prison transparente. « Tu as fait le bon choix Malthazar. » La voix se trouve alors tout près de lui, trop près : presque à coté et eu pour effet de rendre l’ancien maître de Nécropolis plus livide encore qu’à l’accoutumé. Il y a à présent dans cette voix quelque chose de foncièrement mauvais, comme l’origine du mal personnifié, pire encore que le Diable lui-même. M. le maudit cherche avec affolement, scrutant l’ombre du mieux qu’il le pouvait, cherchant à qui peut appartenir cette voix, quelle sorte de… chose est capable de lui faire connaître la peur à lui, Malthazar, dont même le nom porte malheur ! A travers une petite fente, une lumière de la lune enfin dégagée se glisse dans le placard et se met à éclairé un tout petit peu cet endroit sombre. Ce n’est pas énorme comme lumière, mais c’est juste assez pour M. le maudit qui vois enfin le visage de son interlocuteur à travers la pénombre, juste ne face de lui. « TOI !!! » Hurle ce dernier, dans un mélange diffus de surprise et de terreur avant que l’ombre ne l’attrape et l’emmène à la vitesse de la lumière, comme pressé d’accomplir un destin qui lui tient très à cœur. |
|  | | Ariov Pousse de bambou

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| Sujet: Re: Arthur et la Nouvelle Menace Ven 28 Déc - 15:52 | |
| Chapitre deux :
Le cris de M. le maudit, bien que celui-ci ait crié de toutes ses forces, appuyant sur toute l’air que pouvait contenir ses poumons décrépis, ne dépasse pas la porte de la cuisine mais étant donné la taille de l’ancien dictateur, soit trois millimètres de haut à peu de chose près, on peut tout à fait comprendre la faible porté de son cri. Donc, il ne fut entendu par personne à par peut-être Alfred le chien, à qui il semble bien avoir entendu crié, mais cela semblait venir de très loin tellement le cri était faible ! C’est que ça a l’ouïe très fine, un chien, mais malgré cela il ne bougera pas et reprend son rêve merveilleux dans la minute qui suit et où il se voit à nouveau entouré de montagnes d’os à moelle, je jambons et de viandes de toutes sortes. Non, jamais il ne voudra interrompre un tel rêve même si son maître le lui demandait, alors pour un cri venant de loin… aucun intérêt. On se demande souvent pourquoi un chien a tellement de mal à se réveiller même si on le lui ordonne en hurlant dans ses oreilles : c’est sûrement qu’il fait tout simplement un très beau rêve qu’il ne veut pas interrompre. Vous souririez à quelqu’un qui vous réveille en sursaut alors que vous rêviez de déguster la meilleure glace Italienne que le monde ait jamais vu ? C’est décidé et c’est définitif, Alfred ne bougera pas et refuse d’interrompre son rêve. A l’étage, Marguerite, la grand-mère d’Arthur, ronfle à en faire trembler les murs : elle n’a donc strictement rien entendu. Mais une lumière est encore allumée : Arthur, lui, ne dort pas malgré la nuit maintenant très avancée. La cause n’est pas les ronflement de sa grand-mère, même si cela l’aide à garder les yeux ouverts, ni le fait que Malthazar ait crié, il ne l’a même pas entendu. La raison est bien plus sérieuse que cela, même si l’évasion de M. le maudit est déjà une nouvelle tout aussi sérieuse, mais il ne le sait pas encore. Son regard reste concentré sur trois choses, posées sur son lit et qu’il ne peut pas s’empêcher de parcourir des yeux : A gauche, un cadre avec la photo de sa famille réunie au grand complet juste après qu’il ait délivré son grand-père des geôles de Nécropolis et qu’ils soient revenus. La photo montre Archibald, tout sourire, à genoux et prenant son petit-fils par l’épaule, sa grand-mère, debout derrière son mari, sa mère, Rose, juste à coté de Marguerite et enfin son père, Armand, debout à coté de sa femme et posant sa main sur l’épaule d’Arthur et même Albert, assis devant Arthur et qui le regarde en pendant la langue. A sa droite cette fois, il y a le portrait de Sélénia qu’avait peint Archibald il y a bien longtemps à présent, toujours aussi belle, aussi fraîche et jolie comme un fleur de printemps qu’on a bien envie de cueillir mais qui est si belle qu’on hésite à la cueillir, de peur de lui faire du mal. Un autre dessin, sous le portrait peint de Sélénia, qu’avait également peint son grand-père mais plus récemment celui-ci, montre Bétamèche, Mino, Miro, le roi Maximilien, Darkos et d’autres minimoys qu’il avait rencontré au cour de ses séjours chez eux. Il devrait se réjouir car dans peut de temps, il va de nouveau tous les voir, sans exception. Pourtant, la mine qu’on peut lire sur le visage d’Arthur n’a guère l’air joyeuse, tout au contraire on le sent plutôt contrarié, voir même assez pensif. La source de contrariété se trouve en face de lui, posée sur la couverture : c’est une feuille de peuplier qu’il avait ramené de son dernier passage dans les Sept Royaumes, il y a presque dix lunes à présent. Il lui reste encore au moins neufs jours, Arthur se sent désemparé face à cet édit posé devant lui qu’il parcourt au moins dix fois par jours si ce n’est plus, vingt quelques fois, et à présent il en est à trente fois par jours alors que les dix lunes avant l’ouverture du passage étaient bientôt passées. Mais que dit ce message qu’il a ramené du pays des minimoys, écrit sur une feuille de peuplier qui, chacun le sait, concerne les affaires sociales du royaume. Il faut savoir lire le minimoy pour pouvoir comprendre la gravité du texte mais ceci est désormé très simple à entreprendre pour le prince Arthur à qui Archibald a apprit toutes les finesses de la langue des minimoys durant les vacances qu’il avait passé ici et lire cette missive lui était désormais aussi simple que de lire un roman qu’il aurait apprit par cœur. Quand on disait qu’il est doué, à présent, on ne peut que le croire. Mais la nouvelle inscrite sur la feuille l’avait profondément consternée, et pour cause car voilà ce qui est écrit : « Le conseil des minimoys ayant débattu du statut du prince Arthur, depuis son mariage avec la princesse Sélénia, héritière du royaume de minimoys, du fait qu’il soit un jour lui-même souverain du Premier Royaume aux cotés de la princesse Sélénia, devra choisir entre son appartenance au monde des minimoys et celui des Hautes Terres, monde des humains. Toutefois, en raison des services qu’il a rendu aux minimoys et en souvenir de ceux que son grand-père Archibald a donné, nous lui accordons le temps de la réflexion et nous donnera sa réponse lors de son prochain passage dans le monde des Sept Royaumes. » Lorsqu’il reçu cet édit des mains du roi, il en fut tout chamboulé, au point qu’il avait faillit oublier de repartir. Lui qui avait tout fait pour ce monde, qui a faillit y sacrifier sa nature d’humain, voilà qu’on lui demande, non, qu’on lui ordonne de choisir entre les deux mondes où, à force, il se sentait chez lui d’un coté de la lunette comme de l’autre. Sélénia en fut tout aussi outrée mais elle eut beau réclamer, rien n’y fit et le conseil resta sur ses positions et le roi ne put rien faire pour infléchir la position du conseil qui avait voté cet édit à l’unanimité : une décision du conseil, en plus d’une telle importance, ne pouvait être cassé par le souverain. On l’a remis à Arthur quelques minutes avant qu’il ne retourne dans son monde et l’image qu’il retient surtout, c’est l’image de sa princesse en larme qui lui avouant n’avoir rien pu faire. Il ne cesse d’y penser et surtout de se demander quelle réponse donner. Bien entendu, des deux cotés, les arguments sont d’un même poids ! D’un coté, il y a sa famille : il ne pouvait pas se résoudre à la laisser malgré tout. Il aime sa famille et se souvient de la fois où il pensait bien rester coincé à jamais dans son corps de minimoy et où il s’était souvenu de tout les bonheurs que sa famille lui a apporté, à tout ces avantages et à tout ces défauts qui font qu’une vie de famille est si palpitante : les disputes, les bouderies, les coups de colère mais également les réconciliations, les bons moments ensemble comme les fêtes d’anniversaire où toute la famille est réunie, aussi les fêtes de Noël, les Nouvelles années et toutes les autres. Mais aussi lorsque son grand-père lui parle de ses aventures en Afrique ou encore les histoires de sa grand-mère, les maladresses de sa mère ou encore les innombrables discours de son père sur sa façon légèrement sur sa façon de voir le monde qu’il dit être universelle : tous ces petits détails qui forme une belle vie de famille. De l’autre coté, il ne saurait pas abandonner Sélénia qui était quand même son épouse, son amour, son rayon de Soleil, de Lune, sa lumière... Il s’y est engagé pour la vie et c’est pour la vie qu’il veut l’aimer. Que deviendra-t-elle sans lui ? Et lui sans elle ? Arthur ne pouvait se résoudre à l’abandonner pour toujours, ne fut-ce que pour satisfaire les envies d’un conseil on ne peut plus incompétent ! Et Bétamèche, et Mino, et Miro, et Darkos ? Non, jamais il ne pourrait les oublier et abandonner ses idées de passer dans le monde des minimoys, déjà qu’il y passait si peu de temps alors qu’il y pensait toute l’année : une fois toute les dix lunes et à peine pour trente-six heures à chaque fois. Il le sait, et son grand-père le lui a souvent rappelé que c’est la rareté de ces moments qui font qu’ils soient si précieux, mais le temps passait tellement vite ! A peine le temps de se réacclimater à sa vie de minimoy qu’il devait déjà repartir et les « au revoir » lancé sentaient de plus en plus le « adieu » à plein nez. Il ne lui restait plus que quelques jours pour se décider, mais il ne pouvait pas encore se décider. Tout au long de l’année, il n’y avait pas un instant de perdu où il ne s’éatit posé la question « Quel monde choisir ? » Arthur n’en peut plus de se torturer l’esprit ainsi et fini par décider, comme d’habitude, que la nuit porte conseil. Il finit donc par mettre tout ses souvenirs de coté et d’éteindre la lumière, même s’il continuait à maudire continuellement les membres du conseil pour l’avoir contraint à choisir. Mais cette nuit-là allait tout changer, même s’il ne le sait pas encore. Il finit par s’endormir… et c’est tout ce qu’attendait quelqu’un aux aguets dans un recoin de la maison : Archibald, son grand-père, grâce aux ronflements tonitruants de sa femme, a gardé les yeux ouverts, yeux qui reflètes le même désarroi d’Arthur car il avait compris plus que tout autre sa douleur. Lui-même avait du passer près de trois ans éloigné, et pourtant si proche, de sa propre femme. Il avait pris une décision afin d’arranger les choses et espère encore que tout son géni était resté le même durant tant d’année : il semble en effet qu’une idée avait germé dans sa vieille tête, et il semble également que ce fut une des meilleure qu’il n’eut jamais eu. Il avait commencé son application très tôt mais maintenant les jours passaient et il lui faut faire vite s’il voulait mettre son plan en pratique. Il se lève doucement de son lit, sur la pointe des pieds, faisant tout son possible pour ne pas réveiller Marguerite, mais celle-ci ne semble pas de cet avis puisqu’un de ses bras s’enroula autour de la taille de son mari. Ce genre de chose est sacrément embarrassant, surtout pour quelqu’un qui tente le plus possible d’être discret ! Il tente alors quelque chose : prenant son oreiller des deux mains, il se glissa doucement sous le bars de sa femme tout en mettant son oreiller à sa place. Le grand-père dut pour cela faire faire d’une grande souplesse, à faire pâlir d’envie un serpent mais en se relevant, les divers craquements au niveau de ses os lui font comprendre qu’il n’avait plus la souplesse de ses jeunes années. Pour ce qui est du bruit, aucun risque puisque grand-mère Marguerite a mis ses boules quies et, en plus, avant de dormir, Archibald avait versé quelques gouttes de somnifère en plus dans sa dose habituelle. Non, le risque le plus grand vient d’Arthur. Il est très vif et se réveille pour un rien ces derniers temps ce grand garçon. Il avait d’ailleurs surpris son grand-père en train de se rendre dans son bureau il y a quatre jours de cela et celui-ci fut obligé de lui inventer une excuse totalement improvisée : - Tu vois Arthur, j’avais envie de me… ressourcer. - Ah bon ?, s’étonna Arthur. Mais comment ça grand-père, en plein milieu de la nuit ? - Il n’y a pas d’heure pour faire ce qu’on aime à ce que je sache ! Allez, retourne te coucher petit curieux. - Bon, bon, d’accord. Archibald avait bien cru à ce moment-là que tout son plan allait tomber à l’eau, tout cela à cause de la curiosité de son petit-fils. Il lui semble aussi que c’est de lui qu’il a hérité de ce défaut. C’est un vilain défaut la curiosité, surtout si on en use dans les mauvais moments. Si l’on sait à l’avance ce qui va se passer, ce n’est plus une surprise, c’est de l’impatience. Depuis ce jour, Arthur est devenu plus méfiant encore. Enfin, apparemment, le petit dormait à point fermé, enfin petit… Il y a encore quatre ans oui, mais il a grandi, plus par l’esprit que par la taille d’ailleurs : il a déjà 15 ans. Qu’ils sont loin ces temps où c’était dans une prison au cœur même de son jardin qu’il a retrouvé son petit-fils. Une larme glisse de ses yeux à ce souvenir émouvant. Il faut le comprendre, il avait alors perdu tut espoir. Mais le temps est à l’avenir, non pas de son avenir, mais à celui de son petit-fils, justement. Il entre alors discrètement dans son bureau et, ayant fermé la prote à clef, se remis à son travail. Il ressort ses plans des tiroirs préalablement déverrouillés et reprend un travail interrompu. « Grâce à ça, j’espère bien rendre le sourire à mon petit Arthur. » se dit-il. Lui aussi n’avait pas compris cette décision du conseil des minimoys mais il savait, comme nous tous nous le savons, que le protocole est très strict : Arthur a épousé la princesse héritière. C’est une décision qui peut se justifier mais qui est incompréhensible quand on se sent rattaché aux deux mondes. Toutefois, il a souvent expliqué à Arthur que le fait de choisir son « appartenance » n’était absolument pas de choisir un monde et en oublier un autre mais simplement de dire de quel monde on se sent le plus proche et ça définitivement. Il n’est évidemment pas question de vivire dans un monde pour ne plus jamais aller dans un autre. Toujours est-il qu’Arthur qui est probablement, non, est sûrement le futur roi du Premier Royaume, doit trancher est que s’il se décidait pour le royaume des minimoys, il devrait probablement y vivre. Mais alors il devrait laisser le monde des humains pendant plus de mille jours dans un premier temps, soit un peut plus de trois ans. Mais trois ans sans son petit-fils, Archibald ne peut pas l’admettre et il se remet à l’ouvrage. Ceux qu’il construit sera, il l’espère en tout cas de tout son coeur, la solution idéale. |
|  | | Ariov Pousse de bambou

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| Sujet: Re: Arthur et la Nouvelle Menace Ven 28 Déc - 15:53 | |
| Chapitre 3 :
Alors qu’Archibald se remet au travail pour son mystérieux projet, par-delà la fenêtre, le jardin a l’air très calme, si calme qu’on croyait que tout est endormi. Mais dans le Premier Royaume, dans le village des minimoys, certains ne réussissaient pas non plus à trouver le sommeil, mais toutes les lumières sont éteintes. Toutes… sauf une, dans cette petite maisonnette située tout près du palais. Cette maisonnette est celle de Sélénia, princesse héritière du Royaume des minimoys et dans cette maisonnette, la lumière est toujours allumée. Sélénia est là, debout, et elle aussi se torture l’esprit, pas qu’un peu en plus, tout au contraire : elle semble le faire beaucoup plus que son Arthur de mari. Le problème pour elle n’est pas vraiment d’ordre protocolaire car elle savait qu’une décision du conseil de ce genre-là était inévitable, ce n’est donc pas cela qui la dérange le plus. Le problème reste Arthur lui-même. Elle avait fini par accepter l’idée suivante : si Arthur n’acceptait pas de rester minimoy et décidait de rentrer chez lui dans les Hautes-Terres, cela voudrait dire qu’il ne l’aime plus car de fait, le mariage sera rompu. Déjà lors de sa deuxième visite, visite on ne peut plus mouvementée, elle avait cru que son Arthur l’avait oubliée, mais la faute en revenait à ce nuage qui avait caché la Lune. Mais là il s’agit réellement de choisir entre la vie chez les minimoys ou la vie chez les humains. A cette dernière pensée, qu’il choisisse la vie humaine, alors qu’elle l’avait pourtant imaginé des dizaines de fois depuis son dernier départ, elle ne peut s’empêcher de déglutir. Elle avait vu à quel point son prince voulait retrouver sa taille normale lors de la bataille contre M. le Maudit, mais c’était pour le vaincre… mais il n’était pas revenu tout de suite, il n’avait pas rejoint les minimoys après la victoire, il ne l’avait pas embrassée… Elle le sait. Elle comprend le fait qu’il aime tant sa famille et que cela lui fendrait le cœur de l’abandonner durant plus de mille jours et elle ne veut pas d’un prince totalement inconsolable. Elle s’est déjà promise à elle-même de le laisser libre de son choix et de ne pas le pousser dans une direction qui, pour elle, serait la plus profitable. Elle voulait revoir son prince plein de vie et d’entrain comme il l’a toujours été. La décision du conseil par contre, bien qu’elle le sache que cela devait arriver un jour ou l’autre, elle trouve quand même qu’elle était trop dure. Elle n’a jamais compris pourquoi on n’avait pas adopté un compromis, eut égard aux nombreuses fois ou Arthur a sauvé les minimoys, il a vaincu M. le Maudit. Tout cela, ils l’ont oubliés et n’aura servi qu’à avoir un an de réflexion. Mais d’un autre coté, le cas exceptionnel d’Arthur, le fait qu’un garçon des Hautes-Terres ait épousé une princesse la princesse héritière du royaume des minimoys et donc, à ce cas exceptionnel, le conseil a pris une mesure exceptionnelle. Le choix est sans nul doute cruel mais dans la vision minimoyesque de la chose, nécessaire car dans le cas d’Arthur c’est tout de même d’un roi potentiel qu’il s’agit ! Il est donc logique que pour la bonne marche du royaume, le conseil ait pris une telle décision : les minimoys n’aurait pas compris qu’un roi n’apparaisse pour gouverner qu’une fois par an et pour seulement trente-six heures. Pour le moment, c’est toujours le roi Maximilien, le père de Sélénia, qui occupe le poste de roi mais par intérim car depuis les milles ans de Sélénia, il n’est plus roi mais le restera dans les faits jusqu’à ce que le conseil ait pris la décision de laisser le choix à Arthur. Sélénia fut soudain tirée de ses réflexions par des bruits devant la porte. Des coups sourds retentirent soudain sur la porte. Elle ouvrit la porte et Bétamèche, suivit de Darkos, entra dans la maisonnette.
- Salut grande sœur !, lança le prince. - Béta ?, fit-elle, étonnée., Mais qu’est-ce que tu fais encore debout à cette heure ?
C’est qu’il avait changé le petit prince. Depuis la Guerre des deux mondes, il avait gagné quelques micromètres et avait fait diminuer son embonpoint. Il est sûr que son service dans les gardes y est pour quelques choses, mais il avait gardé toute sa gourmandise. Bétamèche n’était toutefois pas d’humeur à taquiner sa sœur ce soir. En fait, lui aussi avait très mal pris la décision du conseil et s’inquiétait également de l’éventuel refus d’Arthur de rester auprès d’eux. Bien que cela ne change pas grand-chose pour ce qui est des visites de son meilleur copain et beau-frère pas la même occasion, il avait dors et déjà annoncé que si Arthur disait qu’il préfèrerait rester chez les humains, il ne serait plus son ami. D’autant plus que cela attristerait profondément sa sœur mais qu’en plus, et il n’avait absolument pas tort sur ce point, c’est que tout les minimoys lui en tiendraient rigueur. Il l’a d’ailleurs remarqué durant la journée passé alors qu’il se promenait dans le village avec Darkos, tout deux dans l’uniforme des gardes royaux : partout il n’était pas une conversation qui en vienne sur le sujet de la décision d’Arthur.
- Tu devrais être au lit !, rugit Sélénia. - Mais je suis majeur !, lui réplique Bétamèche du tac au tac. Et puis on avait vu de la lumière… Tu y penses encore, c’est ça ? - Quelle question… et vous venez d’où d’ailleurs ?, demande alors la princesse. - Eh bien on avait fait un petit tour chez Max., répond Darkos avant même que Bétamèche ne puisse en placer une. Lui aussi se demande si Arthur va rester et il a dit que s’il retournait dans les Hautes-Terres, il lui résiliait son abonnement au Stunning Rapid Bar, et… - … Vous en avez profité pour vous siffler quelques jack-fire., fini Sélénia. - Comment t’as deviné ?, demandent en cœur les deux accusés. - Votre teint verdâtre., leur répond la princesse dans un ton aussi sec qu’une feuille d’une centaine d’année.
Darkos et Bétamèche tournent alors simultanément leur tête l’une vers l’autre et remarquent qu’effectivement ils continent à expirer de la fumée verte dut à la boisson.
- Tu n’as pas honte de boire avant de conduire Darkos ?, demande Sélénia. Tu sais que tu risques beaucoup : ton permis va se sentir pousser des ailes ! - Ca ne fait rien, j’en aurai un autre facilement., réplique l’ancien chef séide.
En fait, ce n’est pas vraiment à ses talents de conducteur que Darkos doit d’avoir décroché son permis de conducteur de gamoul, le permis « G », mais plutôt à la peur qu’il inspirait à tous les moniteurs de conduite. Cette peur était par ailleurs démultipliée lorsque Darkos faisait l’erreur de sourire, dévoilant ses nombreuses dents acérées. Evidemment, lui il imagine que c’est parce qu’il avait un très beau sourire et des qualités de conducteur innées. Mais plus d’un conducteur dut se « retirer » après une séance de conduite, on va dire sportive, avec Darkos au volant. Celui-ci fait d’ailleurs la fortune de la police locale et c’était plutôt l’amende qui fait peur à Darkos : Pour un permis, un sourire suffit mais il en faut plus pour intimider des policier chevronnés qui ont déjà maîtrisé des Sylos adultes mal embouchés et très hargneux !
- Bon, arrête de te mettre les nerfs en pelote, calme-toi., dit alors Bétamèche à Sélénia histoire de calmer le jeu. - Mais je suis TRES CALME !!!! lui hurle sa sœur, lui perçant littéralement les tympans. Tu ne peux pas comprendre ce qui se passe, ce que je ressens ! Tu ne peux même pas imaginer le dilemme que je vis, il… et s’il disais non, je… je…, ajouta-t-elle au bord des larmes. - Il ne le fera pas, je peux te l’assurer., dit Darkos à son tour. Tu le sais bien, je vais parfois le voir avec la voiture. Il ne fera pas de mauvais choix. - Tu le pense vraiment ?, lui demande Sélénia au bord des larmes. - J’en suis certain. Je suis allé le voir il y a pas très longtemps encore et… - Oui ? - … Il déprime aussi. Il n’a pas arrêté de penser à toi tout le temps que je suis aller le voir et il m’a avoué qu’il hésite beaucoup.
Le moral de Sélénia est quelque peu regonflé par cette nouvelle. Ainsi, il pense encore toujours à elle. Mais il hésite. Elle le comprend mais au moins elle reprend espoir.
- C’est normal !, intervient un bétamèche un peu vexé d’être mis à l’écart de la conversation., Toi aussi, si jamais tu avais été à la place d’Arthur, hormis le protocole, quelle aurait été ta réaction hein ? - Je…
Sélénia avait bien du mal à l’admettre mais pour cette fois son petit frère avait parfaitement raison. Elle aussi aurait hésité avant de donner sa réponse. Bien sûr, et ce point est indiscutable, Arthur est son grand amour, son prince, mais elle n’aurait pas non plus dut oublier sa famille et ses devoirs. Ils avaient tout les deux, Arthur et elle, payé très cher leur coup de tête contre leurs familles : Lui a failli rester à jamais minimoy, sans solution de retour, et elle… avait perdu sa mère.
- Oui… Oui tu as raison Béta., avoue finalement Sélénia. - Allez grande sœur, courage ! Moi je suis certain qu’il va rester. - C’est certain., renchérie Darkos. - Vous êtes gentils tout les deux… merci., leur avoue la princesse en train d’essuyer ses larmes.
Darkos et Bétamèche sont étonnés d’entendre ces paroles de la part de Sélénia elle-même mais sous sa carapace de gamine caractérielle, elle a un cœur sensible. Aller, après tout, une fois n’est pas coutume : d’ici quelques jours, ils plaisanteront de ce trac sur ce qu’allait répondre Arthur, d’autant plus qu’Arthur sera là pour rigoler avec eux, ils en sont certains.
- Tu as faim ?, demande soudain Bétamèche en sortant des bellicornes de son sac. Ils sont tout frais. Je les ai ramené d’un marchand ambulant installé près du bar de Max il y a à peu près une heure. - Oui merci., lui répond Sélénia avant de mordre à pleine dents dans la pâtisserie. |
|  | | Ariov Pousse de bambou

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| Sujet: Re: Arthur et la Nouvelle Menace Ven 28 Déc - 15:53 | |
| Chapitre 3 (suite) :
Ils prennent tout leur temps pour déguster ces excellents gâteaux qui sont, il faut le rappeler, une des meilleures pâtisseries de tout les Sept Royaumes. D’ailleurs Arthur avait finalement consenti à en manger lors de son précédent passage il y a maintenant presque dix lunes. Ils en avaient profité pour faire le tour des divers Royaumes et l’on peut dire sans se tromper que ces quatre-là, Arthur, Sélénia, Bétamèche et Darkos, étaient devenus un quatuor inséparable. En échange de cette conversion aux bellicornes, Arthur était décidé à apprendre à nager à sa princesse et à son beau-frère. Mais le temps de leur apprendre les notions de base et ils furent obligés de se quitter. Le départ fut d’autant plus douloureux que le conseil avait remis sa décision à Arthur après avoir quand même avoué qu’il lui avait fallu trois ans avant d’arriver à cette décision. Mais Sélénia préfère oublier ce mauvais souvenir et elle fut imitée en cela par Bétamèche et Darkos. Ils veulent croire qu’Arthur fera la choix de rester dans le royaume des minimoys malgré le fait, et ils le savent très bien, qu’il faut compter sur le poids de la famille dans la décision finale : ça n’est donc pas du tout gagné d’avance. Pour oublier toutes ces tracasseries, ils décident de se concentrer uniquement sur l’excellent goût des bellicornes. Ailleurs, près de la porte centrale, un garde veille. Ou pour mieux dire, il est sensé veiller car très rare sont les gardes capable de garder une entrée recroquevillés sur eux-mêmes, les yeux fermés, la lance négligemment posé par terre, à coté d’eux et ronflant comme pas deux. Il est pourtant arraché des bars de Morphée, alors que ceux-ci sont si confortables, par un bruit très proche semblant venir de l’autre côté de la porte. Il se réveille et constate qu’en effet, l’on frappe à la porte, mais pourquoi en pleine nuit ? Lui qui dormait si bien. Le garde est donc bien obligé de se réveiller entièrement et après s’être préalablement étiré de tout son long, regarde ce qu’il se trame au-dehors : Il ouvre le soupirail afin de voir de l’autre coté de la porte et aperçoit un minimoy tout seul mais il est quand même un beau minimoy, très beau même et en plus très grand. Il doit bien faire dans les quatre millimètres mais le garde est sûr d’une chose : il ne l’a jamais vu dans le village.
- Qui êtes-vous et que voulez-vous ?, lui demande le garde. - Serait-il possible d’entrer ? Je n’aurai pas très envie de dormir devant la porte., lui répond le minimoy inconnu avec une voix triste et mélancolique.
Le garde est alors pris de remords. Va-t-il le laisser dehors, ce pauvre minimoy qui, apparemment, ne demande qu’une chose, celle de rentrer ? Il a un moment d’hésitation mais il se souvient alors des consignes données qui sont claires, nettes et précises : Personne ne doit rentrer entre dix heure du soir et cinq heure du matin.
- Sachez bien que je regrette, mais les consignes sont très claires, je ne peux pas me permettre de vous laisser entrer. Vous devrez revenir demain à cinq heures. - Vraiment ?!, s’écria alors le minimoy d’une voix forte et outrée, Et bien vous allez faire une exception pour Malthazar !
Le garde a soudain un mouvement de recul avant de rester tétanisé, cloué sur place. Derrière la porte se trouve Mathazar, M. le Maudit, mais il n’est plus le Maudit. Un plaisantin ? Non. Le garde de souvient alors que seul Malthazar avait une si grande taille. C’était donc bien lui ! Mais il n’a plus rien à voir avec le M. rongé par le poison et semble même avoir retrouvé tous ses moyens ainsi que des parties entière de son corps. Le seul espoir qu’il reste au garde est la porte qui est très solide. Peine perdue : Malthazar, de l’autre coté de la porte, effectua à peine un geste de ses bras et les loquets de la porte explosent, les charnières se brisent et les deux battants de la porte sont projetés avec la vitesse d’un météore à travers le village, dont un battant emporte avec lui le pauvre garde qui était incapable d’effectuer le moindre geste. Le bruit que fit cette action réveille alors une très grande partie du village et détourna nos trois héros rassemblé dans la maisonnette de Sélénia de leurs gâteaux. Darkos en premier, suivit de près par la princesse, sorti de la maisonnette en courant. La plupart des minimoys par contre préfèrent se cacher dans divers endroits aménagés tandis que les gardes se mettent rapidement sur le pieds de guerre, fonçant se mettre en position devant la porte avant d’être très rapidement confronté à une dure réalité, aussi dure que la pierre ou les maisons dans lesquels une partie d’entre eux sont projetés. Les autres, complètement tétanisées, n’osent même plus bouger. M. le Maudit se trouve là, devant eux, près à en découdre le plus vite possible. C’est à ce moment-là que Darkos, une épée à la main, se place devant le tyran et tente de le couper en deux. Malthazar évite le coup avec une grande facilité, ce qui stupéfie Darkos. Il reste un moment sans réagir puis croisa le regard de son adversaire.
- Père ?, fini par sortir Darkos sous le regard dubitatif de Sélénia qui vient de le rejoindre. - Oui, c’est moi fils indigne. Tu vas payer pour ton insollence passée. - Tu m’a ignoré et tu as même tenté de me supprimer… et c’est moi qui devrait payer ?!, hurle le guerrier avant de se ruer en avant.
Sélénia, et Bétamèche qui l’a rejointe, sont pétrifiés par la nouvelle. M. le Maudit est de retour, plus puissant que jamais. C’est en tout cas la conclusion qu’elle vient de tirer par ce qui vient de se passer sous ses yeux : Malthazar a à peine effectué un geste du bras, comme celui d’un maître qui renvoie un mauvais serviteur, un geste transpirant la rage. A peine ce geste fut-il effectuer que Darkos fut propulsé en arrière, fendant les airs et enfonçant les murs du palais royal qui était bien à dix-sept mètres derrière lui. Jamais, de toute sa longue vie de guerrier, Darkos n’avait pris une telle raclée. M. par contre semble ravi de la situation présente. Il prit alors sa pose la plus majestueuse qui soit avant de dire tout doucement des mots très lourds de sens : « Allez-y. » Dans le millième de seconde qui suit, des dizaines de séides pénètre dans le village, certains à pieds et les autres chevauchant non plus des moustiks mais d’horribles guêpes aux yeux rouges. Les larmes de la mort tombent partout et les maisons prennent feu de toute part. Les minimoys sont pourchassés de toute part par les séides. Les lances-groseilles, ressortis en urgence, se révèlent inefficaces contre les nouvelles escadres de guêpes car les réflexes de celles-ci sont totalement différents des moustiks, de même que leur régime alimentaire car les mül-müls se révèlent être tout aussi inutiles. Malthazar, quand à lui, était déjà reparti, contient qu’une bonne part de sa vengeance est alors accomplie et confie à ses commandants le soin d’achever le travail. Sélénia, Bétamèche et Darkos, revenu à lui, luttent comme ils le peuvent contre les hordes de Séides. Sélénia réussi à en mettre quelques-uns hors course alors que Bétamèche avait actionné la fonction chalumeau de son couteau multifonction afin de se payer quelques séides cuits à point. Darkos, lui, bourrine dans son coin, pulvérisant de sa masse tout ce qui passe à sa portée. A un moment, Sélénia réussi à attraper quelques larmes de la mort au vol et les donna à Darkos qui, grâce à cela, put toucher quelques guêpes qui s’écrasèrent sur le sol. Mais le guerrier remarque très vite qu’il est vain de tenter de résister. Lui et Bétamèche se retrouvent soudain séparés de Sélénia et ne peuvent rien faire pour la rejoindre. La princesse s’est retrouvée en très mauvaise posture, acculée par une vingtaine de séides à une maisonnette en flamme menaçant de s’écrouler à tout moment. Elle se défend comme elle le peut mais les séides sont trop nombreux. A ce moment-là, Darkos, accompagné de Bétamèche, arrive au volant de son 4X4 et écrase les séides qui avaient eu la mauvaise idée de se placer pile sur la trajectoire du bolide. Sélénia a tôt fait de se débarrasser des autres séides, complètement surpris par l’apparition du véhicule.
- Sélénia !, hurle Bétamèche, Tout est perdu, il faut fuir ! - Jamais !, lui répondit la princesse, prête à se battre jusqu’au bout. - Ne fait pas ta tête de mule Sélénia ! Ca ne sert à rien ! On ne sauvera pas le village tous seuls ! Il vaut mieux se replier pour nous mettre à l’abri ! - Et moi je te dis que…
Elle n’eu pas le temps d’achever sa phrase. La maisonnette en flamme à laquelle elle s’était adossée fini par s’effondrer sur elle. Elle ne put alors que voir arriver, presque au ralentit, une poutre qui tombait sur elle. Tout n'est plus que flammes. |
|  | | Ariov Pousse de bambou

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| Sujet: Re: Arthur et la Nouvelle Menace Ven 28 Déc - 15:54 | |
| Chapitre 4 :
Bien des jours plus tard, dans le garage de la maison préalablement fermé et décoré de panneaux interdisant l’accès par de nombreux avertissements, Archibald s’affaire à son mystérieux projet. « Bien, ça devrait marcher., dit-il à haute voix. Il ne me reste donc plus qu’à… » Mais il n’a même pas le temps de finir sa phrase qu’une série de flash surpuissants éclairent le garage suivis par une très forte détonation qui fit sursauté le bâtiment en entier de dix centimètres à peu près. Le tout fut accompagné par un épais nuage de fumée grisâtre. Le vieil homme sort du garage en toussant, les cheveux et la barbe hérissés comme quelqu’un qui se s’est prit une très gros coup de jus et à vu de nez, il ne peut s’agir d’un courant de moins de vingt milles volts. « Bon et bien, ça devrait fonctionner. », dit-il avec un air plus triomphant encore qu’un général romain. Il était temps puisque la pleine lune, s’est le soir même et la journée est déjà bien avancé mais il doit encore garder le secret pour en faire la surprise à Arthur, mais il est trop tôt pour l’utiliser. En plus, la nuit s’annonce sans un seul nuage, il n’y aura donc pas à l’utiliser maintenant. De loin, un nuage de poussière s’élève sur le chemin qui mène à la maison. Cela ne passe pas inaperçu pour les yeux d’Archibald. Tout en espérant que ce ne soit pas ce qu’il croit, il rentre et va rejoindre Marguerite.
- On a de la visite ma chérie., dit-il à sa femme qui s’affère dans la cuisine afin de préparer le repas du soir. - Oui je le sais : c’est Rose et Armand qui arrivent pour dîner., lui répondit-elle simplement. - Ils ont annoncé leur visite ? - Bien entendu, mais je te signale que tu t’étais enfermé dans le garage et que tu faisais tellement de bruit que tu ne m’as certainement pas entendu, mon chérie. - Bon, bon, ça va., bougonna Archibald, visiblement vexé par la remarque. Mais cela ne va pas arranger les choses en ce qui concerne le passage d’Arthur dans le monde des minimoys. - Hé bien à toi de trouver une solution pour ce qui est de ce problème-là, mon très cher Archibald., ironise Marguerite sur le ton de plaisanterie. Tu trouveras bien un moyen tel que je te connais. - Il va encore falloir ruser., dit-il autant pour lui-même que pour sa femme.
La Cadillac flambant neuve s’arrête enfin devant la maison. Cette voiture a été de dernier coup de folie d’Armand, toujours passionné par la belle mécanique, après qu’il ait trouvé un nouveau travail. De toute manière, son ancienne voiture ne valait plus grand-chose après son « accident » en ville il y a maintenant trois ans, lors de l’invasion de Malthazar, lorsqu’elle a fini dans la vitrine du garagiste escroc « Surcouf ». Depuis il a été obligé d’utiliser les transports en commun plus souvent jusqu’à ce qu’il ne tombe devant la vitrine d’un concessionnaire où « elle » était là, comme si elle l’attendait depuis toujours : la voiture de ses rêves, une Cadillac modèle 1955 qui lui a quand même coûté une petite fortune. Armand descend de l’auto non sans avoir une dernière fois caressé le volant. Il faut dire qu’il a une appréhension à chaque fois qu’il vient en voiture ce qui n’est pas si étonnant que cela lorsqu'on sait comment la dernière a fini. Evidemment, son compte en banque en a également souffert mais vu qu’il a retrouvé du travail, il ne s’en fait pas beaucoup du coté de ses finances. - Bonjours Archibald !, s’exclame-t-il en sortant de la voiture et en voyant arriver son beau-père. Comment ça va ? - Ma foi pas trop mal., répond-il en se recoiffant du mieux qu’il le peut. Et toi Rose ?, voyant sa fille descendre de voiture. - Et bien ça va beaucoup mieux papa. Le psychiatre m’a annoncé que je suis sortie d’affaire. - Tu m’en vois ravi !, lui répond son père en souriant. Mais ne restez pas là sur le perron, venez donc ! Il doit déjà y avoir de la limonade de servie. - Ca sera avec plaisir beau-papa, mais plus tard si vous le voulez bien. Vous savez où est Arthur ?, demande Armand visiblement plus pressé de revoir son fils qu’autre chose. - Oui, bien entendu : il est dans sa chambre.
Le père d’Arthur n’attendait que cela. A peine entré dans la maison, saluant et embrassant Marguerite au passage, il gravit l’escalier deux par deux et arrive devant la porte de la chambre d’Arthur. Il frappe doucement sur la porte. « Arthur ? », fit doucement Armand. Notre Arthur était alors en plein dans son dilemme et s’en voit brutalement extirpé par l’arrivé de son père. Mais que lui voulait-il encore ? Depuis la visite de Malthazar ici, il y a trois ans, il est devenu pire qu’une mère poule et pas une visite chez les grands-parents sans que son père ne veuille le voir avant tout, sans qu’il ne demande comment il va, s’il a bien manger, s’il fait de temps en temps des devoirs de vacances, etc. Arthur range illico les photos, les dessins et l’édit du conseil sous son lit.
- Coucou grand garçon !, fit son père en pénétrant dans la chambre. Ca va ? - Y’a pas de lézard papa., répond Arthur tout sourire. - Tant mieux fiston, tant mieux., dit-il d’un air innocent et les mains dans le dos. - Qu’est-ce qu’il y a ? - Dis-moi, quelle est de nouveau ton équipe de baseball préférée ?, lui lance d’un coup Armand. - Quelle question papa. Tu les sais déjà : ce sont les Red Sox de Boston. Ca fait bien trois fois que tu me poses cette question ce mois-ci : deux fois au téléphone et maintenant. - Bon, bon, d’accord., bafouille Armand visiblement gêné par cette réponse. Alors attrapes !
Il sort alors une balle de baseball de derrière son dos et l’envoie à Arthur qui, intrigué par le fait que son père lui fasse un tel cadeau, examine la balle. C’est une balle de base-ball, aucun doute là-dessus mais quelqu’un semble l’avoir dédicacée. Il examine plus attentivement la balle et découvre avec émerveillement l’auteur de la dédicace au feutre noir. - Ted Williams ?, demande doucement Arthur. Papa, tu as réussi à avoir une balle dédicacée par Ted Williams ?!, s’écria-t-il, enchanté par le cadeau. - J’ai réussi à l’avoir par un collègue de bureau et… - Oh merci !, lance Arthur avant de se jeter dans les bars de son père.
Pour information, il fut savoir que Ted Williams est une des légendes du baseball Américain des années 60. Il est néanmoins évident qu’Armand avait gagné de nombreux points dans l’estime de son fils. L’espace d’un instant, bien qu’il n’en soit absolument pas conscient, il a réussi à détourner Arthur du problème qui le taraude depuis près d’un an, à savoir le choix du monde dans lequel il lui faudra vivre. Plus tard, toute la petite famille est réunie autour de la table et déguste un excellent bœuf miroton qui fit le délice des papilles gustatives de tous les convives et fut suivit par une excellente tarte aux myrtilles. Tous furent ravis et peu de temps après, Marguerite s’éclipse un petit moment avec un petit morceau de tarte, mais ce n’est que pour revenir aussi sec : elle vient de se rendre compte que quelque chose manque, que ça a disparu depuis un certain temps même : Malthazar n’est plus dans sa prison et ça a quand même le mérite de l’affoler un tantinet, vu les dégâts qu’il avait pu causer la dernière fois. Elle tente néanmoins de faire comme si de rien était et s’approche de son mari pour lui glisser l’horrible nouvelle dans le creux de l’oreille. Celui-ci paraît d’un coup prendre près de dix ans de plus mais tente quand même de faire bonne figure et, s’excusant, il se dirige vers la cuisine en compagnie de Marguerite.
- Mon Dieu., commence-t-il. C’est donc vrai, il s’est échappé. - Oui Archibald, mais je me demande tout de même comment il a fait pour sortir de sa prison alors que pendant trois ans il est resté enfermé ici et il a sûrement déjà tenté tout ce qu’il pouvait pour en sortir. Comment se fait-il qu’il réussisse à sortir. - Je ne vois qu’une seule solution possible., dit le vieil homme avec une attitude de général à la retraite. C’est qu’on l’a aidé à s’échapper. - Je m’en veux tu sais. Dimanche, je n’avais pas fait de tarte. Peut-être que si j’en avais fait une j’aurai pu m’en rendre compte plus vite. - Ne t’en veux pas. Tu n’y peux rien et que tu t’en sois rendu compte plus tôt ou plus tard n’y aurait rien changé. Le fait est là : il s’est échappé. - Qui s’est échappé ? Demande une voix venant de la porte. Armand fit son apparition dans la cuisine. - Euh… , commence Archibald en tentant d’improviser une réponse, hé bien… - Une sourie !, lance Marguerite afin de rattraper le cafouillage de son mari. - Une sourie ?, demande Armand dubitatif quand à l’excuse trouvée. - Oui, oui, une sourie, c’est cela., rajoute le vieil homme. - Ca fait des semaines qu’elle échappe à nos pièges et elle nous a déjà mangé tout un fromage., invente la grand-mère d’Arthur dans un style qui se confond parfaitement avec le style « à la sauvette ». - Ah ! Bon., fit simplement Armand avant de retourner s’asseoir.
Le vieux couple a eu très chaud sur ce coup-là. Ils sont passés très près de la catastrophe. Même si Armand ne croit pas, et d’ailleurs personne n’y tient réellement, à l’existence des minimoys, il est très probable qu’il raconte tout ce qu’il a entendu sur le ton de la plaisanterie, tenant une nouvelle preuve du fait que les beaux-parents sont bel et bien devenus complètement gâteux. Seulement ce genre de nouvelle serait rapidement prise au premier degré par Arthur et ses grands-parents ne souhaitent qu’une chose, c’est que jusqu’au dernier moment, il ne sache rien. Ils avaient bien vu le résultat de ce qu’un Arthur affolé peut faire il y a trois ans, quand il a faussé compagnie à ses parents pour revenir chez eux.
- Je le lui dirais avant qu’il ne parte ce soir., assure Archibald à sa compagne. - Mais comment vas-tu faire pour tromper la vigilance de nos enfants ? répond marguerite en faisant évidemment référence à Armand et à Rose. - Laisse-moi réfléchir… pourrais-tu aller me chercher ton somnifère ? - Excellente idée mon chéri !, répond Marguerite, enthousiaste, avant de monter les escaliers.
La nuit s’avance et il est déjà neuf heure et demi du soir : Arthur est toujours debout malgré les injonctions de son père lui demandant d’aller se coucher mais Arthur lui réplique qu’à bientôt quinze ans, il a le droit de rester plus longtemps debout qu’auparavant. La discussion continue donc et la mamie fini par retourner en cuisine, prétextant faire un nouveau café. A l’aide que lui propose Rose, elle lui répond tout simplement qu’elle ne se sent pas fatigué et qu’elle n’a donc pas besoin d’aide. En fait, c’est tout autant pour empêcher Rose de la voir mettre le somnifère dans les tasses qui sont destinées à elle et à Armand, que de l’empêcher de mettre le feu à la cuisine. En effet, Rose ne s’est guère améliorée sur le plan de l’adresse. Marguerite revient alors avec un plateau contenant quatre tasses de café à faire envie à un amateur de thé, et une tasse de chocolat chaud pour Arthur. En effet, il préfère nettement les mets sucrés en dessert. |
|  | | Ariov Pousse de bambou

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| Sujet: Re: Arthur et la Nouvelle Menace Ven 28 Déc - 15:55 | |
| chapitre 4 (suite) :
- Sinon, vous avez des nouvelles des Bogo-matassalaï depuis qu’ils sont retournés en Afrique ?, demande Rose alors que la discussion a épuisée un nouveau sujet. - Oui, bien sûr. Ils sont de nouveau au calme dans leur région., lui répond Archibald.
Arthur a d’un coup comme un poids sur la poitrine. Il se souvient encore du départ de ceux qui furent ses maîtres et qui lui ont appris à ne faire qu’un avec la nature. C’était l’an dernier qu’ils sont repartis de la même manière qu’ils sont arrivés, c’est-à-dire sans prévenir qui que ce soit. Mais ils donnèrent de leurs nouvelles dès leur retour dans leur tribu et régulièrement, ce qui fit évidemment plaisir à tout le monde. Depuis un an, Archibald reçoit une lettre chaque mois et Arthur fut tout de même déçu de n’en recevoir aucune jusqu’au jour où son grand-père lui fit simplement remarquer qu’ils n’avaient en fait même pas son adresse.
- D’ailleurs, enchaîne Arthur, ils ont même demandé des nouvelles de papa. - De moi ?, s’étonne Armand. Ah bon. Et pourquoi donc ? - Ils voulaient savoir si tu avais décidé de laisser les abeilles tranquilles.
Armand encaisse la critique sans broncher mais également sans dire un seul mot. Il a encore en mémoire l’image de ces grands Africains lui barrant le passage devant la ruche il y a trois ans. Mais depuis, il semble s’être assagit. C’est peut-être dut aux critiques dont son fils l’avait assaisonné il y a trois ans mais le reportage animalier qu’il avait vu à la télévision sur l’utilité de certains insectes n’y est probablement pas non plus étranger au changement d’attitude d’Armand. Toujours est-il que pour toute réponse, il boit le café d’un trait et Rose l’imite, on ne sait trop pourquoi. Archibald et marguerite sont aux anges : ils n’en demandaient pas tant, ce n’est plus maintenant qu’une question de secondes et non plus de minutes.
- Il ne faut pas vous vexer pour si peu, mon gendre., rajoute Archibald. - Je ne me vexe pas du tout., lui répond Armand. Tout simplement je… je…
Armand a du plus en plus de mal à mettre un mot devant l’autre et semble avoir également du mal à les trouver. Il se sent sombrer petit à petit dans le sommeil. Il regarde sa femme qui ne l’a apparemment pas attendu pour partir au pays des songes, un sourire béat sur le visage. Pensant au moins pouvoir s’endormir dans un lit, il tente de se relever et y parvient… mais au bout de deux pas, le voilà qui s’écroule sur le sol comme une pile de livres qu’on aurait mal disposée et qui se serait effondrée. Autant dire que la chute fait du bruit et Albert, qui s’était endormi aux pieds de son maître Arthur, se réveille en sursaut et file se cacher derrière un fauteuil.
- Voilà une bonne chose de faite., comment simplement Archibald, fier de la réussite de son plan. Arthur, va te préparer ! Ta grand-mère et moi allons nous occuper du reste. - Bien grand-père., dit le jeune homme avant de filer dans sa chambre.
Ce dernier jette néanmoins un regard en arrière et regarde ses parents : il ne s’est toujours pas décidé et est désolé d’en arriver à de tels plans pour pouvoir partir tranquillement dans le monde de sous le jardin. Il est a présent près de onze heure et demi et le passage va s’ouvrir dans une demi-heure. « Finalement, je n’en aurai pas besoin aujourd’hui. », pense Archibald, le sourire aux lèvres. Lui et sa femme s’affairent autour du passage comme s’il s’agissait d’envoyer un astronaute dans l’espace. Tout est près. Arthur revient après être passé sous la douche. Il a beau ne toujours pas aimer prendre une douche, il ne veut pas que sa princesse lui reproche de sentir le fauve. Ce soir, il a au moins envie de plaire et il a fait le maximum dans ce sens. Le dispositif de départ est définitivement mis en place ainsi que les toutes nouvelles statuettes de guerriers Bogo-Matassalaï placées à l’extrémité des cinq coins du tapis. La lunette est disposée comme à l’accoutumé devant le trou que cachait il y a encore quelques minutes le grand nain de jardin. Le temps s’étire de façon interminable et bien que le ciel soit totalement dégagé, Arthur appréhende de façon de plus en plus intense son départ au fil des minutes mais son grand-père, quelques minutes avant minuit, le prend à part pour lui dire quelque mots.
- Arthur, commence-t-il gentiment, as-tu pris ta décision ? - Et bien… pas encore grand-père. Je n’y arrive pas., répond-il tristement. D’un coté il y a toi, grand-mère, papa et maman, Alfred et puis de l’autre il y a Sélénia, Bétamèche, … - Je comprend., coupe Archibald. Mais surtout ne t’en fait pas et profite bien de ces trente-six heures avant de donner ta réponse définitive ? Tu as le temps mon garçon.
Arthur acquiesce tristement. Il a horreur de cette situation, de ce choix qu’il doit prendre et qui changera sa vie à tout jamais. Il a l’impression d’être un condamné à mort à qui l’on donne le choix entre la pendaison et la chaise électrique.
- Mais je dois te dire autre chose., rajoute le vieil homme après un regard vers Marguerite. Tout à l’heure dans la cuisine…
Il s’interrompt comme étouffé par la gravité de la nouvelle qu’il va apprendre à son petit-fils mais il se reprend.
- On va remarqué que… M. le maudit s’était échappé. - Pardon ?!, hurle Arthur.
Cette nouvelle a fait disparaître tous ses autres soucis concernant son choix comme s’il s’agit d’un simple château de carte sur lequel quelqu’un aurait soufflé. Les oiseaux ne chantent plus, la nuit devient lugubre et silencieuse et l’on jette un coup d’œil à sa montre en se demandant pourquoi l’Apocalypse n’est pas encore arrivée.
- Comment ça ?! Hurle le jeune homme de plus belle et empoignant son grand-père par le col. - Ca n’aurait absolument rien changé si tu l’avais sut avant ! Lâche rapidement Archibald, totalement surpris par la réaction de son petit-fils.
Celui-ci le relâche et s’excuse de s’être emporté à ce point.
- Ce n’est rien., lui dit simplement son grand-père. Mais évites simplement de me faire aussi peur la prochaine fois. - Bien grand-père. Excuse-moi. - Ca n’est rien. Bon aller, va-y : il est bientôt minuit !
Arthur se rend compte qu’il en a totalement oublié le temps et se précipite vers la lunette. Il commence alors la mise au point devenue rituelle et exécute le travail tout en chuchotant : « Premier cercle, trois crans sur la droite… deuxième cercle, trois cran dur la gauche… et le dernier… » L’horloge sonne alors les douze coups de minuit « … un tour complet ». Le rayon, tel un coup de fusil, traverse la nuit et forme désormais un trait continu de la lunette à la Lune : le passage est désormais ouvert. Arthur s’apprête alors à regarder dans la lunette pour regarde si Sélénia, Bétamèche ou d’autres se trouvent de l’autre coté qu’un cri se fait entendre. Un grand « Arthur ! » a littéralement explosé dans le silence nocturne et il est fort à parier que ce cri aurait fait crouler les murs de Jéricho à lui tout seul s’il avait été un tout petit peu plus fort. C’est Armand qui venait de se réveiller en sursaut par ce qu’il pensait être une explosion, bien qu’étant encore un peu dans le gaz. Il s’est vite rendu compte que le bruit était venu du dehors et avait fait un quart de tour de la maison quand il aperçut Arthur, Archibald et Marguerite en train de faire quelque chose de peu catholique, d’après ce qu’il en sait.
- Mais que faites-vous ! Hurla Armand qui avançait à grands pas, hors de lui. Encore à lui bourrer le crâne avec vous histoire stupide et vous invention débiles ?! Et qu’est-ce que c’est que ce tapis… et cette lunette bizarre ? Encore un truc de vos fichu Africains n’est-ce pas ?! - Armand, écoutez…, commence Archibald qui regrette déjà que Marguerite n’ait pas versé tout le flacon de somnifères dans le café. - Fermez-là !, coupa un Armand furieux et bien décidé à ne pas laisser le vieillard en placer une. J’en ai plus qu’assez de toutes ces singeries. Je rentre avec ma femme et avec mon fils. Ne comptez pas sur moi pour que vous le voyiez dans les dix prochaines années. Allez Arthur, en s’en va.
Mais le garçon n’est absolument pas de l’avis de son père et sur le coup, il le désapprouve totalement. Il compte bien ne pas se laisser faire alors qu’il est si près de retourner dans le monde des Sept Royaumes. « Je t’ai dit de venir ! » rugit son père remonté comme le Vésuve avant qu’il n’engloutisse Pompéi. N’y tenant plus, il se rue sur son fils et le prend par la main mais à peine il le fait que le rayon de Lune change de nature : Arthur commence à rapetisser… de même que son père : il n’y avait pas porté une attention particulière mais il se tenait à ce moment-là également sur le tapis et dans le rayon, de même q’Arthur. Pour ce dernier, c’est la routine mais son père expérimente le phénomène pour la première fois et en plus involontairement. Cependant, Arthur s’est hissé sur la lunette alors qu’Armand reste pétrifié, ne comprenant pas du tout ce qui ce passe. Archibald voit qu’il n’avait pas le choix : il s’avance sur la tapis, en faisant bien attention de ne pas entrer en contact avec le rayon, se saisi d’Armand qui ne fait alors plus que dix centimètres à tout casser, et le place à coté d’Arthur, sur la lunette. Son beau-fils a beau être bien plus têtu qu’une mule, il se dit qu’il n’y a que ce genre d’aventure pour lui ouvrir les yeux. Mais pour le moment, Armand garde ses yeux bien fermés, refusant de voir ce qui ce passe. Il est semblable à un cheval à qui on a fixé des œillères, aveuglé par ses certitudes et regardant droit devant lui. La taille « minimoy » atteinte, les voilà qui glisse tout les deux au fond de la lunette. Cela fait bien longtemps que ce passage ne lui fait plus peur du tout puisqu’il sait à l’avance ce qui va se passer par la suite, mais il en est tout autrement d’Armand qui hurle tout au long de la descente dans le tube au reflet de cuivre, obligeant Arthur à de boucher les oreilles. Arrivé en bas, Arthur est quand même étonné de ne voir personne dans la salle du passage mais il ne se pose pas longtemps la question. Après un coup d’œil à son père, toujours yeux fermés et tout crispé, Arthur sort la clef « à toujours garder sur soit ». Lorsque enfin Armand daigne ouvrir un œil, ouis l’autre, ce fut pour voir un immense tube de couleur jeune cuivre et il vit Arthur mettre la clef dans un serrure sur le coté. A ce moment-là, un bruit se fait entendre qu’il n’avait pas encore noté, il leva les yeux vers l’embouchure du tube et voit un plafond descendre sur lui à toute vitesse : Armand croit bien évidemment vivre les derniers jours de son existence et tombe, une fois de plus, dans les pommes. Il était certainement un pommier dans une autre vie. Le plafond arrivé sur eux les enfonces dans la dernière lentille et ils en ressortent de l’autre coté. Arthur se relève illico et se débarrasse de tous les filaments gluants qui le ligote et jette un œil à son père qui est, tout autant que lui, « minimoycisé ». Ainsi on peut aller à plusieurs dans le monde des minimoys. Comme Arthur, il est devenu un petit minimoy bien qu’étant déjà un peu dégarni sur le dessus et puis surtout, il est toujours évanoui. En fait, tout ce que l’on voit de lui, c’est à peine si on ne le confond pas, sans vouloir être méchant, avec un tas de chewing-gum mâchés et jetés par terre. Mais l’absence de comité d’accueil commence à sérieusement inquiéter Arthur qui cherche des yeux quelqu’un qu’il connaît. D’ailleurs, et c’est tout aussi bizarre, mais la pièce… est sombre. Aucune lampe n’est allumée. Tout d’un coup, il sent comme un frôlement venant de sa gauche.
- Passeur ?, demande Arthur, osant enfin rompre le silence. - A… Arthur., répond une voix qui est effectivement celle du passeur mais qui a le ton de quelqu’un qui se cherche une excuse. Je… je ne voulais pas… je ne voulais pas Arthur… - Mais enfin passeur, que ce passe-t-il ?, demande le jeune prince dans un ton qui trahit une grosse appréhension. Et où sont les autres ? - Ils m’ont… obligé., fini le passeur avec un timbre de voix funèbre.
Sur ces mots, les lanternes de la salle s’allument d’un coup et des dizaines de séides cernent le prince de toute part. |
|  | | Ariov Pousse de bambou

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| Sujet: Re: Arthur et la Nouvelle Menace Ven 28 Déc - 15:55 | |
| Chapitre 5 :
Trois minutes à peine se sont écoulées depuis qu’Arthur et, par accident, son père sont arrivés bon en mal en dans le monde des minimoys. Marguerite est pleine d’appréhension concernant le départ d’Armand : pourquoi a-t-il fallut qu’il se réveille !
- Ne t’en fait pas., rassure Archibald. Je suis sûr qu’Arthur s’en sortira, comme toujours. - Oui mais pourquoi fallait-il qu’il se réveille ? Le voilà aussi dans ce monde et… - La dose de somnifère n’a pas dut être assez forte., coupe le vieil homme. Non moi ce qui m’inquiète, c’est que la lunette n’est normalement pas prévue pour deux personnes. J’espère que… enfin, ça a l’air de bien se passer pour l’instant.
Ils se mettent alors à remballer la lunette, le tapis et à ranger les statuettes. Après avoir remis le nain de jardin en place, on jurerait que rien ne s’était passé quelques minutes auparavant.
Quelques centimètres sous la terre par contre, on est loin de ranger quoi que ce soit. A moins que l’on range quelqu’un définitivement. Ce quelqu’un ne pourrait être qu’Arthur, qui se sent comme, effectivement, vivre ses derniers instants. C’est toujours dans des moments pareils qu’on aimerait compter sur un peu d’aide. Qui n’a pas, un jour ou l’autre, demandé à ses amis de l’aider pour un devoir, peu de temps avant une interrogation écrite, qui ne s’est fait remballé pour un motif ridicule ? Il y a des moments comme ça où on se sent démuni et surtout complètement fichu. C’est un peu le cas d’Arthur en ce moment même puisqu’il ne peut compter ni sur son père, toujours dans les pommes et englué dans une gelée dorée, ni sur une bonne arme, l’épée du pouvoir par exemple, et pour cause : Malthazar lui-même vient de faire son apparition dans la salle et l’épée… et bien il l’a sur lui. Mais ce Malthazar n’est pas le même que celui qu’Arthur avait toujours connu. Arthur doit d’ailleurs se pincer pour bien vérifier qu’il ne rêve pas. En tout état de cause, ça n’aurait même pas été un rêve mais plutôt un cauchemar ! Après qu’il se soit pincé, il doit bien admettre que c’est Malthazar, plus en forme que jamais, qui se tient devant lui.
- Arthur !, lance le dictateur. Quel déplaisir intense de te revoir devant moi. - Toi ?! Mais… mais comment. Ca n’est pas possible ! - Hé bien si, c’est bien moi : Malthazar !, dit alors celui-ci rien que pour le plaisir de contempler la tête d’enterrement qu’Arthur est en train de tirer. - Non, je ne peux pas le croire… C’est impossible !, lâche finalement Arthur dont les yeux ébahis ne cesse de scanner M. le maudit de pied en cape.
Mais il ne sera pas dit que la nouvelle apparence de ce démon lui donnera un quelconque avantage… Mais la vingtaine de séides présent et prête à le transpercer de toute part peut-être, mais il faut gagner le maximum de temps.
- Mouais, pas mal en effet., balance Arthur après un petit temps de réflexion. Par contre, si tu veux un bon conseil, change de style : ce costume ne te va plus du tout. - Et c’est toi qui ose me donner des conseils de style., réplique calmement M. Tu as vu ta tignasse ? - Moi ? C’est tout à fait involontaire : je ne me les coiffe pas, voilà tout.
Notre ami semble être parti dans la plus étonnante discussion « chiffon » que l’on ait pu voir jusqu’à aujourd’hui sur dans tout les Sept Royaumes… voir au-delà. Il est entouré de vingt séides, tous près à le transpercer de part en part au premier signe de leur maître et discute tranquillement avec ledit maître. Les séides eux-mêmes en sont totalement décontenancés. En fait, Arthur veut absolument gagner du temps car il a vu ce qu’est en train de faire le passeur : Il est en train de traîner le père du petit prince vers son cocon, sûrement dans l’idée de l’y cacher avec lui. Mais il ne doit pas se faire remarquer. Arthur a donc prit l’initiative de distraire le plus longtemps possible le maître des ténèbres afin de donner tout le temps nécessaire au passeur de cacher son pauvre papa. Et pour cela, Arthur parle de tout et de rien, bien décidé de capter l’attention de M. le maudit. Après avoir discuté « mode » et « coiffure », ils parlent ensuite d’ « expérience professionnelle », de quel est le meilleur bar de la Cinquième Terre, du goût des pâtisserie de la grand-mère d’Arthur et de leurs nombreuses confrontations sur le champ de bataille. Il fallait multiplier les sujets de conversation car les passeur, courageux mais pas pressé pour un sou, prend tout son temps pour se cacher, prendre le père d’Arthur avec lui et refermer le cocon. « ASSEZ !!! », fini par hurler Malthazar dont la patience est à bout. « Tu crois que je ne vois pas ton petit manège ? Tu veux gagner du temps, rien de plus ! » Notre héro sent alors l’angoisse de voir tout son plan échouer monter en lui. Il est à deux doigts de penser que le maître de Nécropolis avait percé son plan à jour malgré le stock réduit de cellules grises de ce dernier. « Mais tu finira prisonnier, à mon service ! », continue le dictateur. « Comme tout les autres ! » Cette déclaration de Malthazar a quand même le mérite de soulager un petit peu notre Arthur qui comprend alors que son petit manège n’a pas été découvert. Cependant, le fait d’être « au service de sa majesté Malthazar » ne l’enchante pas vraiment car pour le tyran, « service » est synonyme d’ « esclavage ». « Non… en fait je te réserve quand même un sort spécial », dit doucement Malthazar, un sourire sadique sur les lèvres. « Et je te garanti que ça sera un peu plus terrible que de mourir de suite. » A cette annonce, Arthur ne peut pas s’empêcher de déglutir. C’était sûr, M. le maudit allait lui faire payer ses deux défaites : celle d’il y a cinq ans et la suivante sans compter les trois ans d’humiliation que le tyran avait subit dans le placard. Quelle horrible torture… ou horribles tortures, cet abominable monstre a-t-il envisagé de lui faire subir une fois libre. Il avait tout le temps d’y réfléchir durant près de trois ans, soit environ deux cents pâtisseries dan la figure. Peut-être le lâcher dans une arène obligé de combattre deux cents fourmis rouges à mains nues ou encore le pendre pendant deux cents jours au-dessus d’un vers des sables et le lâcher dans la gueule de celui-ci à la fin des deux cents jours ? Arthur en frissonne de peur rien que d’y penser. Mieux vaut occuper son esprit à imaginer un plan pour sortir de ce mauvais pas. Mais Malthazar ne lui en laisse pas le temps. « Emmenez-le ! », ordonne celui-ci à ses soldats qui se saisissent d’Arthur bien que celui-ci se débat comme un beau diable. Juste avant d’être emmené, il jette un dernier coup d’œil au cocon du passeur, entièrement refermé. Le prince des minimoys se voit emmené de force, ligoté, par la troupe de séides et ils finirent par déboucher sur une cavité qui dit vaguement quelque chose à Arthur avant de se rendre compte de l’horrible vérité. Jamais, même dans ses pires cauchemars, ils n’avait pu imaginer un pareil désastre : le village des minimoys, autrefois si gai et plein de vie, est totalement désert et n’est plus que ruine. Les couleurs verte, brune et jaune avaient fait place aux nuances de gris. Pas un seul habitant, pas une âme qui vive. Arthur est complètement bouleversé : il avait toujours eu peur qu’il arrive quelque chose à ses amis et surtout à Sélénia mais ce qui se trouve sous ses yeux est pire que tout. L’espace d’un instant, il est dans le flou tellement il y a des pensées qui se bouscules dans sa petite tête. Il se laisse docilement conduire par les séides vers un convoi près à partir et le font monter dans une cage faite en bois de ronces, ce qui a pour effet immédiat de le ramener sur terre : les épines de ronces sont très acérées. Soudain, il se demande quel est le sort que subit Sélénia en ce moment même, où est-elle ? Que lui est-il arrivée ? Malthazar resta encore un temps dans la salle du passage, histoire de se remémorer son passage de l’autre coté de la lunette. Puis il fini par remarquer que quelque chose ne tourne pas rond, mais quoi ? Il a beau cherché, il ne parvient pas à savoir quoi. « Bof, tant pis. » fini-t-il par se dire. « Ca ne doit pas être si important que ça. Je le saurais quand même. » Avant de quitter la salle, il jette un dernier coup d’œil et regarde le cocon, mais le temps presse et il s’engage dans le couloir qui débouche sur les ruines du Premier Royaume. Arrivé au convoi royal composé de la cage d’Arthur, d’une escorte de près de trente séides sur guêpes et de son char volant personnel tiré par quatre grosses guêpes, installé dans celui-ci, il alla donner le départ. « Et Sélénia ! Qu’est-ce que tu lui as fait ! », lui hurle alors Arthur. Malthazar ne se retourne pas tout de suite mais savoure cette question comme si elle est une friandise qu’il attendait. Redescendant de son char, il s’avance vers la cage du prince. « Je ne te l’avais pas dit ? », commence doucement le tyran. « Excuse-moi, j’aurai dut te le dire plus tôt c’est vrai. Quel manque de politesse : je m’en excuse. Sache que ta princesse… est morte, dans l’attaque que j’ai menée contre le village. Quelle tragédie n’est-ce pas ? Et si tu crois que je mens, voilà une preuve. » Il jette alors dans la cage le fourreau du poignard que Sélénia porte toujours à sa ceinture. Cette nouvelle vient pulvériser le cœur d’Arthur. C’est comme si la terre s’ouvrait sous lui et se refermait brutalement. Le bourreau vient de faire son office. Les yeux d’Arthur se remplissent de larme et il se met à caresser le fourreau comme s’il s’agit de Sélénia elle-même qui gît entre ses mains. Il se recroqueville dans sa cage, indifférent à la douleur des épines de ronces qui lui écorchent la peau et se met à pleurer à chaudes larmes. Malthazar boit ces larmes comme s’il s’agit d’un nectar : il est satisfait de ce que cette nouvelle à fait sur Arthur et retourne à son char personnel. Il donne le signal et le cortège s’ébranle enfin, passant par la porte principale toujours privée de ses battants. |
|  | | Ariov Pousse de bambou

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| Sujet: Re: Arthur et la Nouvelle Menace Ven 28 Déc - 15:56 | |
| Chapitre 5 (suite) :
Pendant ce temps, dans la salle des passages redevenue sombre, le maître des séides ayant éteint d’un geste toutes les lampes, ça s’anime : deux silhouettes s’avancent silencieusement vers le coton du passeur. L’une d’elles sort une étrange boite de son sac, appuie dessus et c’est… un œuf de libellule qui en sort.
- Ca tombe très bien, j’ai une faim de coccinelle., dit la silhouette en mordant dans l’œuf - On a pas le temps pour ça., rétorque son comparse. Il faut faire vite ! - Oui bon ça va !, lui répond le premier qui appuie à nouveau sur la boite, laissant apparaître un banal couteau coupe cocon.
Il s’avance ensuite vers le cocon du passeur et l’ouvre dans le sens de la longueur. Deux minimoys en tombent : le passeur, bien évidemment, mais également Armand qui tombe la tête la première sur le sol, ce qui a pour effet immédiat de prolonger sa sieste.
- Bétamèche, espèce de petit voyou., grogne le passeur qui se relève. Tu pourrais prévenir avant ! - Tu savais que nous allions passer non ? répond Bétamèche. Pourquoi n’étais-tu pas près ? - Je ne peux pas deviner le moment exact ou tu apparaît, surtout quand je commence à fermer les yeux !, bougonne le passeur. - Tu vois Darkos !, dit Bétamèche en s’adressant à la silhouette imposante qui l’accompagne. Il a toujours une raison ou une autre de râler. - On a pas le temps pour les blagues !, réplique Darkos à Béta qui, pour la peine, se met à bouder. Passeur, est-ce que tu as vu Arthur ?
A cette question, le passeur devient plus blanc encore qu’à l’accoutumer et répond, sans dire un mot, par un hochement lent de sa tête de haut en bas. Ceci est assez explicite pour comprendre la situation. Un court silence suit ou personne n’ose dire un moment tellement l’ambiance est à la tristesse. « C’est une catastrophe. », fini par dire Bétamèche gravement, rompant le silence. Le regard de celui-ci fini par se poser sur le deuxième locataire du cocon.
- Et lui ? Qui est-ce ?, demande-t-il, visiblement surpris. - Lui ?, dit le passeur. Il est arrivé en même temps qu’Arthur. - Je pensais que le passage ne peut se faire que pour une personne ?, s’étonne le prince. - Il faut croire que c’est possible à deux., répond le passeur. Sinon, je ne sais pas qui est cette personne. J’ai profité du fait que M. le maudit et ses sbires regardes ailleurs pour le mettre à l’abri avec moi. - Mais…, commence Darkos. - Tu sais qui c’est ?, lui demande Bétamèche. - Je ne sais pas, mais je me demande si je ne l’ai pas déjà vu quelque part. - En tout cas, je suis certain qu’il ne s’agit pas d’une ennemi., affirme Bétamèche. Je crois qu’on peut l’emmener avec nous. - Tu crois ?, s’inquiète Darkos. Je ne sais pas si le chef sera d’accord. - « Tout ennemi d’un ennemi est un ami. », c’est écrit dans le Grand Livre. - Bon, si tu le dis., lui répond Darkos en chargeant Armand comme s’il s’agit d’un vulgaire sac de patate. A revoir passeur. - Au revoir passeur. - Bonne chance les amis., répond le passeur avant de remonter dans son cocon afin de le refermer et de continuer sa sieste brutalement interrompue.
Nos deux amis se sont alors engagés dans le tunnel qui débouche sur les ruines du village des minimoys. « Ca me fait toujours mal que je vois ça. », commente, dans un ton qu’on ne lui connaît pas, Bétamèche en regardant les ruines. Au lieu de passer par la Porte centrale comme l’a fait Malthazar peu de temps auparavant, c’est vers une petite porte dérobée, à l’ouest de ruines, que nos deux amis se dirigent. Elle est légèrement roussie par le feu et branlante mais il s’agit certainement de la dernière porte encore entière dans le secteur. Ils l’ouvrent et s’enfoncent dans un étroit passage très long avant d’arriver à une bifurcation : ils n’hésitent pas et prennent à gauche, comme ils n’hésitent pas non plus à la bifurcation suivante, ni à la suivante, ni encore à toutes celles qui suivent. Ils rencontrent quelques fois un squelette d’un séides malchanceux qui s’est perdu dans ce qui semble bien être un véritable labyrinthe. A la sortie de celui-ci, un étroit passage en forme de pont s’offre à eux. Le pont enjambe un impressionnant précipice dont ils ne voient pas le fond mais ils s’y engagent, confiants. Il est certain que ça n’est pas la première fois qu’ils passent par là. De l’autre coté du pont, ils font encore quelques pas et s’arrêtent. Bétamèche sort un petit papier de sa poche et appuie sur une pierre précise de la maçonnerie du couloir en pierre. Une grosse porte de pierre s’ouvre alors un peu plus loin, dans le mur du couloir et en s’ouvrant, lorsqu’elle s’ouvre, elle fait pile la largeur du couloir ce qui fait qu’elle bouche complètement le couloir. Nos amis s’avancent et pénètrent rentre dans le passage ouvert par la porte qui se referme aussitôt. Ils se trouvent dans une salle cachée dans le mur du couloir. Là, un minimoy à peine plus grand que Bétamèche, coiffé d’un drôle de chapeau, les accueil.
- Bétamèche, Darkos., commence le petit personnage. Comment s’est passée la mission ? - Mal, Bolet. Très mal., répond Béta à son interlocuteur. On n’a pas réussi à tirer Arthur des griffes de M. le maudit. - Mouais., fait alors Bolet, attristé par la nouvelle. Le chef ne va pas être content. D’ailleurs il vous attend. - Bon, alors on y va., répond Darkos qui tient maintenant Armand sous le bras.
Ils passent alors dans une autre salle qui semble très animée : à leur gauche, on voit des minimoys en train de s’activer sur une étrange machine. Ils placent une myrtille dans un pressoir situé au-dessus de la machine et font tourner celle-ci : elle entraîne alors une feuille de bouleau séchée placée sur un plateau sur son coté, non pas qu’il s’agisse de notes de services car c’est habituellement à ça que servent les feuilles de bouleau, mais sûrement que c’est la seule sorte de feuille disponible. A l’autre bout de la machine, un minimoy s’empare de la feuille qui est ressorti et fait un signe de la main à ses collègues qui placent alors un paquet de feuille sur le plateau et font tourner la machine à plein régime : c’est une rotative et elle imprime des journaux que l’on devine être clandestin au vu des propos qui ne sont pas tendre envers Malthazar. Chaque article ferait pâlir d’envies les plus virulentes critiques politiques. A leur droite, une série de bureaux où l’on détail les opérations en cour et à venir, l’on envoie les instructions aux agents sur le terrain comme on le fait des les QG de campagne. Mais au vu de la tête qu’affichent les minimoys chargés de ce travail, les nouvelles ne doivent pas être très bonnes entre les « il s’est perdu », les « il s’est arrêté pour boire un coup » et les « il a sommeil » et « je lui ais dit de rentrer à cette triple… » qui sont les divers exclamations que l’on peut entendre. Les minimoys sont depuis longtemps maintenant un peuple pacifique et ils n’ont plus l’habitude de se battre, et ceux qui en ont l’envie n’en ont pas l’expérience, mis à part les gardes qui ont réussi à s’échapper et à rejoindre la résistance. L’on se trouve effectivement, et malgré les divers couacs, dans un véritable QG de résistance face à M. le maudit avec son centre d’opération et sa presse clandestine. Mais tout ceci ne semble pas intéresser Darkos et Bétamèche qui pénètre dans une autre pièce. Ils doivent marquer un temps d’arrêt tellement d’odeur de racines fumées est forte. Miro est là qui se tient derrière une sorte de bureau fait à partir de marceaux d’écorces de chêne. Sur celui-ci, tout un paquet de papiers divers et variés ainsi qu’une petite boite ouverte devant la taupe dans laquelle se trouve plusieurs racines grand format. Il en manque plusieurs pour compléter la boite dont l’une d’elle se trouve précisément entre les dents de Miro. Avec ce cigare, il a tout l’air d’un Winston Churchill retranché dans son bunker lors de la bataille d’Angleterre.
- Miro, tu sais bien que fumer est mauvais pour la santé., dit d’emblée Bétamèche en pénétrant dans la pièce. - Ca ne c’est pas passé comme nous l’avions prévu, à ce que je vois., lance Miro d’emblé pour changer immédiatement de sujet alors que nos deux amis s’avancent vers lui. - Non, on est arrivé trop tard., avoue Bétamèche, honteux. - C’est fâcheux… très fâcheux, mais ce n’est pas si grave., dit le chef Miro en se levant de son siège. Arthur est fort, il saura résister à M. le maudit comme il l’a toujours fait. Mais il ne faut pas que cette situation s’éternise. - Je suis bien d’accord avec toi., dit alors Darkos en acquiescent. - Bien et… lui, qui est-ce ? demande soudain Miro en désignant Armand, toujours dans les vaps. - Hé bien justement, on ne le sais pas., dit Bétamèche en se justifiant de suite, eut égard au regard assassin que lui jette Miro à ce moment. On sais seulement qu’il est arrivé avec Arthur. - Mais à moi, il me dit bien quelque chose., rajoute Darkos.
Miro s’approche alors d’Armand et lui enlève les derniers bout de gélatine qui se trouve encore sur son visage ce qui permet alors aux trois compères de le dévisager complètement. « Ca y est, je vois qui c’est !, s’exclame Darkos, fier comme un coq d’avoir une information que personne ne semble avoir. C’est le papa d’Arthur : il m’avait montré des images de lui. » Mais est-ce que c’est une si bonne nouvelle. Depuis tout le temps qu’il passait en leur compagnie, Arthur a toujours décrit son père comme quelqu’un de borné, sûr de ses propres convictions, qui n’a plus aucune fantaisie, qui croit depuis toujours à la vertu immanente de l’humanité, qui est également froussard et impressionnable comme pas deux. Mais les circonstances sont exceptionnelles et ils ont besoin de toute l’aide possible et imaginable en ces temps terribles pour tout les minimoys. Aucune aide ne peut être négligée. C’est en tout cas ce que se dit Miro. « Bon, que quelqu’un le réveille ! », dit-il dans un ton qui exclu toute objection. Bétamèche sort alors son couteau multifonction et enclenche la fonction qu’il doit utiliser le moins souvent, sauf pour des blagues : jet d’eau. Armand est réveillé par un jet d’eau très froide. Elle sortirait du freezer que cela ne l’étonnerait même pas ! Mais lorsqu’il ouvre les yeux, il se rend bien vite compte qu’il n’est pas chez lui, ni chez les beaux-parents et que des trois personnes qui se penchent sur lui ne sont certainement pas ses voisins de palier. Il reste tétanisé ais il tient bon car il se dit que ce n’est certainement qu’un rêve, rien de plus. Cependant la bosse sur son crâne dut à la chute de la sortie du cocon lui indique tout le contraire. Il reste donc là, figé par la peur à se demander à quelle sauce ces… trucs, vont le manger. - Bonjours !, lance finalement Miro histoire de lancer la conversation. Bienvenue chez les minimoys. - B… Bonjours., réussi à sortir Armand avec peine, tout en se demandant où il avait déjà entendu le mot de « minimoys ». - Vous êtes bien Armand ? Le père d’Arthur ? demande Miro, toujours diplomate. - Oui… oui, oui… c’est bien… moi., prononce avec difficulté ledit père d’Arthur, maintenant sûr qu’il n’allait pas finir dans une grosse marmite d’eau bouillante et entouré de petits oignons. - Vous êtes le père de mon demi-frère…, dit Bétamèche, septique, en se joignant à la conversation. Hm, on ne le croirait pas en vous regardant : Arthur est bien plus brave que vous.
Armand ne comprend pas tout à fait ce qu’il vient d’entendre. Arthur… le demi-frère de ce petit rouquin ? Brave ? Demi-frère donc… Arthur marié ??? Cela n’a aucun sens pour lui et il fini par se dire que, soit il a très mal entendu, soit il est entouré de fous, soit il fait le plus étrange de tout les rêves. « Pardon., fit-il timidement, mais… est-ce que l’on pourrait m’expliquer ce que tout cela veut dire ? Je veux dire… ce que vous me dite là… n’a aucun sens ! Enfin je veux dire… » Miro se disait bien qu’il avait peut de chance d’échapper à la narration de tout les exploits d’Arthur maintenant qu’il est persuadé qu’il s’agit bel et bien du père d’Arthur. Après avoir poussé un léger soupir et avoir légèrement inspiré de sa racine, il prend un siège et s’installe en face d’Armand, imité par Darkos et Bétamèche, et il se mit à narrer les aventures qu’Arthur a vécues jusqu’à maintenant. |
|  | | Ariov Pousse de bambou

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| Sujet: Re: Arthur et la Nouvelle Menace Ven 28 Déc - 23:57 | |
| Chapitre 6 :
Evidemment, raconter d’un coup tout ce qu’Arthur avait vécu au pays des minimoys n’était pas facile et Darkos puis Bétamèche doivent souvent intervenir pour aider Miro dans son histoire, mais celui-ci en a vu d’autre. Après tout, il a éduqué des générations entières de minimoys et ce n’est pas ce rappel des faits surprise qui va lui faire peur. Non, bien sûr que non. Par contre, est-ce qu’Armand va tout comprendre, ça c’est autre toute autre histoire. Miro prend alors tout son temps pour bien expliquer tout les détails à son nouvel élève. Quand à Armand, il a l’air aussi perdu qu’un petit garçon qui vient d’apprendre qu’une addition n’est pas la même chose qu’une soustraction.
Le temps passe, aussi bien sous terre qu’au dessus et l’aube finie par pointer à l’horizon. Les grands-parents d’Arthur se réveillent mais aussi sa mère, Rose. Qui a eu beaucoup plus de mal que son mari à lutter contre le somnifère. Elle se relève doucement du fauteuil qui l’a accueillie pour une nuit entière avec un sacré mal de tête, un peu comme si on l’avait utiliser comme bélier lors d’un assaut contre un château fort, et que la porte de celui-ci ait été très, très solide. A l’étage aussi on se lève du lit : d’abord Marguerite, fringante mais quand même fatiguée par la nuit qu’elle vient de vivre. Après s’être mise en robe de chambre, elle descend pour préparer le petit-déjeuner, sachant bien que son mari, lui, va encore rester un peu plus longtemps au lit, maintenant que les bruits de tronçonneuse ont disparu alors qu’il a dut les subir une bonne partie de la nuit. Comme à chaque jour, il va attendre que sa femme lui apporte le petit-déjeuner au lit. Si les nuits peuvent paraître lassantes, autant que le réveil soit des plus agréable. Malgré le fait qu’il soit encore tôt et malgré également la belle journée qui s’annonce, une voiture vient de bifurquer de la route principale sur le chemin qui mène à la maisonnette de nos amis. En attendant, Rose est bien inquiète : Que sont devenus son mari et son fils ? Elle a beau chercher dans tout les coins et recoins de la maison, rien à faire : ils restent introuvables. Elle a beau crier leurs noms, pas de réponses en retour. Evidemment, Rose ne peut pas se douter un seul instant qu’ils sont si proches d’elle et passe d’ailleurs trois fois à coté du nain de jardin cachant l’entrée du monde des minimoys. Toujours est-il que, même si l’on trouve ça amusant au départ, à force, la même personne qui monte et descend les escaliers sans arrêts, tourne autour de la maison, hurle le nom d’Armand et d’Arthur à tu tête alors que, par un malheureux hasard, l’on se trouve à dix centimètre de cette même personne, ça fini par lasser. Archibald, après s’être changé, se décide enfin à intervenir. Il est sacrément temps vu que Rose est en train de chercher son mari disparu dans le moteur de la Cadillac. Comment a-t-elle fait pour ouvrir le moteur ? Tout simplement en cherchant son fils sous les sièges rembourrés de la voiture, elle a mis un coup de pied dans la manette d’ouverture du capot. « Rose ! », appelle Archibald d’un ton paternel à souhait. « Je ne crois pas que tu trouveras qui que ce soit dans le moteur de la voiture. » Rose relève la tête rapidement, comme une petite fille surprise en train de tremper son doigt dans un pot de confiture. Un peu trop rapidement d’ailleurs puisqu’elle se cogne la tête sous le capot ouvert au-dessus d’elle. D’un coup d’œil, Archibald remarque que chercher des proches dans un moteur de voiture nuie gravement à celui-ci et en particulier si celle qui cherche est particulièrement maladroite et n’a aucune notion de mécanique.
- Tu crois ?, demande Rose à son père, légèrement embarrassé par la réalité des faits qui crève les yeux. - J’en suis certain., répond Archibald. Ecoute, ton mari et Arthur sont tout simplement aller faire un tour dans les bois. - Ah bon ?, fit Rose, visiblement peu convaincue de l’argument. Mais alors pourquoi ne pas me l’avoir dit plus tôt ? demande-t-elle alors qu’elle tient en main un câble de la batterie qu’elle avait débranché sans faire exprès, un de ses gants étant resté coincé dans le câble.
Archibald est impressionné par l’éclair de perspicacité dont sa fille fit preuve et se dit finalement qu’elle est bien la digne fille de ses parents. Il est impressionné mais embarrassé car il n’a rien prévu pour répondre à une telle question. Mais cela ne lui pose pas énormément de problème.
- Hé bien, ça ne m’est pas venu à l’esprit sur le coup. Tu sais, avec l’âge, on oublie tant de chose., ment Archibald. - Tu sais quand ils vont revenir ?, demande Rose, finalement prête à le croire. - Oh, pas avant un bon bout de temps j’imagine. Je crois bien qu’Armand va en apprendre un peu plus l’univers dans lequel peu parfois vivre Arthur., dit l’ancien explorateur, ne disant là que la stricte vérité. - Je crois que tu n’as pas tort. Armand couve beaucoup Arthur ces derniers temps., avoue Rose. - Une vraie mère poule, n’est-ce pas ?, plaisante Archibald. - Tu as raison. Je crois que je vais les attendre à l’intérieur.
Rose lâche alors le câble de la batterie au hasard dans le moteur sous le regard d’Archibald qui passe soudain de l’expression de satisfaction à celle de l’effroi. Il voit littéralement le câble tomber au ralenti. Celui-ci se cogne un peu partout dans le moteur et provoque des étincelles fatales à la voiture elle-même. Cela créé un court-circuit juste sous l’admission d’essence qui, malheureusement, fuit un peu. Voilà déjà trois, quatre soupapes qui saute et le moteur qui se met en marche tout seul à cause du court-circuit, mauvais plan : voilà qu’une épaisse fumée grise sort des cylindres. Le starter se coince tout seul au maximum et le moteur accélère tellement et est déjà dans un tel état qu’un piston est expulsé du moteur façon boulet de canon, perforant le capot du même coup. Archibald cherche une solution aussi rapidement que possible afin de faire face à ce Pearl Harbor voiturier. Qui se déroule sous ses yeux et ceux de Rose ainsi que de Marguerite qui, interloqué par le bruit venant du dehors, vient de sortir dur le perron. A chaque fois que le vieil homme trouve une solution pour faire face à cette catastrophe, voilà qu’un nouveau problème surgit, aggravant le précédent. Pas étonnant que cette voiture ait été en promotion : c’était une vrai bombe à retardement. Il finit par se diriger à toute vitesse vers le garage pour chercher un extincteur alors que Rose reste tétanisée face à la catastrophe qui se déroule en face de ses yeux. Son père a retrouvé ses jambes de vingt ans et revient rapidement avec un extincteur et un chiffon en tissu. Il dégoupille l’extincteur et le vide littéralement au-dessus du moteur qui se calme enfin et récupère avec le chiffon enroulé autour de sa main, le câble responsable de tout cet enchaînement de catastrophes. Même si le moteur de la voiture ne valait pas très cher au départ, à présent elle ne vaut même pas le prix de la ferraille et encore, un ferrailleur hésiterait longtemps avant d’accepter de le prendre, même si on le lui offrait. Encore une fois, Archibald a fait preuve d’un sang-froid à toute épreuve tandis que Rose a fait une grosse bêtise. C’est tout de même incroyable tout ce qui peut se passer lorsque l’on débute dans un domaine donné. Cependant, ça n’est pas vraiment le moteur qui inquiète Rose, mais plutôt la future réaction de son mari face à cette épave qui, il fut un temps, était sa voiture, lui qui n’arrête plus d’en parler et qui, même pendant la nuit, y rêve. Une nuit, Rose l’avait surpris en pleine nuit en train de dormir avec les bras tendu comme s’il était au volant d’une voiture. Archibald, lui qui dit quelques fois « à petites causes, grands effets » est tout de même impressionné par cet enchaînement qui était dut à un simple câble. Il frisonne de peur à l’idée qu’un jour quelqu’un d’aussi maladroit que sa fille ait entre ses mains l’arme nucléaire ! Il se tourne vers Rose au bord des larmes et de sa femme qui avait été tirée de ses recettes de cuisine par l’explosion du moteur : elle tente comme elle peut de consoler sa fille. Mais le père, lui, au vu de tout ce qui vient de se passer, est à la limite de s’effondrer de rire. Un gag pareil, ça devrait passer au cinéma. Mais il est bien vite tiré de ses réflexions par le nuage de poussière qui s’élève au loin et qui se dirige vers la maison à vive allure vers chez lui. « Marguerite, je crois que nous avons encore de la visite ! », dit-il a sa femme qui est toujours occupée à consoler sa fille comme elle l’avait toujours fait dans des cas pareils, quand elle se mettait à pleurer sur sa maladresse. Déjà à six ans, Rose avait visiblement impressionnée sa mère. Elle avait, en effet, remarqué que le poste TSF devenait plus chaud lorsqu’il restait allumé trop longtemps et elle pensait donc qu’il fallait le rafraîchir : Rose avait carrément pris un verre d’eau et fit s’écouler tout le contenu dans le trou prévu pour faire passer les câbles d’alimentation. Le résultat ne se fit pas attendre : toute les valves explosèrent et les circuits furent tous hors d’usage. A treize ans, lors d’un hiver particulièrement rigoureux, Rose s’était dit qu’il fallait faire un bon feu pour se réchauffer. Cela aurait été une bonne initiative si le feu avait été allumé dans la cheminée et non pas dans sa chambre. Celle-ci était partie en fumée. Mais son coup de maître date de ses dix-huit ans et il arrive encore que ses parents se demande comment elle s’y était prise à l’époque pour provoquer une telle catastrophe. |
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