Bon...hello à tous, pour commencer. Ca fait déjà quelques jours que je suis revenu d'Italie mais c'est que maintenant que je me décide à faire mon come-back

. Navrant, n'est-ce pas ?
Bon...en tous cas, je décide de faire mon message de retour dans ce petit topic que je ne veux pas qui coule ^^. Donc, je mets ici une fiction originale que j'avais oubliée dans mes tiroirs il y a déjà quelques temps. Mais que je me suis décidé à ressortir histoire de la faire voir à un peu plus de monde que mes amis ^^. Donc, n'hésitez pas à me dire si ça vous plaît (ou ne vous plaît pas, on ne sait jamais ^^") ; ce que vous feriez ; et, bien sûr, vos suggestions pour la suite

. Donc, voilà...
Devils Hunter
Chapitre 1 - Le tueur de démonsIl poussa l’épaisse porte du manoir abandonné depuis des années et y entra. Il faisait sombre, ça sentait le renfermé et des toiles d’araignée pendaient misérablement du plafond. Des conditions idéales pour le démon de première classe qu’il traquait depuis deux jours, déjà. D’habitude, il leur réglait leur compte en moins de temps.
- Allez, murmura-t-il. Je sais que tu te caches.
Il avança jusqu’au centre de la pièce et attendit. Le sol autour de lui commençait à devenir tremblotant. Il l’avait bien remarqué, mais il attendait. Les zones anormales n’étaient que quatre et elles étaient disposées d’une manière bien trop précise pour que ce soit naturel. Puis quatre choses s’échappèrent du sol. On aurait dit des chats qui se tenaient sur leurs deux pattes arrière. Hormis le fait que ces chats soient blancs, couverts de sang, que leurs yeux soient jaunes et qu’ils tenaient une faux, on aurait dit de parfaits petits animaux de compagnie.
- Minou, minou, minou, appela le jeune homme en posant la main sur le pommeau de son sabre.
Ils brandirent bien haut leurs faux et se jetèrent sur le jeune homme. Celui-ci fut plus rapide. En une milliseconde, la lame du sabre quitta le fourreau et trancha l’esprit enfermé dans un corps. Les trois autres le regardèrent surpris et émirent quelques jappements.
- Parce que ça sait parler, ça, maintenant. De mieux en mieux.
Sur ces dernières paroles, sa seconde main empoigna le pommeau du katana et laissa tomber le fourreau. D’un prodigieux coup de taille, il en tua un second. Il évita un coup de faux en inclinant légèrement le torse et plongea son katana dans le crâne du démon qui hurla et se consuma dans une fumée rouge. Il n’en restait plus qu’un. Il était apeuré et le jeune homme le sentait. En désespoir de cause, le démon lança sa faux et disparut. Le jeune homme se retrouva donc dans le noir total.
- Tu cherches ça ? demanda une voix féminine derrière lui.
Le jeune homme se retourna immédiatement. Devant lui se tenait une jeune femme de son âge. Vêtue d’une tenue de cuir noir moulant toutes ses formes au centimètre près. Ses cheveux d’une couleur rouge d’azarine aux mèches d’un noir d’aniline tombaient autour de son visage aux yeux d’un magnifique bleu lavande.
- Okuni, salua le jeune homme.
- Shun, répondit-elle sur un ton à peu près équivalent.
Elle tenait le démon de tout à l’heure par une des pattes arrière. Le chat sauvage n’arrêtait pas de se débattre mais elle le tenait fermement.
- Que me veut la plus grande chasseresse de démons du pays ?
- Je passais dans le coin.
- Menteuse ! Lorsque tu interviens dans les affaires des autres, ça ne présage jamais rien de bon.
- Mais qui est-ce qui t’a fourré ça dans la tête ?
- Pour le moment, j’aimerais terminer ce que j’ai commencé, Okuni. Lâche-le.
- Comme tu voudras.
La main de la chasseresse se détendit et le démon voulut s’échapper. Trop tard. Shun était déjà sur lui. Le katana en travers du corps, le démon tentait de quitter l’enveloppe qu’il avait volée. Mais le jeune chasseur l’éventra avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit.
- Toujours cette sauvagerie dans tes gestes, Shun, commenta Okuni. Tu n’as pas changé.
- Ta gueule.
Le jeune homme retira son sabre et le nettoya.
- Juste une question, Shun. Comment se fait-il que les démons prennent pied dans notre monde ?
- Je te l’ai déjà expliqué des centaines de fois. Un démon parasite un corps et s’en sert. Si on tue le corps, on tue le démon. Mais on tue aussi le véritable propriétaire du corps. On ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs, non ?
- Tes comparaisons sont très…culinaires, mais bon. J’ai compris.
- Jusqu’à dans deux semaines, c’est ça ?
- Tu es injuste.
- Je sais à qui je m’adresse. Nuance.
Shun ramassa son fourreau et rentra le sabre à l’intérieur.
- Une deuxième question. Je ne t’ai jamais demandé d’où venait ton sabre.
- Je le tiens de mon père qui le tenait de son père et ainsi de suite. C’est un sabre qui est à peu près comme ta lance et il s’appelle Yamato.
Okuni considéra le jeune homme quelques instants puis éclata d’un rire froid.
- Qu’est-ce qu’il y a de drôle ? demanda le jeune homme.
- A ma connaissance, tu es le seul chasseur à avoir donné un nom à son arme. Pour moi, c’est la lance. Et c’est tout.
- Il faut bien un début à tout, non ? Et puis, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis.
- Je prends ça comme une insulte.
- C’était le but.
Un rugissement. Un autre. De plus en plus proches. Avant qu’un immense démon arrive devant eux. On aurait dit le même que précédemment. En six fois plus grand, avec une faux deux fois plus acérée et aux dents horriblement pointus.
Shun et Okuni se regardèrent brièvement avant de se lancer tous les deux sur le parasite. L’un au sabre, l’autre à la lance. Ils tapaient comme des cinglés, mais tout en restant affreusement plus précis que des chirurgiens. Shun s’occupa de l’immobiliser en lui tranchant les tendons rotuliens alors qu’Okuni s’occupait de mettre sa capacité d’offense hors de service. Elle lui trancha simplement les mains.
Au final, ils sautèrent tous deux en même temps et enfoncèrent leurs deux armes dans le cerveau de la bête avant de se dégager du démon en un magnifique salto arrière.
- Et quand les démons font trois mètres de haut, tu as une explication ? demanda Okuni.
- Ils ont avalé des âmes et ont amplifié leur volume. C’est aussi simple que ça.
- Tu aurais fait un très bon scientifique, Shun.
- C’est trop calme à mon goût. Aller liquider des démons est bien plus amusant.
- Chacun ses goûts, Shun. Bon, je vais te laisser. Vois-tu, moi aussi j’ai du travail.
- Bon vent !
Elle s’approcha de lui d’une démarche aguicheuse et lui murmura alors qu’elle n’était plus qu’à quelques centimètres de lui :
- Si jamais tu cherches quelqu’un pour t’amuser, je suis toujours disponible.
Il la rejeta.
- Nymphomane ! l’insulta-t-il.
- Je prends ça pour un compliment.
- Ce n’était pas le but.
Elle s’en alla comme elle était venue : sans qu’il le remarque. Il soupira un grand coup et sortit à grands pas du manoir. La lumière du dehors l’aveugla. Il avait été plongé dans le noir pendant pas mal de temps et retrouver si vite la lumière aveuglante du jour lui fit mal aux yeux. Lorsqu’il se fut réhabitué, il entama sa marche jusqu’à son repaire. Un repaire où il vivait depuis bien des années, déjà.
Il traversa la cascade d’un bond souple et fit une roulade sur le sol de pierre pour se réceptionner. Il observa sa « maison » et sourit. Il vivait ici depuis qu’il était tueur de démons. Depuis combien de temps exerçait-il ce métier ? Longtemps. Depuis que ses parents adoptifs étaient morts, en fait. Depuis six ans, donc. Et dire qu’il n’en avait que dix-huit.
Il accrocha son sabre au mur et enleva le haut de sa tenue. Haut qu’il jeta nonchalamment sur son lit avant de s’y écrouler. Finalement, il se releva et observa sa grotte. En plein milieu de sa tanière, il y avait un grand cercle de pierre destiné à faire du feu lors des soirées d’hiver. Au fond, il y avait une minuscule cascade qui lui servait de douche et de baignoire. Cette cascade s’échappait directement d’une source chaude. Ce qui était plutôt pas mal.
Il faisait ses achats dans le village un peu en contrebas de là où il vivait et passait incognito. Avec l’argent que lui rapportait ses activités, il pouvait à peu près se payer tout ce qu’il souhaitait. L’équipement rudimentaire à l’hygiène, de la nourriture et quelques outils pour son sabre. Il s’approcha du petit lac formé par la cascade et s’observa dedans. Quelqu’un le poussa et il fut totalement trempé. Pas besoin de se demander qui venait le pousser. Il le savait très bien.
- Okuni ! rugit-il en sortant de l’eau. Je vais te…
Mais il n’eût pas le temps de finir sa phrase que la chasseresse s’était déjà emparée de ses lèvres. Elle entoura le jeune homme de ses bras et l’attira à elle. Stoppant le baiser forcé, il lui murmura à l’oreille :
- Quand j’avais dit que tu étais une nymphomane, j’aurais plutôt dire une femme à forte dépendance.
- Chacun sa drogue, non ?
Il avait stoppé le baiser, elle stoppa la conversation en l’embrassant de nouveau. Elle promena ses mains sur le haut du corps du jeune homme alors qu’il commençait à faire descendre la fermeture éclair de la tenue de cuir noir de la chasseresse.
- Et après on dit que c’est moi la dépendante.
- Parce que tu venais pour autre chose que ce que tu comptes me faire ?
- … Non.
- C’est bien ce que je me disais.
Tout en continuant de faire descendre la fermeture éclair, les lèvres du jeune homme descendirent le long du cou d’Okuni qui commença à lentement faire descendre ses mains le long du torse musclé par les heures de combat du jeune homme. Elle défit la boucle de ceinture avant de s’attaquer aux boutons du pantalon de Shun.
Ce fut lui qui termina le premier. Regardant la jeune femme d’un air qui laissait tout présager de la suite, il lui ôta le poids de la tenue noire et la trouva entièrement nue en dessous. Son corps réagit violemment à cette vue, ce qui n’échappa pas à la chasseresse. Chasseresse qui eût un sourire goguenard envers le chasseur de démons qui ne se démonta pas du tout. Il reprit possession de ses lèvres tout en passant sa main sur la poitrine de la jeune femme alors qu’elle faisait descendre le pantalon du jeune homme. Les bouffées de chaleur commencèrent à leur venir et leurs souffles se saccadaient de plus en plus. Finalement, les mains du jeune homme descendirent encore plus bas dans le dos de la jeune femme. Jeune femme qui envoya rapidement promener le boxer du chasseur.
Lorsqu’ils furent totalement nus, ils s’écroulèrent tous deux sur le lit du jeune homme et passèrent une longue nuit. Une longue de nuit comblée de luxure et d’autres plaisirs charnels.
Leurs ébats nocturnes terminés, il la regarda se rhabiller. Il avait la couette remontée jusqu’à la taille et était complètement nu sous ses couvertures. Sa tête était appuyée contre son coude et il observait encore le corps de la jeune femme. Ses vêtements enfilés, elle s’approcha du lit et déposa un léger baiser sur les lèvres du jeune homme. Elle allait partir lorsque la main du chasseur attrapa son poignet. Elle se retourna vers lui.
- Pourquoi, Okuni ?
- Je ne suis qu’une nymphomane. C’est ce que tu as dit, non ?
Elle quitta la caverne, le laissant seul avec les souvenirs tout frais d’une nuit passée à faire l’amour. Il se laissa tomber sur le dos et passa la main dans ses cheveux. Histoire d’enlever ceux encore collés par la sueur de la nuit de folie qu’il avait passé.
Il se demandait en ce moment ce qui avait bien pris Okuni de venir le voir. Il y avait des tas d’autres hommes. Mais pourquoi lui ? Certes, il était chasseur de démons, lui aussi. Il pouvait la comprendre, mais des chasseurs, il y en a d’autres aussi. Alors pourquoi lui ?
Bercé par le bruit de la cascade et du dehors, Shun tomba dans un état de somnolence complet. Il se savait encore éveillé, mais il ne voyait plus rien. Il entendait juste. Il était bien au chaud dans ses couettes et la caresse de l’air sur sa peau était d’une douceur incomparable. Sauf peut être à la douceur de la peau et du corps de la jeune chasseresse qui avait quitté son antre quelques minutes auparavant.
***********************
Et voilà ! Je vous laisse juger par vous-même.
turluturu
_________________
